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La PlayList : Beat Assailant, Emmanuel Trep Kormann, Hot Sugar, Walk Off The Earth

 
Une bien belle semaine avec du Hip Hop original, un album très surprenant et de l’électro fine… 
 

B
 
Artiste : Beat Assailant

Genre : hip hop

Label : discograph

Date de sortie : 30 avril 2012 (digital), 15 mai 2012 (digipack)

Web : http://www.myspace.com/hardtwelve

Notre avis : Quoi ?! Vous ne connaissez pas Beat Assailant ? On l’appelle l’américain à Paris, il en est à son quatrième album avec ce nouvel opus. Le p’tit gars nous avait habitué à du hip hop classieux, jazzy, souly … Cela fait environ 8 ans que l’artiste avait revu les codes du genre en introduisant ces petits riens de sonorités de cuivres qui en faisait une sorte de hip hop à base de velours. Notre ami revient aux sources, plus dépouillé que jamais, presque à poil. Mais on ne se refait jamais complètement, ce qu’il nous sert ici n’est pas non plus dans la veine très classique du rap. Rain or Shine est là pour le prouver. Une basse à la limite du disco, des voix à la Bee Gees et un ensemble terriblement addictif. Made Man, dans la même veine, est riche de ses syncopes, de sa basse et de ses nappes un peu eighties, et surtout de ce rythme affolant dans la voix. She Sees It All distille une rythmique épurée sur laquelle la voix se fait tour à tour hip hop et pop. Et puis Killed Them With a Smile nous surprend avec ses nappes antédiluviennes mais qui retrouvent une seconde jeunesse sur le tapis de la voix de l’artiste. Que dire de Nothing’s Forever qui plonge direct dans la pop un rien sucrée. L’artiste nous surprend, il a pris un risque, indéniablement, mais cette nouvelle recette nous a conquis. Ca fait du bien quand on sort des ornières, non ? 

Appréciation : 4   

 

 

 

obscurObscur étrange

Artiste : Emmanuel Trep Kormann

Genre : tout 

Label : Central Control

Date de sortie : 21 mai 2012

Web : http://emmanueltrepkormann.com/

Notre avis : Emmanuel ne débute pas dans la composition ni dans l’écriture. Et cela se sent dans tout l’album qui nous est livré ici. Voilà une galette qui est à la limite de l’expérimental parfois, qui flirte avec la pop, le rock, le jazz, l’électro. Le danger de ce genre de mélange, c’est de perdre l’identité d’un album, de ne proposer aucun fil conducteur propre à guider l’auditeur. Le tour de force de l’artiste, c’est justement de nous proposer un ensemble totalement cohérent alors même que les différents titres ne se ressemblent pas tellement. Ne nous demandez pas comment cela est possible, il faut l’écouter pour s’en rendre compte. Ainsi Close to Me dévoile des atours d’électro appuyés sur une voix soul et des phases de jazz énervé. Tout à côté, If hope is a Game propose une mélodie chantée pop qui pourrait ne pas sortir du lot si elle n’était pas entrecoupée par des passages un peu déjantés, rythmiquement et mélodiquement. On adhère ! Not a Changed Man est la preuve que l’artiste aime aussi les sonorités électro, à la limite de la Bass Music. Outer City Blues est encore un mariage de soul, de sonorités blues et jazz, à base d’instruments acoustiques. On ne va pas tout vous dévoiler, cet album se découvre seul. L’artiste a réussi l’improbable : l’expérimental devient mélodique, le bizarre flatte nos oreilles et les instruments se marient sans peine. Une bien belle surprise qui nous sort de nos habitudes. 

Appréciation : 4   

 

 

 

Moon Money

Artiste : Hot Sugar

Genre : électro

Label : ninja tune

Date de sortie : 14 mai 2012

Web : http://www.myspace.com/hotsugar

Notre avis : Nick Koenig, alias Hot Sugar, est un drôle d’énergumène. Il capte les sons qui l’entourent, intra comme extra muros, et il fabrique des mélodies en tout genre. On pourrait me dire que ce n’est pas franchement nouveau comme procédé. C’est vrai mais notre ami le fait plutôt bien. Prenez Coconut Powder, les sons bizarroïdes sont maitrisés par une basse funky. Une guitare, très discrète, vient s’inviter à la danse, histoire de mettre un peu de rock dans la recette, mais pas assez pour dénaturer le morceau. L’artiste est multi-instrumentiste et cela se sent dans chaque morceau. On retrouve le même sens de la finition, de l’exploration, dans The Kid Who Drowned At Summer Camp. La ligne directrice, aérienne, se laisse envahir par des sonorités qui sont parfois à la limite de la dissonance. On aime, comme si Nick cherchait à prouver que la musique a aussi ses faiblesses.  #Mindcontrol nous a beaucoup plu aussi, par son originalité tant mélodique que rythmique. L’album ne tombe pas dans le piège de la trop grande diversité. Malgré cette recherche sonore, les titres sont cohérents et unifiés. La galette s’écoute d’une traite, les oreilles souriantes car c’est de l’électro plutôt joyeuse. Laissez-vous tenter.

Appréciation : 4    

 

 

 

La Vidéo de la semaine 

 
Difficile de passer à côté du phénomène The Man I Used to Know. Du coup, on vous propose un cover, très abouti, du groupe Walk Off The Earth.

 

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