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4 cases en plus : Les Tourbières noires (3ème volet), le travail du dessinateur…

Les sols lunaires de l’Aubrac teintés d’une douce couleur ocre offrent leur lot de mystères à celui qui décide de s’y aventurer. Parfois, au détour d’un chemin de terre en partie pavé, se déniche des fermes closes qui cachent de vielles histoires. C’est l’une d’elle que nous conte Christophe Bec. Pour ce troisième volet de la présentation de l’album Les Tourbières noires nous vous présentons quelques documents (quasi)inédits qui ont participé à construire l’album…

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Nous vous proposons, après avoir découvert l’interview de Christophe Bec, de vous immiscer quelques instants dans son atelier afin de comprendre comment a germé l’idée du récit Les Tourbières noires. Nous vous proposerons quatre petits chapitres : la couverture, les prises de vues dans l’Aubrac, les dessins réalisés pour le projet de court-métrage et enfin l’encrage essentiel sur un projet comme celui-ci. Passons de l’autre côté du rideau…

La couverture00_TOURBIERES NOIRES_COUV

Le randonneur s’approche d’une ferme isolée sur un éperon rocheux. Le ciel qui arbore tout un panel de couleurs sombres se voile de cumulonimbus qui n’augurent rien de bon. Dans le dos de l’homme, à quelques pas seulement, s’élève une croix comme on en trouve encore sur les chemins pour délimiter les terroirs, les paroisses ou pour rendre hommage à quelques saints locaux. L’homme hésite. Doit-il se rapprocher du bâtiment austère qui lui fait face ou revenir sur ses pas et espérer trouver plus loin un autre chemin qui le mènerait vers une autre ferme plus accueillante ? La nuit qui se profile décidera sûrement pour lui. Une nuit qui pourrait réserver bien des surprises…

Les prises de vues dans l’Aubrac

Comme beaucoup de dessinateurs réalistes Christophe Bec aime rencontrer les lieux qui seront dépeints dans ses récits. Pour un rendu encore plus immersif et le souci de la précision. Dans Les Tourbières noires, le cadre possède toute son importance. Comme Christophe Bec le précise dans son interview, l’Aubrac possède un attrait très spécifique et le moindre lopin de terre peut réserver bien des surprises. Au lever du soleil, les brumes matinales qui recouvrent cette région, amènent avec elles bien des mystères. Des mystères qui se font encore plus prégnants le soir venu lorsque le fameux jeu de couleur ocre d’une journée d’été laisse la place à des teintes d’un sombre bleuté qui ne laissent pas insensible et qui permettent de faire germer l’imaginaire des auteurs attirés par la veine fantastique…

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Tourbière photographiée dans l’Aubrac

Une tourbière pour ceux qui s’interrogeraient sur le terme, est par définition, « une zone humide, colonisée par la végétation, dont les conditions écologiques particulières ont permis la formation d’un sol constitué d’un dépôt de tourbe » selon la définition du Pôle-relais tourbières qui référence et recueille la documentation sur les tourbières qui existent sur le territoire français.

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Tourbière photographiée dans l’Aubrac

Autres clichés essentiels pour Christophe Bec qui voulait crédibiliser au maximum son récit, les prises de vue de fermes et des éléments du décor. Un moyen de procurer l’immersion du lecteur dans le récit et de renforcer de fait le volet fantastique attaché à l’histoire.

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La ferme qui a servi de « cadre » au récit

La croix de la Rode, qui signifie en réalité la croix à la roue servait à démarquer les terres du territoire actuel de l’Aveyron de celles de la Lozère. Cette croix tout en granit est visible sur le GR qui traverse les Mont d’Aubrac où prend cœur le récit de Christophe Bec.

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Croix à la roue ou Croix de Rode

 

Dessins réalisés pour le projet de court-métrage

Christophe Bec l’évoque assez longuement dans l’interview qu’il nous a accordée, le projet des Tourbières noires a été pensé dans l’idée dans faire un court-métrage. Après avoir proposé une douzaine de scénarii de cette histoire, tous allant dans le sens d’une économie de moyen (d’où le huis clos qui permettait de tourner dans un cadre unique), Christophe Bec a dû renoncer faute d’un financement attendu de la part du CNC. Ce n’est qu’après que l’auteur a décidé de traité cette histoire par le biais de l’art séquentiel. Il nous a communiqué quelques dessins et images réalisés pour le dossier de présentation du court-métrage…

L’encrage

L’encrage, phase ô combien essentielle pour Christophe Bec sur ce projet qui devait conserver un trait lisible et un hyper-réalisme. Le travail avant la mise en couleur sur des grands formats, qui pourrait donner lieu en 2016 à une édition elle aussi grand format chez Les Sculpteurs de bulles, mérite le détour. Les heureux et privilégiés acquéreurs d’un exemplaire noir et blanc ne me contrediront pas lorsqu’ils auront leur exemplaire entre les mains (en espérant que ce projet aboutisse) !

Voilà pour la face cachée. Demain nous vous proposerons (enfin diront certains), la chronique de cet album qui figure dans la deuxième pré-sélection pour le troisième Grand Prix des Lecteurs MaXoE ! 


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