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La BD du Jour : Black River de Josh Simmons (Editions Huber)

Le récit post-apocalyptique a le vent en poupe, sûrement en raison de la défiance qui anime l’homme dans un futur devenu très… incertain. Josh Simmons fait partie de cette scène alternative de la BD américaine. Dans Black River il donne à voir une bande de femmes en recherche de Gattenburg, une cité ultra-sécurisée qui pourrait leur sauver la vie dans un monde en proie à une violence sans fin…

Le monde n’est plus que le souvenir de lui-même après qu’une série de catastrophes aient sérieusement écorné la Terre. Fléaux, virus, astéroïdes, tremblements de terre, volcans et bien d’autres ont réduit le monde connu à presque rien. Des hommes et des femmes survivent encore dans les restes d’une civilisation à jamais perdue. Dans ce contexte, les refuges se font bien rares et encore faut-il les dénicher pour espérer passer l’hiver qui s’éternise.

Dans Black River nous suivons un groupe de femmes qui s’est lié pour survivre. Elles sillonnent les landes dévastées à la recherche d’un Eldorado du nom de Gattenburg, une forteresse dont certains ont entendu parler qui assure protection à ses membres contre les bandes éparpillées qui sèment la terreur et la mort un peu partout. En leur sein un homme fait figure d’intrus et il l’apprendra bien vite lorsque, après avoir posé leurs valises dans un ancien amphithéâtre encore sur pied, notre petite troupe voit débouler une bande bestiale d’hommes dont les loisirs se portent sur le viol et l’équarrissage. Une partie de notre bande de femmes parviendra à s’enfuir miraculeusement avec cette idée toujours vive de trouver Gattenburg.

Josh Simmons fait partie de l’underground américain. Ses récits, souvent marqués par des ambiances sombres et mystérieuses, se déclinent sans effet de style, laissant une part active au lecteur qui plonge dans son antre. Ici c’est sa vision du futur qu’il nous propose. Et elle ne détone pas la noirceur des autres projets du dessinateur. Sans renouveler le genre, son trait impose une énergie palpable sur chaque planche. Les dialogues, à l’image du monde qu’il développe, se font parcimonieux et souvent acides et bruts. Une découverte essentielle.

Josh Simmons – Black River – Editions Huber


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