A l’occasion de la sortie du dernier Call Of Duty qui revient à ses premiers amours, à savoir la deuxième guerre mondiale, nous vous proposons de revenir sur ce moment de l’histoire et comme d’habitude nous allons le décliner selon les thématiques qui nous sont chères : la BD, le cinéma, les jeux vidéo, la musique et puis plein d’autres choses bien sûr.  Il fait suite au précédent Focus que nous vous avions proposé sur la Grande Guerre. Notre ... En savoir plus !
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La BD du jour : Isabellae de Raule & Gabor

Manieuse de sabre hors pair, Isabellae possède la double influence nippone de son père et celte de sa mère. Deux cultures qui la singularisent dans un Japon médiéval peu sûr pour ceux qui décident de parcourir ses chemins reculés. La jeune femme à la recherche de sa sœur va découvrir qui elle est et le but de son action. Du moins telles sont les prémisses d’une série qui pose un cadre séduisant à confirmer !

 

Dans le Japon médiéval dès lors que l’on s’aventure loin des villes et des villages les sentiers deviennent risqués, regorgeant de tout un lot de brigands de chemin qui n’hésitent pas à jouer du sabre pour piller les marchands ou aventuriers isolés. La jeune et belle rousse Isabellae décide pourtant d’arpenter ces chemins dangereux pour justement traquer les bandits qui y sèment la terreur. Elle ramène ainsi, à des commanditaires qui payent plus ou moins grassement, les têtes des hommes qu’elle pourchasse. Un métier comme un autre. Peut-être, mais pour une jeune fille cela n’est pas fréquent et peut sans aucun doute surprendre. A moins que la jeune aventurière décide inconsciemment de jouer avec de sombres pensées. Le récit de Raule et Gabor donne à voir l’histoire d’Isabellae. Une histoire bien plus tourmentée qu’il n’y paraît. Née d’un père samouraï et d’une mère celte qui pratique la sorcellerie, elle devient orpheline alors qu’elle n’est que fillette. Séparée de sa sœur Siuko, elle se considère comme en partie responsable de ce qui arriva à sa famille. Elle recherche donc à renouer avec son passé pour mieux le domestiquer et chasser les vieux démons qui la hante. Au cours de sa chevauchée elle est accompagnée par quelques compagnons de route croisés dans des contextes que nous vous laissons découvrir. Elle reste également en contact direct avec son père, ou plutôt le fantôme de son père qui lui apporte conseils et réflexions sur le sens de son engagement et de ses actions…

Ce premier volet d’Isabellae pose incontestablement le cadre d’une série au potentiel assez large. Le Japon médiéval possède suffisamment de richesses (tant iconographiques, que contextuelles…) pour servir de cadre à une épopée sur ses chemins les plus singuliers. Les personnages rencontrés par l’héroïne apportent un fond et un background à une histoire personnelle déjà fort chargée. Le mélange des genres opère ici avec la présence de la mère celte d’Isabellae introduisant un aspect fantastique développé par ailleurs subtilement sur d’autres moments du scénario. Le dessin de Gabor quant à lui exprime le rythme développé par Raule, entre moments contemplatifs et scènes de combats. La richesse des couleurs et le sens du détail renforcent un récit dont le charme opère dès les premières planches et nous portent tout du long avec ce délicat mélange d’histoire, d’aventure, de charme et de fantastique. Quatre éléments moteurs qui se lient avec réussite dans Isabellae !

Raule & Gabor – Isabellae T1 : L’homme-nuit – Le Lombard – 2013 – 13,99 euros