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La BD du Jour : Kolya de Lida Larina (çà et là)

Le palier d’un immeuble russe. Un couple qui emménage transporte dans les étages, cartons, cuisinière et tout un tas d’affaires qui trôneront dans son nouveau chez lui. La femme fait très vite la connaissance du voisin de palier un peu bizarre qui se prénomme Kolya et qui semble cacher une souffrance qui l’habite…

Un jeune couple emménage dans un immeuble russe dans la banlieue de Moscou. Un de ces immeubles qui ressemble aux anciens logements collectifs de la grande période soviétique avec des habitants qui vivent très proches les uns des autres. Très vite, le couple fait la connaissance d’un homme qui vit seul, un brin marginal, qui ne semble plus très seul dans sa tête mais qui dégage une bonne humeur communicative. L’homme se nomme Kolya. Très apprécié des habitants pour les services qu’il apporte et son envie de créer constamment des moments de convivialité, il possède pourtant une seconde face plus obscure au point de dérouter et de faire peur à ses voisins. Au fil du temps le couple nouvellement arrivé, parvient à en savoir plus la trajectoire qui a été celle de Kolya. Ancien soldat, il a connu une lente descente aux enfers, autrement appelé syndrome post-traumatique. Abandonné par ceux qu’il a servi, comme des milliers d’autres, il trouve refuge dans la boisson, si possible forte qui lui permet d’oublier ce qu’il a vécu.

Pour un premier album, la jeune dessinatrice russe Lida Larina parvient à démontrer tout son potentiel narratif. Malgré les contraintes qu’elle s’impose : le cadre récurrent du palier ou du bas d’immeuble où vit Kolya, avec les planches composées en trois strips panoramiques, la dessinatrice donne corps à son récit et pose, çà et là, des éléments qui apportent des indices sur son mystérieux héros. Elle démontre au passage une touche graphique très personnelle dans laquelle les expressions passent par la gestuelle des bras, des mains et des corps plutôt que par les regards ou les faciès des personnages dessinés sans bouche, nez, yeux et sourcils. Pour un premier récit, la dessinatrice décoche une mention honorable qu’il faudra confirmer sur ses prochains projets.

Lida Larina – Kolya – çà et là


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