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La BD du jour : Les Tableaux de l’ombre de Jean Dytar (Delcourt)

Le Louvre, ce sont plus de 35 000 œuvres exposées dans ses galeries et près d’un demi-million conservées dans ses réserves. Vouloir tout voir serait l’œuvre de plusieurs vies. Alors les visiteurs passent souvent d’un tableau à l’autre sans manifester le même intérêt laissant derrière eux des tableaux ou des sculptures oubliés des regards. C’est de ce postulat qu’est parti Jean Dytar pour composer ses Tableaux de l’ombre…

Lors d’une sortie scolaire au Louvre, Jean, un jeune garçon, perd son groupe dans l’une des nombreuses salle du musée. Pris en charge par une des gardiennes, il patiente, assis dans une salle. Au mur il observe cinq petits tableaux qui passent presque inaperçus et forment ensemble Les cinq sens, une allégorie d’Anthonie Palamedes peinte dans la première moitié du dix-septième siècle. Un personnage central occupe chaque petit tableau, une femme en train d’allaiter, un paysan et sa poule, un musicien jouant de la guitare, un homme fumant sa pipe et une femme qui se peigne en s’observant dans un miroir.

Ces personnages de l’ombre, qui occupent une salle passante ne bénéficient pas de l’aura accordée aux stars du musée parisien. Une fois le jeune garçon parti, ils entament une conversation sur leur statut d’oeuvre « oubliée ». Saskia, la jeune femme qui se peigne reste bien loin de ces préoccupations. Et pour cause, le bel Guido, des collections italiennes, l’a invitée à une soirée VIP réservée aux personnages célèbres des peintures et sculptures du Louvre…

Jean Dytar nous avait déjà séduit avec La vision de Bacchus, récit puisant sa source dans la peinture du Quattrocento finissant. Il nous revient avec une autre approche de l’Art, réservée à un public plus jeune. Cet album, réalisé en lien avec le musée du Louvre a pour but à peine masqué de capter l’attention du jeune public pour qui, bien souvent, la sortie au musée reste une épreuve « barbante ». Avec un récit particulièrement bien rythmé, Jean Dytar parvient à ses fins. Le récit accessible développe une trame qui passe en revue les grandes œuvres tout en invitant le lecteur, jeune ou adulte, à plus d’attention sur les œuvres « mineures ». Dans un musée où sont exposées pas moins de 35 000 œuvres, il est impossible de tout voir, mais il se pourrait bien que Les cinq sens voient leur cote remonter chez les jeunes lecteurs !

Jean Dytar – Les Tableaux de l’ombre – Delcourt


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