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La chambre des morts : la nature humaine sous son plus mauvais jour

Ça vous dirait un petit polar horrifique ? Un bien glauque avec une héroïne qui ne répond à aucun critère d’héroïne typique ? Avec une bête dont les atrocités vous feront se hérisser les poils sur vos avant-bras ? Ou encore la mise en évidence de la faiblesse humaine et de ce que l’appât de l’argent est capable de lui faire faire ? Et bien c’est ce que vous propose Franck Thilliez avec La Chambre des morts.

Tout commence on ne peut plus simplement : deux amis informaticiens nouvellement chômeurs, après s’être bassement et tout simplement vengés de leur ancienne boîte, décident de faire un petit rodéo nocturne en voiture et renverse malencontreusement un homme. Après avoir découvert le contenu du sac de leur victime, l’engrenage commence à se mettre en place et leur perte aussi. Peu seraient capables de résister à l’attrait de beaux billets verts. Ces deux-là n’en sont pas capables et commettent l’irréparable : ils se débarrassent du corps et partent avec l’argent ainsi que les premières dissensions dans leur « amitié ». Mais sur les lieux même de l’accident, quelqu’un attendait cet argent. En fait, deux personnes l’attendaient, mais une des deux n’y survivra pas. Peu après, la police trouve dans ce bâtiment le corps d’une fillette aveugle. Cet accident et la disparition de l’argent fut un déclic pour l’assassin.
Pour s’opposer à eux, Lucie Henebelle, héroïne atypique. Brigadier de police et toute récente mère de deux jumelles, elle se retrouve sur l’enquête, chose qui la réjouie énormément. Et ce n’est pas la monotonie de sa vie qui en est la cause mais plutôt un attrait plus profond, plus sombre. Depuis l’adolescence, elle traque les psychopathes, s’intéresse aux profilers et cache certaines choses dans son âme et ses placards. Arrivera-t-elle à sauver la fillette disparue dont les jours sont comptés, non seulement par la bête qui l’a enlevée mais aussi par son diabète ?

L’histoire est posée et j’espère à la fois ne pas en avoir trop dit et en avoir dit suffisamment pour vous donner envie de lire le livre. Parce que même si ce livre a quelques défauts, il vaut le coup d’être lu.

Frank Thilliez utilise l’atmosphère du Nord pour son livre, atmosphère que beaucoup considèrent sinistre. C’est bien connu, le Nord de la France, c’est froid, c’est gris, c’est triste et surtout, c’est plein de monstres en puissance (kidnappeurs d’enfants et autres). J’avoue, c’était un chouillas (mais juste une chouillas, hein ? ) ironique. Disons qu’à mon avis, il a utilisé à son avantage un joli cliché. Alors que tout le monde sait que les parisiens sont tous des psychopathes en puissance ! Non ? 😉 Mais passons le lynchage en puissance qui m’attend pour cette remarque et revenons au livre (vous pouvez donc rangez vos pierres avant de confirmer ce que je viens de dire par vos actes et je tiens à préciser que je suis la seule à pouvoir utiliser la menace de la flagellation à coups de concombre recouvert de nutella alors JE VEUX VOIR CE CONCOMBRE DISPARAITRE DE MA VUE IMMEDIATEMENT ! Non mais !).

Sinon, un petit aperçu un peu plus général du livre. Vous aurez droit à des chapitres courts, ce qui en rend la lecture plutôt facile pour deux raisons : il est plus facile de lire un livre tard le soir quand on sait qu’on aura pas à couper un chapitre un peu long (ben quoi, c’est vrai dans mon cas, il m’est arrivé plusieurs fois de ne me coucher que très tôt le matin parce que je n’arrivais pas à couper un chapitre) et aussi que ça permet de laisser passer un certain degré d’horreur. Rien ne vaut une petite pause pour se remettre de ce qu’on a lu. Mais rassurez-vous pour les plus craintifs, le livre ne tourne pas pour autant dans le gore sauf en fait à la fin. Et il aurait pu s’en passer d’ailleurs. On est resté tout le long dans le malsain et le glauque, et le passage dans les dernières pages dans le gore n’était pas très utile et n’a fait que rendre la fin trop rapide à mon goût. J’ai eu l’impression que c’était une sorte de facilité lui permettant de s’en sortir rapidement. Mais bon, ce livre est un bon livre qui met en évidence le côté sombre de l’être humain et son inhumanité, mais qui nous laisse un peu sur notre faim pour ce qui est du brigadier Lucie qui, je l’espère, nous reviendra dans des aventures toutes aussi sombres.


Initialement publié le 20.04.07 à 14:56.