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MaXoE Festival 2018 : La Sélection Séries TV
Parce que ce qui passe sur petit écran est aussi bon que sur grand

Déjà la 5e édition de ce Festival, et voilà que les séries TV reviennent pour une troisième année consécutive. L’ensemble de la rédaction s’y est collée afin de proposer une sélection de séries ayant fait parler d’elles en 2017-2018. Comme à l’accoutumée, les séries US sont légion, les américains étant très productifs dans ce domaine, autant quantitativement que qualitativement. Toutefois, les anglais et les français ne s’en laissent pas conter. Et quoiqu’il arrive, ce sont vos votes qui auront le dernier mot !

Engrenages (2005 à aujourd’hui, Canal +)

Pour les adeptes de polars très noirs, difficile de passer à côté de cette excellente série française qu’est Engrenages. Et qui nous aura bien fait attendre pour cette dernière saison puisque quasiment trois ans se sont écoulés entre la 5e et la 6e (diffusée entre septembre et octobre 2017).

Production Canal +Engrenages est une série policière ultra réaliste, faisant se croiser sur différentes enquêtes policiers, procureurs, juges et avocats. Une série à l’ambiance sombre et pesante, qui prend aux tripes et avec pour chaque saison un fil rouge toujours plus violent. Et autant dire que ceci est un euphémisme pour cette nouvelle saison, toujours aussi bien interprétée et réalisée. Et qui sait maintenir le suspense en laissant ses personnages dans de sacrées mauvaises postures en fin de saison. On attend donc la suite avec impatience, car il y en aura forcément une. Sur le terrain du polar, les américains n’ont qu’à bien se tenir !

Engrenages, créée par Alexandra Clert et Guy-Patrick Sainderichin. Avec Caroline Proust, Philippe Duclos, Thierry Godard, Fred Bianconi, Audrey Fleurot, Bruno Debrandt, Nicolas Briançon, Valentin Merlet, … (Six saisons actuellement)

 

Un Village Français (2009 à 2017, France 3)

En Juin 1940, une sous-préfecture du Jura voit l’arrivée de l’armée allemande. L’occupation va durer cinq années pendant lesquelles les habitants de Villeneuve (un village fictif), des français ordinaires  (Maire, médecin, artisan, instituteur, notable, etc…) vont devenir combattants, résistants, traîtres ou collaborateurs…

L’action se déroule principalement entre 1940 et 1945, chaque saison se concentrant sur une étape importante de la Seconde Guerre Mondiale. On débute avec l’arrivée des soldats allemands à Villeneuve pour continuer avec la création d’un réseau de résistants, la mise en place des marchés noirs, la déportation des habitants juifs de Villeneuve, puis la libération en 1945 et la reconstruction de cette France meurtrie. La septième et dernière saison (diffusée sur France 3 du 16 au 30 novembre 2017) s’autorise un grand pas dans le temps en projetant ses personnages dans les années 1970 et au début des années 2000.

Un village français s’impose dans le paysage des séries télé de qualité par la manière exacte, juste et intelligente dont sont racontées durant sept saisons l’occupation allemande et les conséquences sur la vie de millions de français. Cette qualité d’écriture est certainement due à la participation d’historiens et spécialistes de la période (notamment Jean-Pierre Azéma) à l’écriture des scénarios des différents épisodes. De plus, ceux-ci sont suivis d’un court documentaire avec les témoignages d’anciens résistants et témoins de la Guerre  permettant de compléter la qualité de cette série.

Un Village Français, créée par Frédéric Krivine, Philippe Triboit et Emmanuel Daucé. Avec Thierry Godard, Robin Renucci, Marie Kremer, Richard Hammel, Nicolas Gob, Audrey Fleurot, Bernard Blancan, Emmanuelle Bach, … (Sept saisons)

 

Game of Thrones (2011 à aujourd’hui, HBO)

Westeros et le Royaume des Sept Couronnes. Essos, ses Cités Libres et sa Baie des Serfs. Les Stark. Les Lannister. Les Targaryen. La Garde de Nuit. Une guerre civile fait rage depuis plusieurs années à présent pour savoir qui est l’héritier légitime du Trône de Fer que tous revendiquent. Les grandes familles se déchirent, s’allient, se trahissent, se massacrent. Mais à présent l’hiver est là. Une menace sombre et maléfique grandit au delà du Mur. Et le Nord se souvient.

Chaque année, l’adaptation de la série littéraire A Song of Ice and Fire (ou Le Trône de Fer), signée George R. R. Martins, devient un événement avec la diffusion d’une nouvelle saison. Et l’impatience était d’autant plus grande pour cette 7e saison qui est arrivée en été 2017 au lieu du printemps, période habituelle de diffusion de Game of Thrones. Plus réduite, puisqu’il manque trois épisodes par rapport aux précédentes, cette saison va beaucoup plus vite. Il lui a d’ailleurs été reproché d’aller trop vite, au détriment d’une certaine cohérence en termes de temporalité. Un défaut largement compensé par l’intensité dont fait preuve cette saison 7, avec une intrigue plus resserrée. Et dont on meurt d’envie de connaître l’issue ! 

Game of Thrones, créée par David Benioff et D. B. Wess. Avec Peter Dinklage, Kit Harrington, Emilia Clarke, Lena Headey, Nikolaj Coster-Waldau, Maisie Williams, Sophie Turner, Alfie Allen, Gwendoline Christie, Aidan Gillen, … (Sept saisons actuellement, la huitième et dernière est annoncée pour avril 2019)

 

Guerre & Paix (2016, BBC One)

Pour ceux qui ne connaissent pas ce roman fleuve de Léon Tolstoï, Guerre et Paix dépeint l’histoire de la Russie à l’époque de Napoléon Ier et des guerres ayant opposées ces deux grands Empires que sont la Russie et la France, entre 1805 et 1812. Pour autant, l’oeuvre de Tolstoï n’est pas un roman de guerre traitant uniquement des relations franco-russes. Il décrit au contraire la société russe – et notamment son aristocratie – par le prisme de trois principaux personnages : Natacha Rostov, Pierre Bézoukhov et André Bolkonsky.

Déjà adapté plusieurs fois sur grand écran, cette grande fresque historique avait également fait l’objet d’une adaptation pour le petit en 2007. Bien que sympathique, elle n’est pas à la hauteur de celle – plus récente – proposée par la BBC. Plus précise, dramatiquement plus intense et surtout dotée d’une distribution extrêmement convaincante – Lily James et Paul Dano en tête – cette mini-série de six épisodes a également l’atout majeur d’être esthétiquement magnifique. Et plaira à tous ceux qui aiment quand la petite histoire se mêle à la grande.

Sortie en 2016 sur la chaîne britannique, Guerre & Paix a été diffusé pour la première fois sur France 2 durant la période des fêtes, entre fin décembre 2017 et début janvier 2018.

Guerre & Paix, créée par Tom Harper et Andrew Davis. Avec Lily James, Paul Dano, James Norton, Tom Burke, Tuppence Middleton, Brian Cox, Mathieu Kassovitz, Stephen Rea, Jim Broadbent, … (mini-série en six épisodes)

 

Baron Noir (2016 à aujourd’hui, Canal +)

Sorte d’House of Cards à la française, Baron Noir est une série centrée notre système politique actuel, celui de la Ve République. Elle en décrit les rouages, s’intéressant aux rapports qu’entretiennent les différents pouvoirs, et s’inspire de plusieurs faits  ayant marqué notre vie politique depuis 1958. Ainsi, la première saison débutait à la veille d’une nouvelle élection présidentielle et suivait le parcours du futur Président de la République, Francis Laugier (Niels Arestrup), et de l’un de ses plus fidèles alliés, Philippe Rickwaert (Kad Merad), surnommé le « Baron Noir », en référence à l’expression utilisée par Le Monde en 1988 à propos de Julien Dray.

La deuxième saison est arrivée en janvier sur nos écrans. On y retrouve Philippe Rickwaert, tout juste sortie de prison et essayant de se refaire une santé (oh le jeu de mot !) ; et Amélie Dorendeu (Anna Mouglalis), qui vient quant à elle d’être élue Présidente de la République Française et doit assurer son nouveau statut malgré l’implosion de son parti.

Ce qui démarque cette série des autres est le fait d’arriver à utiliser l’actualité française, les vrais noms des parties politiques et syndicats de notre pays (une première pour une série française) sans pour autant tomber dans la facilité et le cliché. La part de fiction, justement dosée, permet obtenir une série haletante. Au travers de ses différents épisodes, Baron Noir nous montre les coulisses du pouvoir, ses manipulations et coups bas, ses victoires et défaites. Ce qui rend cette série parfois troublante mais toujours pertinente est qu’elle nous renvoie forcément au réel.

Baron Noir, créée par Eric Benzekri, Jean-Baptiste Delafon et Ziad Doueiri. Avec Kad Merad, Anna Mouglalis, Pascal Elbé, François Morel, Hugo Becker, Patrick Mille, Niels Arestrup, … (Deux saisons, une troisième est en préparation)

 

Gunpowder (2017, BBC One)

« Souviens-toi, souviens-toi de ce cinq de novembre, de ses Poudres et sa Conspiration. Souviens-toi de ce jour, souviens-t’en, à l’oubli je ne peux me résoudre. »

Si la plupart d’entre nous a déjà entendu parler de Guy Fawkes, que ce soit par le biais de V for Vendetta (comics ou film) ou des Anonymous, le nom de Robert Catesby est quant à lui moins connu du grand public. Il est pourtant le principal instigateur (contrairement à ce que V laisse croire) de « La Conspiration des Poudres », cet attentat manqué organisé par des catholiques en novembre 1605 qui visait à faire sauter le Parlement anglais afin que cessent les persécutions en Angleterre des catholiques par l’Eglise Protestante. Et que la princesse Elisabeth Stuart soit installée sur le trône d’un Etat redevenu catholique.

Adoptant le format d’une mini-série composée de trois épisodes, Gundpowder relate cet événement très court de l’Histoire anglaise en mettant l’accent sur les méthodes inquisitrices de l’Eglise protestante, qui n’ont rien à envier à celles des catholiques d’Espagne ou de France. Constituée de scènes de violences extrêmes afin de coller au plus juste de la réalité de l’époque, cette série interroge sur les folies commises au nom de la religion. Et a une résonance toute particulière à notre époque encore.

Gunpowder, créé par par Ronan Bennett, Kit Harington et Daniel West. Avec Kit Harington, Peter Mullan, Mark Gatiss, Liv Tyler, … (mini-série en trois épisodes)

 

Star Trek : Discovery (2017, CBS et Netflix)

Avis aux fans de Star Trek qui étaient restés sur leur faim depuis 2005 et l’arrêt de Star Trek : Enterprise, l’univers créé par Gene Roddenberry est de retour ! Dans la première saison diffusée sur CBS et Netflix, on découvre Michael Burnham, première humaine à avoir reçu l’enseignement du Centre de formation vulcain de l’Académie des Sciences. Devenue Premier Officier, elle est placée sous les ordres du Capitaine Philippa Georgiou à bord de l’USS Shenzhou. Très proche de Georgiou, tout se passe pour le mieux pour Michael jusqu’au moment où face à une attaque Klingons, elle prend l’initiative de désobéir aux ordres qui lui sont donnés. Une décision lourde de conséquences puisque le vaisseau Starfleet sera détruit et le Capitaine Philippa Georgiou perdra la vie lors d’un combat avec un Klingon, par la faute de Michael. Condamnée par la Cour martiale et exclue de Starfleet, lors d’un transfert elle finit à bord de l’USS Discovery. Le sympatique Capitaine Gabriel Lorca est en fait bien mystérieux et il va entrainer Michael dans un tout autre univers, et c’est peu de le dire…

A son arrivée, on pouvait se dire qu’il allait être difficile de relever le défi de proposer une série à la fois fidèle à l’univers Star Trek et plus en adéquation avec ce qui se fait aujourd’hui à la télévision. Et le pari des créateurs de Star Trek : Discovery, Bryan Fuller et Alex Kurtzman, est gagné. Le personnage de Michael Burnham interprété par l’excellente Sonequa Martin-Green (Sasha dans The Walking Dead) est à la fois complexe (par sa double culture humaine et vulcaine) et charismatique, avec ses doutes mais surtout son intelligence. On aime aussi les nouveaux personnages : Saru, Paul Stamets, Sylvia Tilly, Lorca et bien-sûr Philippa Georgiou interprétée par Michelle Yeoh.

L’univers est là, l’action aussi même s’il faut reconnaître que certains pourront être déroutés. Sans trop spoiler, disons que derrière un humain peut se cacher un Klingon (et inversement), qu’il est possible d’exister dans deux univers parallèles et que l’on peut voyager grâce à un Tardigrade via un réseau mycélien… Tout cela a de quoi surprendre, pour autant le scénario tient la route, l’histoire est bien ficelée et la conclusion de la première saison donne vraiment envie de voir ce que les scénaristes ont prévu pour la seconde !

Star Trek: Discovery, créée par Gretchen J. Berg, Aaron Harberts. Avec Sonequa Martin-Green, Doug Jones, Shazad Latif, Anthony Rapp, Mary Wiseman, Jason Isaacs, … (Une saison actuellement, une seconde est déjà prévue)

 

The Handmaid’s Tale (2017 à aujourd’hui, Hulu)

Comme le disait Simone de Beauvoir : « N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant. »

Focus dystopie oblige, difficile de passer à côté de la série The Handmaid’s Tale durant ce MaXoE Festival. Adaptée du roman de Margaret Atwood de 1985, l’histoire se déroule dans un futur proche. Un futur où les pollutions environnementales et les maladies sexuellement transmissibles ont entraîné une très forte de baisse de la fécondité. Une secte politico-religieuse, « Les Fils de Jacob », a profité de cette situation pour prendre le pouvoir et mettre en place une société totalitaire baptisée « République de Gilead ». Les dissidents, les homosexuels et les prêtres catholiques y sont condamnés à mort. Mais ce qui est au cœur de la doctrine de cette société est la nouvelle façon d’envisager les relations hommes/femmes, obéissant à des règles très strictes. Tandis que les hommes sont en charge du pouvoir à tous les niveaux, les femmes ont été démises de leur statut de citoyenne (ne pouvant plus travailler, posséder d’argent, être propriétaire ou lire) et divisées en trois catégories : les Épouses, qui sont les femmes des dirigeants ; Les Marthas, qui gèrent l’entretien des maisonnées ; et les Servantes Écarlates, qui – choisies pour leur fécondité – servent uniquement à la reproduction.

Ce qui fait la force de cette série est qu’elle ne s’attache pas uniquement à dépeindre la société totalitaire dans laquelle évoluent les Servantes Écarlates. Son propos va plus loin puisqu’il démontre également comment, légalement, les libertés se sont peu à peu effacées et ont été sacrifiées sur l’autel de la sécurité. Plus qu’un thriller terrifiant et qu’un avertissement contre les dérives conservatrices de nos sociétés, The Handmaid’s Tale est également un appel à profiter de la vie. Un appel à aimer librement. Un appel à désirer sans entraves. Servie par des prestations aussi glaçantes que brillantes (Elisabeth Moss en tête), cette série rappelle avec une cruelle acuité que la dérive autoritaire est encore possible.

The Handmaid’s Tale, créé par Bruce Miller. Avec Elisabeth Moss, Joseph Fiennes, Yvonne Strahovski, Alexis Bledel, Max Minghella, Ann Dowd, … (Deux saisons, la seconde est actuellement en cours de diffusion sur OCS)

 

Altered Carbon (2018, Netflix)

Voici une série qui rentre parfaitement dans le fil rouge du MaXoE Festival 2018 puisque nous sommes plongé dans un univers dystopique et cyberpunk. Nous sommes en 2384, et la technologie permet désormais de stocker l’intégralité de la mémoire d’un être humain dans une sorte de carte mémoire insérée au niveau des vertèbres cervicales. En clair, on ne meurt plus de manière définitive, sauf si on en fait le choix. Ancien soldat d’élite mort lors d’une attaque, Takeshi Kovacs revient à la vie 250 ans plus tard et ce n’est pas gratuit : dans une nouvelle enveloppe corporelle, il doit en échange résoudre le meurtre du milliardaire Laurens Bancroft. Ce dernier, toujours vivant, compte bien savoir qui l’a tué (en vain, manifestement).

Adaptée du roman de l’auteur britannique Richard K. Morgan (Carbone modifié, sorti en 2002), la série est un peu difficile à suivre au début, surtout lorsqu’on découvre l’univers. On se pose beaucoup de questions, petit à petit les événements en dévoilent plus sur la trame de l’histoire pas toujours évidente à suivre, il faut bien le dire. Technologie alien, sleeves, avatars mais aussi questions existentielles liées au transhumanisme au cœur d’une société très inégalitaire et violente…

La série créée par Laeta Kalogridis est sombre mais plutôt bien réalisée. L’image est belle, les acteurs bien choisis avec notamment Joel Kinnaman dans le rôle de Takeshi Kovacs que l’on a déjà vu dans la série The Killing. Ou bien encore James Purefoy qui interprète Laurens Bancroft et que l’on avait vu dans la série The Following. On accroche à l’univers ou pas, certains y verront quelques emprunts à des films et séries de science-fiction, d’autres apprécieront un bon divertissement dans un genre qui, en télévision, n’est pas si présent que cela en finalité. On attend maintenant la saison 2 mais très certainement sans Joel Kinnaman ; il faudra voir la saison 1 pour comprendre pourquoi il y a peu de chance que l’acteur revienne pour la suite !

Altered Carbon, créée par Laeta Kalogridis, Laeta Kalogridis. Avec Joel Kinnaman, James Purefoy, Martha Higareda, Kristin Lehman, … (Une saison)

 

American Crime Story : L’assassinat de Gianni Versace (2018, FX)

Le fait divers avait défrayé la chronique. Lorsque le créateur Gianni Versace est assassiné le 15 juillet 1997, l’univers de la mode, du luxe et bien au-delà, reste sous le choc.

C’est à cet événement que se consacre la saison 2 d’American Crime Story : The assassination of Gianni Versace qui retrace, quasiment heure par heure, le parcours de son tueur, Andrew Cunanan. Avec l’idée non pas de comprendre la folie d’un homme qui s’était, avant son crime ultime, fait la main sur quelques amants dont il se servait pour vivre grand train, mais bien de décortiquer les actes réalisés avec un sang froid glacial. Et avec eux saisir toute la superficialité d’une société déjà acquise au culte de l’image et de l’argent facile. Les images sont parfois saisissantes, le rythme, lui, laisse le spectateur scotché à l’écran sans véritable pause. C’est en tout cas suffisamment finement réalisé pour figurer sans peine dans notre sélection !

American Crime Story : L’assassinat de Gianni Versace, créée par Scott Alexander et Larry Karaszewsk. Avec Penélope Cruz, Édgar Ramírez, Ricky Martin, Darren Criss, … (Saison 2. La saison 1 était consacrée à l’affaire O. J. Simpson et la saison 3 se penchera sur l’ouragan Katrina)