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Le 34ème FIFF lève un coin du voile sur sa programmation

Après de très programmations que nous vous avions proposé de découvrir en 2017 et en 2018, la 34ème édition du Festival International du Film Francophone de Namur (Belgique) – FIFF qui se déroulera du 27 septembre au 4 octobre 2019, se prépare activement.

Après l’annonce du film d’ouverture Chambre 212 de Christophe Honoré (France/Luxembourg/Belgique) que nous vous annoncions dans cette news au début du mois, le Festival lève le voile sur les sept premiers films sélectionnés.

« Nous avons reçu près de 1.200 films, relève Hervé Le Phuez, directeur de la programmation, et nous en retiendrons au final environ 10%. Beaucoup d’appelés mais peu d’élus ! Nous avons encore de nombreux films à découvrir et notre travail de prospection, notamment à l’international, se poursuit. S’annonce une programmation à la fois engagée, inventive, décalée, passionnée, à l’image des 7 films déjà confirmés ! »

Les 7 titres déjà confirmés sont :

ADAM (Maroc/France/Belgique)
Pour son premier long métrage, la cinéaste marocaine Maryam Touzani a écrit le scénario avec Nabil Ayouch (un des Ambassadeurs du FIFF) qui produit également le film. Née en 1980 à Tanger, Maryam Touzani y passe son enfance avant d’aller étudier le journalisme à Londres puis revenir au Maroc afin d’y travailler comme journaliste. En 2008, elle écrit et réalise un documentaire pour la première journée nationale de la femme au Maroc. En 2012, elle tourne son premier court métrage de fiction, Quand ils dorment, qui remportera dix-sept prix dans de prestigieux festivals à travers le monde. En 2015, son deuxième court métrage, Aya va à la plage récolte quinze prix. La même année, c’est grâce au très acclamé Much Loved du réalisateur Nabil Ayouch, sélectionné à Cannes et primé à Namur, qu’elle approfondit son expérience en collaborant notamment sur le développement du scénario. Peu de temps après, elle co-écrit avec Nabil Ayouch son dernier long métrage, Razzia, sélectionné à Toronto et qui représentera le Maroc aux Oscars, et dans lequel elle joue pour la première fois. Adam, son premier long métrage comme réalisatrice, était présenté cette année à Un Certain Regard à Cannes. Les rôles principaux sont tenus par Lubna Azabal, Nisrin Erradi, Douae Belkhaouda, Aziz Hattab et Hasnaa Tamtaoui. Partie intégrante du film, la photo est signée Virginie Surdej (qui signe aussi celle de Nuestras Madres). Dans la Médina de Casablanca, Abla, veuve et mère d’une fillette de 8 ans, tient un magasin de pâtisseries marocaines. Quand Samia, une jeune femme enceinte frappe à sa porte, Abla est loin d’imaginer que sa vie changera à jamais. Une rencontre fortuite du destin, deux femmes en fuite, et un chemin vers l’essentiel. Le film est produit par Ali n’Productions (Maroc – Nabil Ayouch & Amine Benjelloun) avec Les Films du Nouveau Monde (France – Amine Benjelloun) et Artémis (Belgique – Patrick Quinet). Ad Vitam Distribution sortira le film en France le 29 janvier 2020 et Cinéart distribuera le film en Belgique. Les ventes internationales sont assurées par Films Boutique.

ADORATION (Belgique/France)
Pour son très attendu nouveau film, le cinéaste belge Fabrice du Welz retrouve le genre dramatique-thriller qu’il affectionne. Né en 1972 à Bruxelles, Fabrice du Welz est tombé dans la marmite du cinéma tout petit. Il étudie au Conservatoire de Liège et à l’INSAS à Bruxelles. Il commence par des films Super8 avant de rejoindre l’équipe de Canal+. En 1999, il réalise le court métrage Quand on est amoureux c’est merveilleux qui remporte le Grand Prix à Gérardmer. Son premier long métrage, Calvaire, est sélectionné à la Semaine de la Critique à Cannes en 2005. Son deuxième film, Vinyan, tourné en Thaïlande, est sélectionné à Venise en 2008. Il enchaîne ensuite avec Colt 45, suivi du film  Alléluia qui sera sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes en 2014. Tourné à Los Angeles, son film suivant, Message from the King, sera présenté au Festival de Toronto en 2016.
Avec Adoration, Fabrice du Welz clôture sa trilogie ardennaise commencée avec Calvaire (2004) et Alléluia (2014), qui avaient tous les deux été présentés au FIFF. Adoration réunit un casting exceptionnel mêlant habitués et nouveaux venus : Thomas Gioria, Fantine Harduin, Benoît Poelvoorde, Laurent Lucas, Gwendolyn Gourvenec, Charlotte Vandermeersch et Peter Van den Begin. La photographie du film, élément toujours essentiel chez le cinéaste, est signée Manu Dacosse, sur une musique de Vincent Cahay. Adoration, c’est l’histoire de Paul, un jeune garçon solitaire de 14 ans. Sa mère est femme de ménage dans une clinique psychiatrique. Son père les a quittés il y a déjà très longtemps. Une nouvelle patiente arrive à la clinique. Elle s’appelle Gloria, une adolescente trouble et solaire. Paul va en tomber amoureux fou et s’enfuir avec elle, loin du monde des adultes… Adoration est produit par Panique (Belgique – Vincent Tavier) et The Jokers Films (France – Manuel Chiche), avec Savage Film, One Eyed, Scope, RTBF, Voo et BeTV, avec l’aide du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Eurimages, VAF, Wallimage, le Tax Shelter du Gouvernement fédéral belge, Cine+, OCS et Memento Films International. Adoration sortira en Belgique le 16 octobre, distribué par Imagine Film. En France, le film sera distribué par Les Bookmakers-The Jokers. Les ventes internationales sont assurées par Memento Films.

ALICE ET LE MAIRE (France)
Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes, le film réunit Fabrice Luchini et Anaïs Demoustier sous la direction de Nicolas Pariser. Né à Paris en 1974, Pariser étudie le droit, la philosophie, l’histoire de l’art et le cinéma avant de se lancer dans la critique de cinéma pour le magazine Sofa. En 2008, il réalise son premier court métrage, Le jour où Ségolène a gagné, relatant la journée d’une militante socialiste le jour de l’élection de Sarkozy. L’année suivante, il tourne le moyen métrage politique La République, qui remporte le Prix Jean Vigo 2010. Trois ans plus tard, son court métrage Agit Pop, une comédie burlesque sur les dernières heures d’un mensuel culturel, est sélectionné à la Semaine de la Critique à Cannes. En 2015, son premier long métrage, Le Grand Jeu, est présenté au Festival de Locarno et remporte le Prix Louis-Delluc du premier film. Alice et le maire est son deuxième long métrage. Le maire de Lyon, Paul Théraneau, va mal. Il n’a plus une seule idée. Après trente ans de vie politique, il se sent complètement vide. Pour remédier à ce problème, on décide de lui adjoindre une jeune et brillante philosophe, Alice Heimann. Un dialogue se noue, qui rapproche Alice et le maire et ébranle leurs certitudes. Le film est produit par Bizibi (France – Emmanuel Agneray), Arte France Cinéma, Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma, Scope Pictures et Les Films du 10. Alice et le maire sera distribué le 2 octobre en Belgique par Athena Films et en France par Bac Films qui en assure également les ventes internationales.

MONȘTRI.  / MONSTERS. (Roumanie)
Né en 1979 à Bucarest, Marius Olteanu a étudié le cinéma en Roumanie et en Angleterre. Nouvelle révélation du cinéma roumain, il a réalisé quatre courts métrages dont certains ont été sélectionnés dans une trentaine de festivals internationaux : Sunday Afternoon (2007), Why don’t you dance ? (2008), Tie (2015) et No man’s land (2017, qui avait été présenté au Festival de Namur). Marius Olteanu a également travaillé comme assistant réalisateur sur le film Sieranevada de Cristi Puiu (2016). Avec Monștri., le cinéaste roumain signe son premier long métrage, prenant comme point de départ son court Tie. Dana et Arthur, la quarantaine, sont mariés depuis près de dix ans. Ils forment un couple que la société, la famille et les amis semblent apprécier lorsqu’ils sont tous les deux, et mépriser quand ils sont seuls. A cause de leurs besoins, de leurs croyances, de ce que la vie leur offre, de leurs démons intimes. Un  jour, ils doivent décider si laisser partir l’autre n’est pas la plus grande des preuves d’amour. Le casting réunit Judith State, Cristian Popa, Alexandru Potocean, Șerban Pavlu et Dorina Lazăr. Sélectionné au Forum au Festival de Berlin cette année, le film y a remporté le Tagesspiele Reader’s Jury Award, avant de décrocher le Grand Prix du Festival International du Film de Sofia et le Romanian Days Award for Debut au Transilvania Film Festival à Cluj. Monștri. est produit par Parada Film (Roumanie – Claudiu Mitcu), en coproduction avec We Are Basca (Roumanie – Robert Fita), tandis que les ventes internationales sont assurées par Alpha Violet. Le film est distribué en France par Norte.

NUESTRAS MADRES (Belgique/France/Guatemala)
Quel plaisir de présenter la Caméra d’Or du Festival de Cannes, récompense suprême et très convoitée du meilleur premier film parmi toutes les sections cannoises ! Sélectionné à la Semaine de la Critique, le film y a également remporté le Prix SACD. Entièrement tourné au Guatemala avec une équipe venue du Guatemala, du Mexique, de France et de Belgique, Nuestras Madres est l’œuvre du cinéaste belgo-guatémaltèque César Díaz. Né en 1978 au Guatemala, Díaz a étudié au Mexique et en Belgique avant d’intégrer l’atelier scénario de la Fémis à Paris. Depuis plus de dix ans, il travaille comme monteur de fictions et documentaires et a été assistant monteur sur Amores Perros d’Alejandro Gonzaléz Iñarritu. Rien de moins ! Il a également réalisé les courts métrages documentaires Semillas de Cenizas, présenté dans une vingtaine de festivals internationaux, et Territorio Liberado, lauréat du prix IMCINE au Mexique. Son premier long métrage Nuestras Madres prend place au lendemain de la guerre civile au Guatemala : Guatemala 2018, le pays vit au rythme du procès des militaires à l’origine de la guerre civile. Les témoignages des victimes s’enchaînent. Ernesto, jeune anthro­pologue à la Fondation médico-légale, travaille à l’identification des disparus. Un jour, à travers le récit d’une vieille femme, il croit déceler une piste qui lui permettra de retrouver la trace de son père, guérillero disparu pendant la guerre. Contre l’avis de sa mère, il plonge à corps perdu dans le dossier, à la recherche de la vérité et de la résilience. Les rôles principaux sont tenus par Armando Espitia, Emma Dib, Aurelia Caal, Julio Serrano Echeverría et Victor Moreira. Le film est produit par Need Productions (Belgique – Géraldine Sprimont) et Perspective Films (France – Delphine Schmit), en coproduction avec Proximus (Belgique) et Cine Concepcion (Guatemala). Le film sera distribué en France par Pyramide et en Belgique fin 2019 par Cinemien. Les ventes internationales sont assurées par Pyramide International.

PERDRIX (France)
Né en 1977 aux Lilas, Erwan Le Duc commence par écrire pour un réalisateur syrien, Meyar Al Roumi. Ensemble, ils signeront le scénario du film Round Trip, une histoire d’amour dans un train de nuit entre Damas et Téhéran. Il écrit et réalise ensuite quatre courts métrages : Le Commissaire Perdrix ne fait pas le voyage pour rien (2012), Jamais jamais (2014), Miaou miaou fourrure (2015) et Le Soldat vierge, sélectionné à la Semaine de la Critique à Cannes en 2016. Il travaille également comme journaliste pour le service Sports du quotidien français Le Monde. Son premier long métrage, Perdrix, une comédie amoureuse dont il signe également le scénario, était présenté cette année en première mondiale à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes. Pierre Perdrix vit des jours agités depuis l’irruption dans son existence de l’insaisissable Juliette Webb. Comme une tornade, elle va semer le désir et le désordre dans son univers et celui de sa famille, obligeant chacun à redéfinir ses frontières, et à se mettre enfin à vivre. C’est en fait son premier court métrage qui le projettera dans la belle aventure du long métrage : « Avec déjà ce personnage de Perdrix, qui était commissaire à l’époque,  explique-t-il. Il avait pour acolyte un lieutenant bizarre joué par Alexandre Steiger… et nommé Webb, comme Juliette dans Perdrix. En juillet 2012, alors que je rentrais d’Ukraine où je couvrais l’Euro de foot pour Le Monde, j’ai reçu un coup de fil d’Elisabeth Depardieu, la directrice artistique de la résidence Emergence. Elle avait vu le court métrage, qui lui avait plu, et m’a demandé si j’avais un projet de long. Alors sans me poser trop de questions, j’ai pris deux semaines de vacances et j’ai écrit de manière frénétique la première version, assez « déglingo », de Perdrix. » Le film est interprété par Swann Arlaud (Césarisé pour Petit Paysan, FIFF 2017), Maud Wyler (2 automnes 3 hivers présenté au FIFF 2013 et membre du Jury Longs Métrages au FIFF 2014), Fanny Ardant, Nicolas Maury, Patience Munchenbach et Alexandre Steiger. Perdrix est produit par Domino Films (France – Stéphanie Bermann & Alexis Dulguerian). Le film sera distribué en France le 14 août par Pyramide Distribution tandis que les ventes internationales sont assurées par Playtime.

UNE COLONIE (Québec)
Parcours sans faute pour ce premier long métrage de fiction de la Québécoise Geneviève Dulude-De Celles. Une Colonie a en effet récolté l’Ours de Cristal du meilleur film au Festival de Berlin où il était présenté en première mondiale dans la section Génération, mais également le Grand Prix et le Prix du public au Festival de Québec, le Prix du meilleur long métrage canadien de fiction au Festival International de Cinéma Francophone d’Acadie, les trois grands prix du Whistler Film Festival et les Prix du Meilleur film, du Meilleur Premier film et de la Meilleure interprétation aux Prix Ecrans Canadiens (les Oscars canadiens)! Il faut dire que la jeune réalisatrice avait placé la barre très haut dès ses débuts au cinéma : son premier court métrage, La Coupe (2014), a remporté le Prix du Meilleur court métrage international au Festival de Sundance en plus d’une douzaine d’autre prix et de sélections dans plus de 80 festivals internationaux dont le FIFF. L’année suivante, son long métrage documentaire, Bienvenue à F.L., a été sélectionné au Festival de Toronto et a remporté le Prix du Meilleur espoir documentaire aux RID de Montréal, ainsi que deux nominations aux Prix Ecrans Canadiens. Interprété par Emilie Bierre, Irlande Côté, Jacob Whiteduck-Lavoie, Cassandra Gosselin-Pelletier, Robin Aubert et Noémie Godin-Vigneau, Une Colonie se déroule à la fin de l’été à la campagne. Mylia, 12 ans, doit quitter sa petite soeur Camille pour faire son entrée au secondaire. Cherchant sa place dans ce nouvel environnement étourdissant, elle y rencontre Jacinthe qui l’initie aux rites adolescents ainsi que Jimmy, un jeune autochtone farouche de la réserve voisine avec qui elle se lie secrètement d’amitié. À travers eux, elle tracera les contours d’une vie nouvelle. C’est l’âge des premières fois. Le film est produit par Colonelle Films (Québec – Fanny Drew & Sarah Mannering) et distribué au Québec par Fun Film. Les ventes internationales sont assurées par Best Friend Forever . Ce film sera présenté dans le cadre d’une collaboration avec le FCVQ, Festival de cinéma de la ville de Québec.