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Mademoiselle 19, son premier album le 15 mai, et un clip

Révélée en 2010 par le single Je ne vous que vous, Mademoiselle 19 annonce la sortie de son premier album éponyme à paraitre le 15 mai chez Freaksville.

Sous ce pseudonyme catchy se cache Juliette Wathieu, 19 ans forcément, jeune chanteuse belge autant influencée par les années Scopitone que Françoise Hardy et les chansons pop au parfum sixties.

Proche dans l’esprit des égéries de Tricatel – Valérie Lemercier, Héléna Noguerra – et intégralement composé par le tandem belge Jacques Duvall/Benjamin Schoos, Mademoiselle Nineteen n’a pas le visage parfumé au Botox, Mademoiselle Nineteen n’est jamais passée chez Jools Holland, les médias du monde entier ne sont pas – encore – pendus à ses lèvres charnues et, comble de l’ironie, la lolita gainsbourienne n’a peut-être même pas 19 ans. Comme vous l’aurez compris, Juliette Wathieu n’est pas Lana del Rey.

Les ressemblances sont pourtant trompeuses. À l’instant même où les Barbies fragiles refont surface pour toiser les hit-parades, Mademoiselle Nineteen publie un premier album de bubble pop intemporel et saupoudré de phéromones ; un drôle de vêtement à ranger quelque part entre les petites culottes de Britney spears, les soutiens-gorge de France Gall et croco boots de Nancy Sinatra. Son Lee Hazlewood, la jeune chanteuse belge l’a trouvé en la personne de Jacques Duvall, chapeau de cowboy et stylo affûté, qui lui a composé « Je ne vois que vous », trente ans après le Banana Split de qui vous savez.

Mais là où Lio s’amusait en son temps à flirter avec les codes esthétiques et la jeunesse pour éternelle beauté, Mademoiselle Nineteen pousse bien grand la porte du saloon pour donner à ses chansons le relief des hautes plaines et l’odeur du foin. Pas de méprise pourtant, ce premier album est un album résolument européen qui parvient, avec innocence et légèreté, à réconcilier la francophonie et le rêve américain, les trente glorieuses et la pop ambitieuse, Phil spector et les égéries du label tricatel – Valérie Lemercier, Helena Noguerra.   Très loin des « pisseuses » du grand Serge, Mademoiselle Nineteen n’aime pas trop les sucettes à l’anis. et quand clin d’œil il y a, c’est aux instrumentations d’Annie, pas aux sucreries phalliques du drugstore…

De Mademoiselle Nineteen, on pourrait ainsi dire que l’égérie possède une belle paire de jambes doublé d’un cerveau qui gambade. D’abord engagée comme choriste sur la tournée de Lio, la belle a su donner une suite – sixtine ? – à l’aventure en séduisant Benjamin schoos, patron de l’écurie Freaksville, puis la Belgique toute entière. la faute à un charme désarmant et une poignée de tubes radiophoniques qui lui permettront de briser la glace pour s’imposer dans une pop à la dérive.   Aussi sûr qu’on a longtemps cherché le garçon, on vient peut-être de trouver la fille, celle qui parviendra sans lifting à chanter le chagrin et l’amour sur une seule et même partition.

Ses bottines sont-elles faites pour marcher loin ? Mademoiselle Nineteen répond qu’elle marche sur des pétales de roses. En attendant que la belle éclose, ses comptines sont d’un rouge piquant.

A découvrir sans plus tarder avec le clip de Quelle importance !