Ce titre est signé par le studio ProbablyMonsters. Basée dans la ville de Bellevue à Washington, nous devons à cette équipe indépendante les jeux Ice, Storm Lancers ainsi que le prochain Nekome Nazi Hunter actuellement en cours de développement sur consoles et PC. Sans oublier évidemment Crimson Moon auquel nous consacrons une critique aujourd’hui. Dans un premier temps, évoquons la trame scénaristique.
Une bonne base mais…
Le postulat de départ nous embarque à la rencontre des Dieux, ou plutôt de leurs progénitures mi-ange / mi-humain que l’on nomme les Nephilim. Nés dans le péché, ces êtres aux caractéristiques et à la force exponentielles sont soumis aux ordres de l’église afin de laver les péchés de leurs pères. Pour se « repentir », ils sont obligés de repousser et donc terrasser les créatures et autres êtres démoniaques.
Bien que cet univers et cette trame narrative disposent de beaucoup de potentiel et d’un certain intérêt, on trouve dommage que l’ensemble n’ait pas été mieux exploité pour donner davantage de corps. Il y a bien des collectibles/parchemins permettant d’en savoir plus, mais on reste globalement sur notre faim. Peut-être que les développeurs rectifieront le tir avec des ajouts dans le futur ?
Combats dynamiques et réfléchis, loots, améliorations, et des ajustements à prévoir
D’ailleurs nous pouvons préciser dans ce mini aparté, que les développeurs ont d’ores et déjà prévu une roadmap afin d’apporter divers correctifs (certains ayant déjà été déployés) et du contenu supplémentaire pour les Runs, avec bientôt une meilleure clarté sur la progression, upgrade du forgeron,… par exemple.
Eh oui, nous avons bien dit « Run », car comme nous le disions en introduction, Crimson Moon utilise le mélange des genres entre Roguelite et Souslike. Une alliance intéressante qui mérite encore des ajustements afin d’exploiter pleinement le potentiel de ces deux styles particuliers.
Concernant la palette dite Soulslike, elle est bien calibrée grâce à des affrontements réfléchis et dynamiques où l’on alterne entre frappes rapides et violentes en faisant attention à ne pas épuiser toute sa jauge d’endurance d’un coup, on effectue aussi des parades ou bien encore des esquives. Tout ceci en étant, comme d’habitude pour le genre Souslike, lié à une jauge d’endurance se régénérant avec le temps.
Ce bon feeling se renforce avec des armes secondaires, des attaques spéciales et même par une transformation en ange. Cette perception céleste permet aussi d’être plus performant encore en étant plus puissant, mais aussi parce qu’en « révélant » cette forme angélique, les PVs sont régénérés petit à petit. De quoi instaurer une touche de réflexion supplémentaire pour savoir quand revêtir cette forme particulière. On vous laisse découvrir par vous-même certaines features liées, mais on regrette néanmoins que ces joutes subissent des désagréments de caméra en se bloquant parfois dans le décor, ou en étant trop vives pour les non-habitué(e)s. De plus, une certaine gène en combat (et même en dehors) que l’on a vécu survient en solo, c’est-à-dire qu’une notification « pop-up » du jeu s’invite plusieurs fois pour nous indiquer que nous sommes hors ligne par exemple, alors que nous sommes bien connectés…
En dehors de ces affrontements, les lieux que l’on arpente recèlent d’éléments de type Roguelite avec des loots en tous genres, de l’équipement offensif et défensif alliant raretés, statistiques et autres effets. Il y a aussi des pertes subies en cas de mort (trois en jouant en solo avant retour dans un HUB, oui comme d’habitude pour le style Roguelite en somme), à l’exception notamment d’or et de points d’expérience par exemple. Ces derniers permettant une évolution progressive d’éléments plus puissants, d’améliorations spécifiques ou encore de déblocage de services lors du retour au HUB. De plus, à l’instar d’autres softs, il est question de choisir des bénédictions diverses et utiles, mais aussi temporaires que l’on acquiert ici en traversant des Portails Nexus. Il y a également un axe de rejouabilité lors de chaque mission puisque l’on peut choisir un autre chemin pour pouvoir progresser et ainsi découvrir encore plus de loot, zones secrètes, coffres,…
À la fin d’une mission, ou lors de plusieurs échecs, on retourne systématiquement dans un sanctuaire faisant office de HUB, où l’on dispose de plusieurs services. Tout d’abord, afin de pouvoir garder l’ensemble des équipements trouvés, il faut pouvoir les purifier. Cependant, il arrive qu’un équipement défensif (jambières, armures,…) oumême offensif, perde son attrait et donc sa capacité spéciale. Une purification à double tranchant donc, à moins qu’il ne s’agisse là de l’un des soucis à régler pour le futur. Ce n’est évidemment pas tout, car avec les différents services que l’on débloque (nouvelles bénédictions temporaires avec des parchemins, amélioration de l’équipement pour purifier, acquisition des consommables,…), on peut faire des buildes et des spécialités plutôt sympas. Tout en sachant qu’il n’y a pas de systèmes de classes.
Beau style
Continuons cette critique par le traditionnel axe sonore, graphique et technique. Il n’y a pas à dire, cette production indépendante profite d’une ambiance et d’une approche artistique qui fonctionnent bien, tout comme le style utilisé avec de l’architecture gothique. Il y a pas mal de détails, notre personnage principal fait même écho à Guerre de Darksiders premier du nom, et il y a aussi des moments assez flatteurs pour la rétine, notamment avec les effets visuels de frappes lors d’affrontements.
Malgré cette base encourageante, nous avons été confrontés à plusieurs soucis sur notre console de test : chutes de framerate, quelques plantages, notifications apparaissant n’importe quand nuisant à la lisibilité, ou encore des soucis de balise dans l’écriture des tutoriels. Tout ceci sans omettre les inconvénients liés au système Roguelite manquant de calibrage ou/et de peaufinement, ainsi qu’une caméra un peu trop vive par moments pour les non-habitué(e)s, ou alors se bloquant dans le décor. Même si certaines corrections ont déjà eu lieu, d’autres sont encore à prévoir pour fignoler l’ensemble.
Du côté sonore, le sound design est plutôt correct et les thèmes musicaux oscillent entre la discrétion et du rythme avec quelques envolées de chœurs et des sonorités métal. Une belle bande-son donc. Enfin, sachez que les voix sont en anglais et les textes en français.
Testé sur Xbox Series X avec un code fourni par l’éditeur









