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Nouvelle Séance : L’impasse, de Brian De Palma
Les cinémas rouvrent dans une semaine !

Scarface raconte le rêve américain du truand cubain Tony Montana. Ce film, qui est aujourd’hui une référence pour de nombreux cinéphiles dont je fais partie, m’a permis de découvrir deux géants du cinéma américain : le réalisateur Brian de Palma et bien sûr le génial Al Pacino. Dix ans après la sortie de Scarface en 1983, ces deux génies se retrouvent pour un nouveau film : L’impasseou Carlito’s Way.

Dans les années soixante-dix, Al Pacino découvre deux romans du juge Edwin Torres (juge à la Cour suprême de l’État de New York et écrivain) : Carlito’s Way et After Hours. Le premier raconte l’ascension de Carlito Brigante, figure emblématique de la pègre new-yorkaise tandis qu’After Hours relate sa sortie de prison et son souhait de changement de vie. À la fin des années quatre-vingt, Al Pacino se concentre sur l’adaptation en film d’After Hours et choisit Brian De Palma comme réalisateur, avec lequel il a tourné Scarface. Le titre retenu pour le film fût Carlito’s Way pour éviter la confusion avec le After Hours de Martin Scorsese (sorti en France en 1986).

Martin Bregman (ami d’Al Pacino et producteur de Scarface, Serpico et Un après-midi de chien entre autres) est à la production et David Koepp au scénario.

l'impasse

Carlito Brigante – incarné par Al Pacino – sort  de prison, après cinq années seulement, grâce son avocat corrompu et cocaïnomane : David Kleinfeld (Sean Penn, dans l’un de ses plus beaux rôles). Il rentre chez lui à Harlem. Pour se réinsérer dans la vie, il sait qu’il doit tourner le dos à son passé. Son sens de l’honneur, ses intuitions et ses réflexes sont intacts mais son rêve a changé : il veut partir au Bahamas pour monter une affaire honnête. Son passé le rattrape et ce qui a fait de lui un caïd autrefois pourrait lui coûter la vie aujourd’hui.

Dans L’impasse, Brian De Palma retrouve les grands thèmes abordés dans les films noirs : la rédemption d’un ancien truand, la trahison venant de ses anciens complices, ou encore le suspens permanent nous assurant aucune baisse de rythme.

Ce qui m’a marqué en voyant pour la première fois L’impasse, c’est surtout la manière unique dont Brian De Palma met en scène ses personnages. Notamment Al Pacino à travers deux scènes magistrales.

D’abord, la séquence d’ouverture, filmée en noir et blanc, montrant l’assassinat de Carlito Brigante sur le quai d’une gare, qui se retrouve ensuite sur un brancard entouré de médecins et de policiers. Commencer un film par une fin et le finir par un commencement est à la fois un pari risqué et une idée de génie.

Cette scène d’ouverture fera écho à la séquence finale du film, celle de la course poursuite dans la gare de Grand Central à New York. Les travellings et mouvements en caméra portée suivent la traversée d’Al Pacino dans la gare new yorkaise pendant près d’un quart d’heure. La tension sera présente jusque dans les dernières secondes où l’on retrouve le quai de gare de la séquence d’ouverture, mais cette fois-ci en couleur. Et l’on se demande alors si ce fût un leurre, une mauvaise blague de ce génie de Brian De Palma ou pas…

Pour finir, voici un extrait de la séquence finale :

L’impasseréalisé par Brian De Palma. Avec Al Pacino, Sean Penn, Penelope Ann Miller, Luis Guzmán, … Sorti sur nos écrans le 23 mars 1994.

Sur ce, bon film !


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