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Imprimantes 3D : les modèles, la technique, les créations et retour d’expérience

Salut les lecteurs de MaXoE ! Pendant quelques temps j’ai fait des chroniques sur les films des années 80 pour faire découvrir l’univers filmographique avec lequel j’avais grandi et vous faire par la même découvrir quelques perles peut-être. Cette fois je reviens pour vous parler d’impression 3D. Attention, je ne suis pas un expert mais juste un -petit peu- passionné. Au niveau d’un lutin cela veut souvent dire que je m’intéresse au sujet, je me renseigne, je me lance et ce quel que soit la difficulté !

Souvent quand on parle d’impression 3D la phrase qui revient tout le temps est : « A quoi cela va te servir ? » et ma réponse a toujours été « Faire pleins de merdouilles » !

Donc pour faire simple, je me suis lancé dans cette aventure en janvier 2019 et je me suis offert une imprimante Prusa en kit (le lutin est taré mais je me suis dit que si je ne passais pas ce cap, c’est que je n’étais pas motivé). Il m’a fallu deux après-midi pour la monter puisque j’étais un gros newbie ; et deux semaines pour faire les calibrages et corriger les erreurs bénignes mais cumulées qui me faisaient planter la toute première couche d’impression (j’ai un pote qui est venu me voir pendant la session de calibrage, je ressemblais au Doc de Retour vers le futur). Et puis ensuite, j’ai commencé à faire des choses plus ou moins sympa.

Il existe 2 genres d’imprimantes

Celle à dépôt de plastique cumulé (celle que j’ai) ou pour faire simple : on achète des bobines de fils (PLA, PETG, ASA, ABS…). Il y en a des quantités et pour toutes les utilisations. Leur coût varie selon le style de plastique et surtout la quantité : 1 kg coûte entre 20 et 25€ pour débuter. On fait passer le fil dans une extrudeuse. C’est une sorte de petit boîtier avec un crantage qui entraîne le fil de plastique jusqu’à une buse très chaude qui permet de déposer la couche de plastique et monter la pièce voulue petit à petit. Attention je ne suis pas Mc Lesggy, je ne fais pas un cours empirique c’est juste une explication de lutin.

Il y a aussi celle que l’on utilise avec de la résine liquide et qui fonctionne grâce à une grosse lampe UV qui « dessine » sur une vitre servant de récipient à la résine et qui la solidifie. Ce genre d’imprimantes fait des modèles très précis et est plus rapide que les imprimantes à dépôt de plastique mais les produits utilisés sont extrêmement dangereux et donc ne doivent jamais être mis à la portée d’enfant ou de personnes incompétentes (je me suis inclus dedans pour ne froisser personne).

Une fois passée l’explication de base, voici à quoi ressemble mon imprimante :

Version 1.0 de l’imprimante du Lutin

Version 1.0 de l’imprimante du Lutin

La seule limite, c’est vous !

Si vous êtes créateur, vous pouvez faire parler votre imagination et vos désirs. Il y a une multitude de logiciels gratuits pour vous permettre de créer des objets, sculptures et autres gadgets en tout genre. Si vous êtes comme moi, juste là pour vous amuser comme un gamin, il y a des millions de fichiers gratuits à télécharger pour satisfaire toutes vos envies et quelles qu’elles soient (figurine, lampe, objet déco, objet cadeau…).

Alors avec cette imprimante ci-dessus, comme avec toutes celles similaires, on fait des trucs comme cela :

Un pot de fleur comment dire… GROOT ! C’est le truc qui fait toujours craquer les réticents.

Deadpool, c’est le truc qui fait craquer les garçons (NDLR / Tadam : je ne suis pas d’accord, j’ai le même chez moi fait par tes soins mon lutin).

Ensuite on peut faire du Cosplay pour les fans :

Iron Man

Pour ce genre d’objet, il faut découper l’impression en plusieurs pièces et les assembler ensuite.

Et le socle de mon pop:

Allez, un petit dernier histoire de finaliser l’envie :

Black Panther

Bon, donc ça c’est avec mon bidule du haut… Mais le lutin est retort et donc il avait vu une machine qui pouvait comment dire…. S’améliorer au fil du temps. Et comme une citrouille ou un truc façon Harry Potter, je suis passé de l’imprimante présentée plus haut à celle-là :

Version 2.0 de l’imprimante du Lutin

Les pattes du Wookie au sol sont d’origine (NDLR / Tadam : il parle de son chien pour ceux qui n’auraient pas suivi). Donc je suis passé d’une imprimante mono couleur (comme quasiment toutes celles qui existent) à une multicouleur. Avantage, c’est que lors de la création de la pièce ou même du téléchargement du fichier sur internet, on peut très bien trouver des fichiers multicouleur qui vont être utilisables par cette machine.

Et cela permet de faire des trucs comme cela :

Petit volcan

Cela permet d’imprimer en une seule fois une pièce en plusieurs couleurs sans avoir à les coller ultérieurement puisqu’elles sont imprimées et soudées entre elles lors de l’impression.

C’est mignon les moutons…

Celle-ci en à 4 mais on ne voit pas la bouche des moutons.

Ce procédé est génial mais fortement consommateur de fils d’impression qui vont passer à la poubelle. Chaque changement de filament va se faire par la création d’une pièce de plastique de rebut, un rectangle qui va servir à purger le reste de filament dans la buse chaude. Quand on s’attaque à ce genre de pièce, on fait une quantité minimum en une seule fois. En effet, que l’on crée un ou dix objets, la quantité mise à la poubelle est toujours la même.

Maintenant allons un peu dans la technique pour imprimer un super truc comme au-dessus. C’est à la fois compliqué et simple. Au début c’est une masse de choses à savoir et à faire pour éviter que cela ne foire… Et puis comme c’est toujours pareil au bout de la 100ème fois pour les plus nuls et quelques dizaines pour les plus « Aware », cela devient un jeu d’enfant.

Premièrement on va sur un site pour prendre un fichier 3D qui nous plait : Thingiverse ou bien Cults 3D sont les 2 sites que j’utilise mais il en existe d’autres. Le premier est entièrement gratuit, le deuxième contient du payant et du gratuit.

On télécharge le fichier 3D qui nous plait et ensuite on ouvre ce fichier via un logiciel qui va permettre à l’imprimante de le comprendre, un Slicer. Il existe une quantité de Slicer différents : Cura (le plus courant), Simplify 3D, et une quantité d’autres. Moi j’utilise celui de mon imprimante, le Prusa Slicer qui est parfaitement configuré par rapport à ma machine. Cela enlève un gros travail de calibration de votre logiciel (n’oubliez pas : le lutin est fainéant).

Le logiciel va transformer votre fichier téléchargé et illisible par votre imprimante, par un nouveau fichier compréhensible pour elle. Il y a des règles simples et compréhensibles par tous… un peu à la Fight Club :

Règle No 1 : On ne peut pas imprimer dans le vide
Règle No 2 : ON NE PEUT PAS IMPRIMER DANS LE VIDE
Règle No 3 : On ne lance jamais une impression sans surveillance dans les premières couches d’épaisseur (c’est primordial si vous ne voulez pas perdre du filament pour rien)
Règle No 4 : Il faut du filament
Règle No 5 : Il faut du temps

Cette règle sert pour le Groot par exemple. En effet, le menton est dans le vide donc comment doit-on faire ? Et bien le slicer crée un échafaudage qui va servir de base lorsqu’il en aura besoin pour faire son impression.

Le slicer va vous permettre de choisir la quantité de fil que vous utilisez : est-ce que vous voulez que votre pièce soit totalement creuse, pleine à 5, 10, 15% ou totalement pleine (très peu utile, soit dit en passant pour les figurines). La majeure partie des pièces imprimées sont en creuse entre 15 ou 20 % et on peut choisir le maillage à l’intérieur (rectiligne, losange, octogonal… il y a une multitude de choix). Cela permet de fortifier la pièce tout en économisant le filament.

T800 en préparation

Bateau en préparation

Batman à barbe de Noël (en fait pas du tout, ce sont des ponts créés car le menton est dans le vide, ainsi qu’une partie du visage)

La règle No 3 est du bon sens, c’est lors de l’impression de la première couche (celle collée au plateau) dont va dépendre la réussite de votre pièce future. Si votre pièce est mal collée à un moment, cela va se décoller et risquer de se détacher du plateau tout en continuant l’impression… Perte de temps, perte de fil, perte d’argent, frustration des enfants, de la femme, divorce… Stop ! Faut éviter. Donc on surveille la première couche et s’il y a un truc qui ne va pas, on stoppe. Bon ce n’est pas pour faire un cours empirique que je suis là donc voilà comment cela fonctionne en gros.

Vient ensuite la question : il y a quantité d’imprimantes sur le marché et c’est difficile de savoir laquelle prendre. Ma réponse est : oui, c’est super compliqué de savoir quoi acheter mais il y a beaucoup de choses qui vont vous permettre de dégrossir votre problème.

Le budget : il y a à boire et à manger. Cela va donc être quelque chose de déterminant. Mais il faut savoir qu’avec un budget de 150€ on a des imprimantes qui tiennent la route pour faire des choses sympa. Je conseille vivement d’aller voir des vidéos d’une jeune femme qui s’appelle HELIOX sur Youtube et qui réalise des tests très bien faits. J’ai remarqué que plus le prix est élevé, plus il y a de protections contre les plantages, des contrôles automatiques pour le nivellement du plateau, de possibilités d’utiliser des filaments de différentes textures (PLA. ABS. PETG. ASA …. et une quantité d’autres).

– Une fois le budget fixé, il va y avoir la taille de votre machine. La mienne permet d’imprimer en une seule fois une pièce qui fait au max 250 x 210 x 200 mm. Il en existe des plus grandes qui permettent de faire un casque Iron Man en taille adulte sans découpe comme le mien (ma tête ne rentre pas dedans mais celle de mes gosses et ma femme oui… j’ai la grosse tête quoi). Donc choisissez une taille qui vous convient.

Le bruit : une imprimante n’est pas totalement silencieuse et donc… je déconseille de la mettre dans la salle de vie.

Ensuite la règle 4 : une fois votre imprimante reçue, votre budget sera consacré aux filaments car elle va décider de la quantité de merdouilles que vous pouvez faire et moi j’en fait des merdouilles (NDRL / Tadam : je confirme, j’en ai plein chez moi) …

Ne jamais acheter du fil pourri made in China via Wish à prix cassé et de qualité tellement mauvaise que rien ne sera réussi au finish. Et cela vous imposera d’acheter du produit de meilleure qualité. Il y a des marques qui permettent à partir de 20€ le kg d’avoir de la très bonne qualité (pas de pub ici mais je pourrais toujours répondre sur mon avis totalement subjectif et absolument pas sponsorisé dans les questions qui ne manqueront pas de venir un jour ou l’autre). Il existe une quantité de produits géniaux de toutes couleurs, effet bois (ce câble contient du bois en faible quantité mais permet de faire le Groot par exemple), effet métal, soluble (pour faire des ponts facilement démontable), le PETG qui permet de faire des produits plus solides avec des caractéristiques mécaniques meilleures que le PLA…Bref, une fois dedans faut creuser et y aller.

Voilà mon petit tour d’horizon de l’impression 3D après deux ans d’usage intensif que je souhaitais partager avec vous !

Petit mot final de Tadam : Grâce à l’imprimante 3D du Lutin, j’ai une lithopgraphie Geralt (image en Une de cet article), ainsi qu’un buste de Gerald et de Ciri. J’ai aussi 3 Deadpool et de la déco d’Halloween. L’imprimante 3D est super pour ceux qui aiment les merdouilles mais pas que. Vous pouvez fabriquer des petites pièces de mécanique, des nids d’oiseaux, des pots de plantes… Comme le Lutin l’a dit, la limite est votre imagination (et les plans que vous trouverez sur internet).

Buste de Geralt


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