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Japan Aerospace Exploration Agency, « Reaching for the skies, exploring space »

En ce beau dimanche de cette semaine exploration, nous allons vous parler de l’agence spatiale japonaise. La JAXA (Japan Aerospace Exploration Agency ou en japonais 独立行政法人宇宙航空研究開発機構 ce qui littéralement veut dire Institution administrative indépendante sur la recherche et le développement aérospatial), résulte de la fusion de trois agences, et est née le 1 octobre 2003. Elle devient alors administrée par le Ministère de l’éducation, de la culture, du sport, des sciences et technologies (MEXT) et par le Ministère des affaires internes et de la communication (MIC).

 

Un peu d’histoire

Lors de la date de formation de la JAXA, trois sociétés ont en réalité fusionné comme nous vous le disions plus tôt.
La première est la National Space Development Agency of Japan (NASDA) fondée en 1969 et qui était la société aérospatiale dirigée par le MEXT. Elle a principalement construit des fusées ou des satellites, sans oublier le module Kibo pour la station spatiale internationale (maintenant présenté comme étant un produit de la JAXA).
Puis on a le Japan’s Institute of Space and Astronautical Science (ISAS), qui est issu à la base de l’université de Tokyo et qui faisait des recherches sur l’astrophysique via des fusées et des satellites.
Le dernier de cette fusion est le National Aerospace Laboratory of Japan (NAL), il a été fondé en 1955 et base ses recherches sur les aircrafts et les fusées.

 

Missions interplanétaire

La réelle première mission de ce genre a été réalisée en 1998 sous le nom de Planet-B, mais renommée Nozomi (のぞみ) après son lancement. Cet aircraft devait relever des informations en se mettant en orbite autour de Mars. Il devait ramener des informations sur la couche externe de l’atmosphère martienne et son interaction avec les vents solaires ; seulement de sérieux problèmes électriques ont obligé la NASDA à abandonner le projet en 2003. De nombreuses missions sont prévues et certaines sont même encore en cours pendant que j’écris cet article. Si vous voulez plus de détails, voici le nom des projets avec un lien menant vers un article en anglais expliquant dans le détail l’origine et le but de chaque mission : Hayabusa, Planet-C, BepiColombo et Hayabusa 2.

 

Missions lunaire

Après Hiten (premier robot lunaire envoyé par l’ISAS) en 1990, la société réitère avec la mission LUNAR-A, mais après plusieurs retards à cause de problèmes techniques, le projet est abandonné et seul le sismomètre sera conservé pour de futurs projets.

En 2007 la JAXA décide de relancer un nouveau projet lunaire appelé SELENE ou Kaguya qui a coûté 55 milliards de yens et qui a pour but de donner des informations sur l’origine et l’évolution de la Lune. Le spacecraft s’est mis en orbite dans la même année et le projet est encore en cours, seulement aucune information n’est communiquée ; cela donne de quoi relancer le débat sur la face cachée de la Lune.

 

Les autres créations

Bien entendu nous n’allons pas parler des domaines de création de la JAXA qui n’entrent pas dans le cadre de notre semaine spéciale comme les recherches sur l’observation d’infrarouges, l’astronomie radio, ou encore tout ce qui concerne le programme d’observation de la Terre.

Le premier point que nous allons développer est l’astronomie solaire, qui a commencé dans les années 80 au Japon avec la mission Hinotori (ou ASTRO-A) qui était en réalité une mission rayons-x. La suivante est plus récente, Yohkoh (ou SOLAR-A), a été lancée en 1991 pour observer le soleil. A son bord, deux spectromètres et deux télescopes à rayons-x. La fin de cette mission sera due à une éclipse qui a fait perdre de vue le soleil par le spacecraft et au fait que les panneaux ne le rechargeaient plus convenablement. La mission aura tout de même duré plus de dix années et la JAXA et la NASA se félicitent des résultats obtenus. C’est pourquoi en septembre 2006, Hinode (ou SOLAR-B) est envoyé dans l’espace en collaboration avec la NASA et la PPARC (Royaume-Unis). Ce spacecraft avait pour mission pendant trois ans (il en est maintenant à 5 ans), d’explorer les champs magnétiques du soleil avec à son bord un spectromètre d’imagerie pour ultraviolets, un télescope rayons-x et un télescope solaire optique. D’après ce que l’on peut lire sur le site de la JAXA, un futur projet (SOLAR-C) serait en cours de développement, mais aucune information supplémentaire n’a été communiquée à ce sujet.

Le second point que je voulais développer est celui des voiles solaires car la JAXA est la seule organisation au monde à travailler encore sur ce projet et à la faire fonctionner convenablement en situation. La voile solaire ou photo voile, est une forme de propulsion pour spacecraft utilisant la pression de radiation d’une étoile (ou d’un laser) pour propulser une énorme voile de miroirs à une vitesse extrêmement rapide. En 2010 le projet se concrétise sous le nom IKAROS et rapporte que cette technologie l’aurait fait avancer en moyenne de 100 m/s pendant six mois.

Le dernier point dont je voulais parler est celui des fusées de la JAXA. Aux prémices, la NASDA a utilisé des fusées de la NASA pour construire le modèle H-II qui fut introduit en 1994. Seulement à la fin des années 90, le bilan fut assez lourd avec deux lancements échoués de la H-II qui a alors plongé la NASDA face aux critiques. En 2005, la H-IIA aura un lancement réussi pour mettre un satellite en orbite, mais en restant précédé d’un échec en 2003 sur le même modèle. Dernièrement en 2009, le modèle de fusées H-II a fait un décollage réussi, il s’agit du modèle H-IIB réalisé en association avec Mitsubishi.

 

Le succès aérospatial japonais

L’orientation des japonais dans l’espace est loin d’être celle de ses confrères américains, européens ou chinois. Le côté de la recherche technologique est le point fort de leurs recherches dans le domaine. Leur collaboration sur les technologies de pointe qu’ils offrent reste indispensable pour toute exploration spatiale. Nous n’avons évidemment pas parlé de leur programme terrestre, mais il faut savoir que la JAXA est l’agence spatiale qui a mis à disposition de la population l’internet par satellite le plus puissant actuellement disponible sur Terre et ceci n’est qu’un exemple de ce que cette agence a pu réaliser depuis sa création.