A l’occasion de la sortie du dernier Call Of Duty qui revient à ses premiers amours, à savoir la deuxième guerre mondiale, nous vous proposons de revenir sur ce moment de l’histoire et comme d’habitude nous allons le décliner selon les thématiques qui nous sont chères : la BD, le cinéma, les jeux vidéo, la musique et puis plein d’autres choses bien sûr.  Il fait suite au précédent Focus que nous vous avions proposé sur la Grande Guerre. Notre ... En savoir plus !
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Osaka, Hiroshima et Miyajima : néons, mémoire et mystère
Le Japon, ce monde parallèle

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Après le départ de mon amie, que j’avais pris l’habitude de surnommer Mappy, je dois me débrouiller seul. Ne pouvoir compter que sur moi-même, seul à l’autre bout du monde, est un des enjeux autant psychologiques que physiques que je m’étais lancé lorsque j’ai décidé de partir voyager en solitaire sur une longue distance. Ainsi, j’ai pris sur moi et mis de côté cette haine de longue date que j’ai pour les plans, cartes, guides et tout ce qui peut se référer de près ou de loin au sens de l’orientation. J’ai décidé de fraterniser avec le Lonely Planet et d’être copain avec les « informations points ». Et finalement, la réconciliation s’est plutôt bien passée. Avec le temps, je suis un peu devenu un Mappy moi aussi. 

 

Osaka : le Japon populaire et pragmatique

Le cœur ouvrier du Kansai se trouve à une heure de Kyoto en train. A première vue, on pourrait comparer Osaka à une sorte de petit Tokyo : moderne, gigantesque et diversifié. Puis, à peine quelques heures après avoir déambulé dans la ville, on comprend que presque tout s’oppose en fait à la capitale de par la mentalité de ses habitants. A Tokyo, où tout le monde marche à cent à l’heure et où les gens en costume sombre confondent le métro avec leurs lits, tout est ordonné, structuré et un peu psychorigide il faut le dire.

A Osaka, on ressent bien que l’ambiance est plus détendue, plus populaire, plus relax en quelque sorte. Les vieux jouent au mah-jong dans la rue en buvant du saké et en fumant des cigarettes. Des milliers et des milliers de restaurants pullulent dans les petites ruelles de Namba ou Kita, où on peut acheter de tout et où les habitants sont morts de rire, à moitié ivre, au milieu de la vapeur des cuisines où le propriétaire du lieu est déguisé en travesti et s’exerce au karaoké.

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Bref, on sent une certaine ambiance beaucoup plus subversive et inattendue de l’image que je m’étais fait des japonais à Tokyo et Kyoto. Pour finir, on divise le prix de la vie par deux. Par exemple, je peux enfin empiler des plateaux de sushis dans un restaurant traditionnel pour à peine huit euros, ce qui est très appréciable (les restaurants de sushis sont en général très chers au Japon).

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Très bien placé et peu onéreux, je décide de réserver un petit hôtel à Nishinira-ku, quartier réputé pour être un des plus dangereux du Japon et où règnent les clans Yakuzas. En réalité, à part un SDF qui m’a interpellé pour me dire « Welllccoooommme in Osaka, mister French guy ! » je n’ai pas pu observer l’ombre d’un quelconque danger, ici comme ailleurs dans ce pays.

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Pouvant prétendre être un grand amateur de zoo et d’aquarium, je commence par me faire la main sur le Tenoji Zoo Park, qui renferme une diversité absolument improbable d’animaux tropicaux sous une température en dessous de zéro.

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Triste après-midi. Après avoir pu observer un rhinocéros en pleine dépression, un lion déchu, des loups schizophrènes et un condor au bord du suicide, je repars avec un goût amer.

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Aujourd’hui, je repense encore à cette chèvre qui me faisait les yeux doux pour que je la sauve de ce lugubre endroit.

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En marchant aléatoirement, je découvre finalement un endroit assez étonnant, à la fois au milieu de l’urbanisation et en même temps coupé du monde et totalement calme. Un temple se dresse devant moi, où des moines vaquent à leurs occupations. Sans les immenses tours qui se dressent au loin, on pourrait presque se croire un siècle auparavant.

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Un rite funéraire a lieu à quelques pas. Je range mon appareil et essaye de comprendre les différents protocoles qui sont en train de se dérouler, en vain bien-sûr. Encore une fois, je me fais cette même réflexion sur le Japon : il est toujours captivant d’observer à quel point ce peuple arrive à faire une synthèse parfaite entre modernité et tradition. Parvenir à évoluer, se moderniser, tout en continuant à perpétuer les coutumes, à sauvegarder l’héritage culturel. Construire et s’adapter au lieu de détruire et sans cesse repartir de zéro.

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Le lendemain, je fais la rencontre de Risa, qui vient des Philippines et me propose d’aller à Universal Studio Osaka, un énorme parc d’attractions calqué sur le même genre que ceux qu’on trouve aux US.

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Comme tout le monde, je déteste faire la queue pendant des heures, mais je comptai sur les Japonais et leur passion pour l’organisation et les choses bien faites pour qu’il n’y ait pas trop d’attente aux attractions. Cela n’a pas suffit, il fallait attendre une heure avant d’éprouver le moindre amusement, et cela m’a rapidement lassé, en plus du prix exorbitant de l’entrée.

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Le soir, Risa me fait découvrir le quartier animé de Namba où on peut trouver de tout et surtout de n’importe quoi. Énormément de restaurants, de clubs et de salles d’arcade bien-sûr, mais aussi des magasins bien étranges. Notamment, une sorte de pharmacien-sorcier qui vend des médicaments mais aussi des pieuvres séchées, des déguisements, des sex-toys, des lentilles à la menthe fraîche pour vous réveiller le matin et j’en passe. 

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Le quartier animé de Minami complète et conclu ces deux jours passés à Osaka. Le lendemain, je me dirige vers Kobe (à 30 minutes d’Osaka) le temps d’une soirée, pour éventuellement y manger son fameux bœuf.

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Ce soir-là, je mets un certain temps à comprendre comment fonctionne la ville et suis fatigué à l’idée de devoir errer dans un froid glacial. Après une heure de galère à trouver un restaurant correct, je rentre finalement me coucher pour préparer mes plans du lendemain qui consistent à me rendre sur l’île de Naoshima. Kobe ne fut finalement qu’une étape qui a contribué à me reposer après trois semaines de déplacements.

Naoshima sera finalement un échec. Impossible de passer la nuit sur l’île. Les hôtels sont complets ou hors de prix. Je passe donc la nuit à Okayama pour espérer passer la journée du lendemain sur ce lieu décrit comme unique : transformée en musée d’art contemporain, Naoshima était une île de pêcheurs pratiquement déserte. Des artistes contemporains se sont réappropriés le lieu et ont placé des installations artistiques hors normes sur tout le territoire, en plus des musées renfermant des œuvres d’artistes renommés.

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Dommage. Je me lève ce matin-là sous un ciel noir et une pluie violente. Hors de question de parcourir l’endroit trempé de la tête aux pieds. Je prends mon sac, fait mon deuil, et part directement dans le prochain Shinkansen pour Hiroshima. Depuis ce jour, je pense toujours à regarder la météo avant de partir. En voyage, on apprend à ne pas faire deux fois les mêmes erreurs…

Hiroshima : les stigmates encore présents de la bombe atomique

On m’avait annoncé qu’Hiroshima était morose et gris. Qu’il s’agissait d’une destination loin d’être indispensable et surtout loin d’être une ville sympa à visiter. En effet, sans surprise, Hiroshima n’est pas une ville très « fun », mais y passer au moins une journée, ne serait-ce que pour la visite du Peace Memorial Park, s’avère captivant et particulièrement bouleversant.

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Le parc englobe en fait l’ensemble des sites mémoriaux dédiés aux victimes de la bombe atomique. Il ‘agit donc entre autres d’un mémorial muséum, de différents lieux rendant par exemple hommage aux enfants ou encore de la flamme de la paix, du cénotaphe et surtout du dôme de Gembaku : seul bâtiment ayant étrangement résisté au souffle de la bombe, alors que l’hypocentre se trouve quelques mètres plus loin. Les personnes présentes à l’intérieur sont pourtant toutes mortes sur le coup mais la structure du bâtiment est miraculeusement encore debout 70 ans plus tard.

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C’est à cet endroit que je fais la rencontre étonnante de Mito Kosei. Un de ceux qu’on appelle les « In utero survivor ». Oui Mito ne se rappelle de rien car il était dans le ventre de sa mère au moment où la bombe a explosé. Il va vivre cependant toute son enfance avec des séquelles graves mais s’en sort malgré tout. Aujourd’hui, il milite énormément pour qu’on communique à propos de la maladie.

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En effet, pendant bien longtemps, beaucoup pensaient que les survivants irradiés étaient contagieux et il était honteux d’aller se soigner. Mais ce qui m’a vraiment touché lors de cette discussion, c’est le fait que cet homme n’en voulait à personne. Il n’éprouvait aucune haine envers quiconque vis-à-vis de sa maladie ou des membres de sa famille qui ont tous péri avant qu’il naisse. Mito souhaite uniquement qu’on sache ce qui s’est passé et que ça ne recommence plus jamais. 

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Son raisonnement est d’ailleurs à l’image du mémorial muséum. J’avais quelques appréhensions vis-à-vis d’une certaine rancune envers les Américains, etc… Et en fait non. Le lieu est très difficile et très bouleversant, mais il véhicule avant tout un message de paix et d’espoir. Mais pourquoi cet endroit est-il particulièrement difficile moralement pour le visiteur ? D’une part, parce que personne ne dit un mot. Il n’y a pas un son car il n’y a pas de termes pour décrire les atrocités qu’on peut y voir. On assiste à des reconstitutions de corps d’enfants calcinés, de nombreux témoignages écrits de personnes revenant chez elles avec leurs bras et leur visage qui ont fondu sur leurs habits. Mais aussi des bouts d’ongles et des cheveux conservés auprès des personnes mortes en agonisant pendant des semaines. Pour finir, je n’évoquerai pas en détails les photos des bébés déformés par les radiations des années plus tard. Je vous laisse le soin de l’imaginer. Ou pas.

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Rajoutons à cela le fait que certains Japonais fondent en larmes pendant la visite, et y compris quelques touristes aussi, comme j’ai pu l’observer à la sortie du musée. A ce moment, un survivant me tend avec un grand sourire un avion surplombé d’une grue en papier. Il m’explique que c’est devenue un symbole d’espoir et de paix après qu’une fillette de sept ans, agonisante d’une leucémie due aux radiations, entreprit de plier des grues en origami pour se protéger, en vain. Un monument lui rend hommage, c’est donc à cet endroit que j’irai déposer la mienne, au milieu des millions d’autres envoyées chaque année par les enfants du pays.

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Pour finir, je décide d’aller voir enfin à quoi ressemble l’hypercentre, l’endroit exact où la bombe atomique a explosé. Seul problème, je ne parviens pas à mettre la main dessus. Je m’attends à un monument, un mémorial, une gigantesque stèle en marbre ou quelque chose du genre. Mais non vraiment, je m’y prends à plusieurs reprises pour trouver l’endroit exact. Et je comprends pourquoi après avoir enfin mis la main dessus. Premièrement, il s’agit d’un petit bloc de pierre de 60 centimètres.

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Deuxièmement, il est posé au milieu du trottoir dans une rue qui semble être la plus anodine des rues de n’importe quelle ville Japonaise (voir photo ci-dessous, le petit bloc marron à droite contre le mur.) Quoi qu’il en soit, je prends le temps de me poser et d’observer pendant de longues minutes ce tout petit monument qui représente pourtant plus de 160 000 morts…

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Cela peut paraître bête, mais lorsque j’étais adolescent, en cours d’histoire, les faits relatant les bombardements atomiques me fascinaient particulièrement. Je me souviens être resté bloqué devant les photos des champignons nucléaires ou de me questionner sur comment Truman et ses généraux ont finalement pris la décision de larguer les deux bombes sur Hiroshima et Nagazaki, tout en sachant le nombre de civils qui allaient périr. Quoi qu’il en soit, cela m’a vraiment fait une sensation étrange lorsque je me suis enfin retrouvé devant l’endroit précis où la bombe a explosé. Cette journée fut difficile mais ce fut sans doute l’une des plus intéressantes et bouleversantes de mon voyage jusque-là. 

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Je décide de prolonger la visite de la ville jusqu’à l’Hiroshima Castle, qui est logé sur une île en haut d’une colline. Encore une fois, l’endroit est particulièrement bien conservé : on peut encore observer les douves et les ponts-levis qui entourent le château.

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A l’intérieur, on y retrouve de nombreux sabres et armures de guerriers. On peut même se déguiser en Samouraï si on le souhaite. Je ne vous cache pas que s’était évidemment mon souhait. Cependant, après avoir enfilé l’armure et le casque à corne, je me suis sentis idiot et bien seul.

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En effet, j’étais déguisé en Saumurai mais ce jour-là, je n’avais personne pour rigoler avec moi sur cet accoutrement, donc j’ai rendu les armes et continué ma visite pour me rendre tout en haut du château et profiter d’un superbe panorama sur la ville et ses environs.

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Après cette éprouvante journée, je me prépare pour aller le lendemain sur l’île de Miyajima. En effet, le guide Lonely Planet, qui est un peu une sorte de bible pour le voyageur, me provoque depuis le début de mon voyage en prétendant : « Si vous n’avez pas vu l’île de Miyajima, alors vous loupez un des plus bel endroit de la planète etc, etc… » Me sentent effectivement provoqué et me disant qu’il serait quand même stupide de louper ce lieu prétendu magique, qui est d’ailleurs juste à côté d’Hiroshima, je décide de m’y rendre dès le lendemain matin pour y passer la nuit. 

Miyajima : le paradis terrestre mystique et mystérieux

Après une trentaine de minutes de train depuis Hiroshima, un petit bateau peut vous emmener à Miyajima en dix minutes à peine.  Depuis l’embarcation, on peut déjà apercevoir le Tori flottant et le mont Misen juste derrière.

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Avant même d’avoir posé pied-à-terre, on pense inévitablement à l’ambiance et au charme des films de Miyazaki. L’île peut se visiter en une journée mais je décide d’y passer la nuit. Je choisis donc une auberge japonaise typique (Ryokan) pour être en phase avec l’ambiance du lieu. 

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Arrivé à la réception, le maître des lieux (du genre vieux sage à longue moustache blanche) vante mon jeune âge et ma forme olympique. J’ai quelques doutes mais ses propos finissent par convaincre mon ego. « You, Mister French guy, you are strong like a stone, and fast like the wind, you can go on the top of Mont Misen now. Don’t lose time on tourist place !« .

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Après réflexion, je me dis pourquoi pas. J’enfile mon meilleur jogging, bois deux Red bull et décide de rejoindre le point où commence la randonnée. Juste avant, je prends tout de même le temps de contempler le Tori de près et me promène sur le sanctuaire en forme de canaux où ont lieu de part et d’autre des cérémonies religieuses. Pour information, la porte flottante était à l’origine un lieu de passage obligatoire pour les bateaux étrangers, qui accostaient sur le ponton, déjà mille ans auparavant. 

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Après avoir trouvé le début du chemin qui est censé me mener en haut du Mont Misen, je m’engage dans une forêt dense où je ne croise pas âme qui vive, mis à part de nombreux daims et d’inquiétants hurlements de singes au loin. Oui, à noter que tout comme à Nara, des cervidés peuplent la ville et se promènent à leur guise dans les rues. 

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Après plusieurs milliers de marches raides, je commence à être sérieusement essoufflé et inquiet. Je n’ai pas croisé une seule personne qui faisait le même itinéraire que moi et je m’enfonce de plus en plus entre les arbres qui ont définitivement finis par couvrir le ciel. Deux heures plus tard, je suis au bout de ma vie.

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Je ne comprends vraiment pas pourquoi je n’arrive pas au bout et commence à regretter d’avoir écouté ce vieux fou. Finalement, je croise quelques minutes plus tard deux Japonaises qui descendent et me font savoir que j’en ai plus que pour une heure.

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Je suis rassuré de savoir que ce calvaire a une fin, et en même temps, je ne sais pas si je vais être capable de tenir une heure de plus. Rien que de penser à devoir ensuite faire la descente me donne le tournis.

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Peu importe, je finis ce que j’ai commencé. Et heureusement car la vue que j’ai pu observer vers la fin du chemin en valait la peine. Devant cette vision magnifique, mes courbatures se sont envolées, j’ai repris mon souffle et décidais que j’allais finir l’ascension du mont, quoi qu’il arrive.

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Je finis même par faire un détour pour aller observer un temple perdu au milieu d’immenses arbres et où je fais la rencontre d’un vrai cerf, en espérant que celui-ci ne me charge pas.

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Finalement, une heure plus tard, j’atteins enfin l’observatoire du mont et me sens franchement super fier de moi. Je croise deux Australiens et deux Françaises et entame la conversation avec eux. J’observe notamment qu’aucun d’eux n’est essoufflé et leur demande si, par hasard, ils ont été déposé en hélicoptère ou quelque chose de similaire. « On a pris le téléphérique comme tout me monde ! » « Quoi t’es monté à pied en hiver ?! T’es complètement fou ça prend trois heures et en plus t’a pris le chemin que les gens prennent pour descendre. » Ah d’accord, tout devient logique du coup. Il y avait bien un téléphérique mais le vieux sage de l’auberge s’était bien gardé de me le dire. Le sale fourbe. 

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Peu importe, le panorama ici est un des plus des plus beaux que j’ai pu observer et ça valait vraiment le coup de se donner le mal de faire cette longue et difficile ascension. C’est finalement en boitant que je rejoins mon hôtel, profitant juste avant de la marée basse pour observer le Tori de près. 

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Le soir, après m’être relaxé dans les sources chaudes du ryokan, je décide d’aller manger des moules dans le seul restaurant ouvert de l’île totalement déserté par les touristes la nuit tombée. J’en profite pour aller voir le Tori de nuit et avoir le privilège de le contempler totalement seul.

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Juste avant d’aller me coucher, je prends le temps de m’interroger devant la plus grande spatule en bois du monde. Ma foi pourquoi pas. Pour la première fois depuis le début du voyage, j’arrive à m’endormir en moins d’une seconde sur mon tatami.

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Le lendemain matin, je me réveille à dix heures et je peine à marcher et porter mon sac. Je prie pour ne pas m’être abîmé la jambe lors de la descente de la veille et décide donc de me donner un objectif absurde et absolument pas adéquat avec mon état physique lamentable : ce matin, je suis sur l’île de Miyajima, mais ce soir, je vais essayer d’arriver en Corée du Sud.

Absolument aucune idée de comment rejoindre ce pays, si ce n’est qu’il faut prendre un ferry. Cependant, je fais confiance à ma chance indécente pour me faire voguer naturellement vers ma prochaine destination dont j’ignore encore tout.

C’est donc ici que s’achève cet inoubliable voyage au Japon, bien au-dessus de mes espérances par rapport à tout ce que j’avais pu imaginer sur ce fantastique pays. Si vous m’avez lu depuis mon arrivée au Japon, je vous en remercie et cela me fait particulièrement plaisir.

A suivre: la suite des aventures en Corée et « Les choses que les Japonais ne font pas comme nous ».

Bonus de fin : une photo de moi en pyjama traditionnel :

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