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Les César 2014 – La Critique du Jour : Le Passé

Malgré seulement cinq nominations, Le Passé reste à ce jour l’un des plus sérieux concurrents (si ce n’est le plus sérieux) de la Palme d’Or du dernier Festival de Cannes – La Vie d’Adèle. Le film est nommé dans les catégories « Meilleur film », Meilleur réalisateur », « Meilleur scénario original » et « Meilleur montage ». Quant à Bérénice Bejo – lauréate du Prix d’Interprétation Féminine lors du dernier Festival de Cannes, justement pour ce film – elle est à nouveau nommée en tant que « Meilleure actrice », César qu’elle a déjà remporté pour The Artist. Espérons que le verdict de demain viendra saluer la beauté de ce long-métrage.

Le Passé Une

 

Le Passé AfficheRéalisation : Asghar Farhadi

Scénario : Asghar Farhadi

Casting : Bérénice Bejo, Tahar Rahim, Ali Mosaffa, Pauline Burlet,…

Genre : Drame

Durée : 2h 10min

Sortie en salle : 17 mai 2013

Sortie en DVD & Blu-Ray : 18 septembre 2013

Synopsis officiel : Après quatre années de séparation, Ahmad arrive à Paris depuis Téhéran, à la demande de Marie, son épouse française, pour procéder aux formalités de leur divorce. Lors de son bref séjour, Ahmad découvre la relation conflictuelle que Marie entretient avec sa fille, Lucie. Les efforts d’Ahmad pour tenter d’améliorer cette relation lèveront le voile sur un secret du passé.

Le Passé Visuel

Critique de MaXoE

En 2011 et 2012, Une Séparation avait tout raflé. Ours d’Or lors de la Berlinale, la cinquième réalisation de l’iranien Asghar Farhadi fût aussi couronnée par l’Oscar du Meilleur film en langue étrangère. Ainsi que par un César, celui du Meilleur film étranger. Il traitait d’un divorce. Tout comme Le Passé, son nouveau film – tourné en France et en français (ce qui lui permet de concourir dans toutes les catégories reines de cette 39e cérémonie des César).

Un divorce, donc. Le sujet est lourd et aurait pu aisément tomber dans l’écueil du pathos. Ce qu’il ne fait à aucun moment. Au contraire, Asghar Farhadi réussit à l’aborder avec une grande finesse et beaucoup d’émotion. Une émotion à la fois belle, puissante et terriblement déchirante. Et là où le réalisateur – et également scénariste – est fort, c’est qu’il met en scène son film à la manière d’un thriller en jouant du début à la fin avec son spectateur autour de cette histoire d’amour et de séparation. L’autre force de ce réalisateur réside dans son talent pour la direction d’acteurs. Le trio Bérénice Bejo / Ali Mosaffa / Tahar Rahim fonctionne à merveille. Les comédiens sont tout simplement sidérants dans leur interprétation (avec toutefois un regret sur Tahar Rahim qui n’est pas au niveau de son rôle d’Un Prophète).

En tout cas, les sentiments sont tels que vous ne sortirez pas indemne de ce film qui vous scotchera jusqu’à son dernier plan. Un plan-séquence d’une beauté inouïe.

9 / 10