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MaXoE Festival 2020 : La Sélection Cinéma – Catégorie Comédie/Comédie dramatique
Avec mon Leo !

Première des quatre catégories de la Sélection Cinéma (et oui, une de plus que l’année dernière !), la catégorie Comédie/Comédie dramatique regroupe deux films présentés lors de l’édition 2019 du Festival de Cannes (faute de Croisette cette année), un troisième en lice dans la compétition du Festival de Sundance 2019 et un dernier – éminemment féministe – qui a fait figure d’outsider dans diverses courses à diverses statuettes. Crise sanitaire oblige, la Sélection Cinéma de cette année s’arrête au début du mois de mars. De même, tous les films sélectionnés n’ont pu faire l’objet d’une critique même s’ils ont été vus par au moins un des rédacteurs de MaXoE. À situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles !

Once upon a time in… Hollywood, de Quentin Tarantino

Le synopsis made in MaXoE : Hollywood, 1969. Rick Dalton – ancienne star de la télévision et de séries B, aujourd’hui has-been – et Cliff Booth – sa doublure et cascadeur de son état, mais également son homme à tout faire et surtout son comparse de toujours – assistent à l’avènement du « Nouvel Hollywood » qui n’a plus besoin d’eux, tandis que le « Vieil Hollywood » auquel ils appartiennent se meurt. L’arrivée de nouveaux voisins pour Rick Dalton, le réalisateur à l’ascension fulgurante Roman Polanski accompagné de sa femme, témoigne silencieusement de ce passage de l’ancien au nouveau monde hollywoodien. Tandis qu’une étoile s’éteint peu à peu, une autre naît en la personne de Sharon Tate.

La critique made in MaXoE : Vous pouvez oublier tout ce que vous croyez savoir sur Quentin Tarantino. Enfin presque. Mais si vous passez la porte d’un cinéma en pensant voir un énième film sur une histoire de vengeance, découpée en divers chapitres et à la narration non linéaire, vous vous êtes trompés de salle. Au contraire, si vous cherchez une oeuvre dont le but est de rendre hommage au 7e Art, vous avez poussé la bonne porte. Tarantino a toujours enrichi sa filmographie de références à certains genres (le western, les films d’arts martiaux), à certains réalisateurs ou encore à certains acteurs. L’hommage n’avait pourtant jamais été aussi affiché et assumé que dans Once Upon a Time in… Hollywood. Véritable déclaration d’amour au cinéma dans sa globalité, le 9e film de Quentin Tarantino va beaucoup plus loin que ce à quoi son réalisateur nous avait habitué jusqu’alors. Bien sûr, le style tarantinesque fait partie intégrante de ce conte hollywoodien, avec ses dialogues jouissifs, ses scènes aussi bavardes que jusqu’au-boutistes, parfois jusqu’à l’épuisement (ce que l’on ne croise plus tellement, sauf chez Woody Allen ou Nicolas Winding Refn), son humour, sa violence, … Mais contrairement à ses précédents films, Tarantino surprend et se renouvelle (« enfin ! » me direz-vous) grâce à une mise en scène d’une très grande subtilité qui – à notre avis – marque le (très) grand retour du cinéaste américain !

Once Upon a Time in… Hollywood, réalisé par Quentin Tarantino. Avec Leonardo DiCaprio, Brad Pitt, Margot Robbie, Al Pacino, Emile Hirsch, Margaret Qualley, … Sorti en salles le 14 août 2019.

 

Hors Normes, de Olivier Nakache et Eric Toledano

Le synopsis made in MaXoE : Une jeune femme, qui semble être incontrôlable, court dans la rue sous le regard préoccupé des passants. Rien ne l’arrête sauf Malik (Reda Kateb) qui réussit à l’intercepter et à la rassurer. Dans le métro un autre éducateur, Bruno (Vincent Cassel), récupère des mains de la police un jeune autiste qui vient de tirer le signal d’alarme. La scène d’ouverture nous happe, nous sommes prévenus, nous allons être témoins d’un monde à part. Celui de Bruno et Malik qui, au sein de leur deux associations respectives, forment des jeunes issus des quartiers « difficiles » pour encadrer des enfants et adolescents autistes  qualifiés de cas « hyper complexes ». 

La critique made in MaXoE (à retrouver en intégralité ici) : Des gens au service des autres, voilà l’expression exacte pour définir le rôle des deux éducateurs principaux d’Hors Normes. Malik et Bruno sont quotidiennement à l’écoute mettant leur vie privée de côté, presque en retrait, pour s’investir entièrement dans cette cause. Et plus le film avance, plus nous sommes persuadés que ces éducateurs témoignent d’un véritable don de soi. Le scénario bien ficelé, sans séquences larmoyantes, y est pour beaucoup. Les comédiens aussi, à commencer par les excellents Vincent Cassel et Reda Kateb, mais là en l’occurrence, il faut féliciter la performance, juste et impressionnante, des comédiens autistes jouant leur propre rôle et apportant une valeur importante au sujet du film. Dans Hors Normes les véritables stars sont ces jeunes atteints d’autisme.

Hors Normes, réalisé par Olivier Nakache et Eric Toledano. Avec Vincent Cassel, Reda Kateb, Hélène Vincent, Alban Ivanov, Catherine Mouchet, …Sorti en salles le 23 octobre 2019.

 

Les filles du Docteur March, de Greta Gerwig

Le synopsis officiel : Une nouvelle adaptation des Quatre filles du Docteur March qui s’inspire à la fois du grand classique de la littérature et des écrits de Louisa May Alcott. Relecture personnelle du livre, Les filles du Docteur March est un film à la fois atemporel et actuel où Jo March, alter ego fictif de l’auteur, repense à sa vie.

Les critiques de la presse : Grâce à la subtilité et à l’intelligence de sa réalisation, Greta Gerwig revisite sans le dénaturer ce classique de la littérature américaine qu’est Little Women pour en faire un récit aux accents contemporains, montrant à la fois l’histoire gaie et les problèmes qu’elle recouvre, filmant le roman sans ironie tout en en proposant une subtile critique. En plus de cette finesse d’écriture, il faut également souligner la qualité du casting et de l’interprétation. Les visages des actrices – Saoirse Ronan et Florence Pugh en tête – sont d’une rare vivacité, exprimant les sentiments les plus fugaces et les plus contradictoires. L’ensemble fait de cette nouvelle version du roman de Louisa May Alcott un grand film sur l’émancipation féminine.

Les filles du Docteur March, réalisé par Greta Gerwig. Avec Saoirse Ronan, Emma Watson, Florence Pugh, Eliza Scanlen, Laura Dern, Timothée Chalamet, James Norton, Louis Garrel, Meryl Streep, … Sorti en salles le 1er janvier 2020.

 

L’Adieu (The Farewell), de Lulu Wang

Le synopsis officiel : Lorsqu’ils apprennent que Nai Nai, leur grand-mère et mère tant aimée, est atteinte d’une maladie incurable, ses proches, selon la tradition chinoise, décident de lui cacher la vérité. Ils utilisent alors le mariage de son petit-fils comme prétexte à une réunion de famille pour partager tous ensemble ses derniers instants de bonheur. Pour sa petite fille, Billi, née en Chine mais élevée aux Etats-Unis, le mensonge est plus dur à respecter. Mais c’est aussi pour elle une chance de redécouvrir ses origines, et l’intensité des liens qui l’unissent à sa grand-mère.

Les critiques de la presse : L’Adieu est un film qui surprend à plusieurs titres. D’abord en évitant de sombrer dans le lacrymal à outrance : le ton de la comédie donne plutôt lieu à des scènes, certes émouvantes, mais souvent traitées de façon cocasse. Mais également grâce à une mise en scène, assez audacieuse, qui procure de jolies surprises. S’inspirant d’un événement familial personnel, Lulu Wang mène une réflexion sobre et douce-amère sur les racines, mais aussi sur le deuil en opposant deux cultures, cela sans jamais prendre parti.

L’Adieu (The Farewell), réalisé par Lulu Wang. Avec Awkwafina, Tzi Ma, X Mayo, Ines Laimins, … Sorti en salles le 8 janvier 2020.


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