Sorties DVD : Moi, Daniel Blake
Et le César du Meilleur Film Etranger est attribué à...

Après avoir reçu la Palme d’Or en mai dernier et le BAFTA du Meilleur Film Etranger courant février, Moi, Daniel Blake termine son parcours avec un César empoché il y a moins d’une semaine. Dans les bacs aujourd’hui, le film de Ken Loach nous rappelle qu’un autre monde est possible. Et même nécessaire.

Réalisation : Ken Loach

Scénario : Paul Laverty

Casting : Dave Johns, Hayley Squires, Dylan McKiernan, Natalie Ann Jamieson, Briana Shann, …

Genre : Drame

Durée : 1h 39min

Sortie en salle : 26 octobre 2016

Support : DVD & Blu-Ray

Synopsis officiel : Pour la première fois de sa vie, Daniel Blake, un menuisier anglais de 59 ans, est contraint de faire appel à l’aide sociale à la suite de problèmes cardiaques. Mais bien que son médecin lui ait interdit de travailler, il se voit signifier l’obligation d’une recherche d’emploi sous peine de sanction. Au cours de ses rendez-vous réguliers au « job center », Daniel va croiser la route de Katie, mère célibataire de deux enfants qui a été contrainte d’accepter un logement à 450km de sa ville natale pour ne pas être placée en foyer d’accueil. Pris tous deux dans les filets des aberrations administratives de la Grande-Bretagne d’aujourd’hui, Daniel et Katie vont tenter de s’entraider…

La critique de MaXoE : La caméra de Ken Loach frappe fort. Mais elle frappe juste. Malgré le sujet, il n’y a ni pathos ni misérabilisme, mais au contraire beaucoup de dignité et de pudeur. La dignité de ces oubliés du système. Et leur solidarité. C’est ainsi que Daniel Blake, qui n’a déjà plus rien, va venir en aide à une jeune mère célibataire, Katie. Et Ken Loach de nous montrer que les indigents sont bien les plus humains de tous, alors que la société tente à tout prix de les déshumaniser. Si le film (dont la critique complète se trouve ici) est violent par son propos et par certaines de ses scènes, il est également plein d’humour. Et surtout d’espoir. Certains ont reproché à Ken Loach de ne plus faire de cinéma. Comme si un film devait forcément répondre à des codes esthétiques particuliers. Parfois, le fond se suffit à lui-même. C’est le cas pour Moi, Daniel Blake.