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Deus Ex Machina, le combat des Dieux (interviews)

Deus Ex Machina c’est ce spectacle hors norme dans lequel plus de 100 acteurs et figurants livrent en direct le combat des Dieux. Emotion et densité rare se conjuguent pour nous offrir un spectacle qui, promet d’être déjà détonnant. Aperçu…

 

Deus Ex Machina ouvre dans un futur proche et, chose originale, par des planches d’une bande-dessinée de Christophe Bec offertes aux spectateurs sur le programme de la soirée. L’ambiance est posée. Un sous-marin arpente les fonds de l’océan, une base militaire dans laquelle un haut gradé prend la parole pour expliquer les découvertes faites récemment : des vestiges datant du deuxième millénaire avant J.C., dont une série de tablettes et une épée, d’un alliage encore inconnu sur terre, qui n’a pu être extrait de la pierre. Une découverte qui se révèlera majeure et surtout à la portée insoupçonnée… Les premiers symboles livrent leur vérité. Des mots apparaissent sortis des entrailles de la terre : Prison, Dieux, Pandore, Ciel. Un beau programme déjà, annonciateur d’un déroulé surprenant et porteur de toute une symbolique faites d’un mélange de mythologie et d’évènements qui échappent à tout contrôle.

La partie qui n’a pu être déchiffrée s’apparente à un code binaire pouvant être transcrite sous forme de mélodie. Une pianiste nippone aura la lourde de tache de révéler la partition ultime « Le chant des dieux ». Dès les premières notes une lumière aveuglante envahit la salle dans laquelle repose les vestiges remontés à la surface : C’est la renaissance de Mal’Hak.

Pour ce nouveau spectacle, Stéphane Anière, déjà remarqué sur Le souffle du vent qui a donné lui aussi une version BD avec Corbeyran au scénario, livre un spectacle total associant tout à la fois danse, arts martiaux, vidéo à un déroulé très cinématographique. Il a su surtout s’entourer de danseurs et d’acteurs tout à la fois jeunes et aux pedigrees impressionnants. Jean Dutelle, qui joue Mal’Hak, le rôle principal, entre dans la prestigieuse Compagnie Pietragalla en 2008 ; Pascale Bruderer qui incarne Pandore, la première femme, a navigué dans les plus grandes écoles de danse européenne avant de rejoindre Paris et le cours Florent ; Brice « Skorpion » Larrieu, quant à lui, joue le rôle de l’archéologue Heinrich Schliemann, découvreur de la cité mythique de Troie. Dans Deus Ex Machina, il livre notamment un combat épique avec un masque, et fait exploser ses qualités : subtil mélange de puissance, de souplesse et de rapidité.

Deus Ex Machina c’est aussi le spectacle de la démesure. Plus de 100 figurants travaillent sur ce projet depuis plusieurs mois déjà dans des répétitions harassantes mais ô combien stimulantes par leur richesse. Le maquillage des acteurs principaux dure plus de deux heures, tout comme ce spectacle décliné en véritable cinémascope ambulant. La scène grouille, fourmille en permanence, vit aussi par les images et symboliques qu’elle renvoi.

 

MaXoE a pu assister à l’une des dernières répétitions de Deus Ex Machina, le 2 septembre 2012 à Issy-les-Moulineaux. Un moment unique que nous avons essayé de retranscrire tout en sachant que la sève de ce spectacle ne sera livrée que le jour J, le 15 septembre, au Palais des Congrès. Un pari fou par sa démesure, un risque pris pour l’art et la création dans ce qu’elle a de plus intime et de plus désintéressé.

Aperçu d’un spectacle. C’est ce que nous vous offrons ici dans ce reportage au cours duquel vous retrouverez les acteurs et le metteur en scène qui nous livrent quelques secrets de fabrication maison… En attendant encore quelques jours pour vivre ce moment en live…

© images par C. Bec

 

DEUS EX MACHINA – Les répétitions (2012)