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MaXoE Festival 2020 : La Sélection Séries TV
Il n'y a pas que le grand écran dans la vie, même s'il nous aura manqué !

Qui dit nouvelle édition du MaXoE Festival dit nouvelle sélection pour les séries TV, qui reviennent pour une cinquième année consécutive. D’abord exceptionnel, ce rendez-vous est devenu un incontournable de cet événement. Maintenant que la série Game of Thrones est belle et bien terminée (avant le retour d’un spin-off sur les Targaryen premiers du nom que l’on espère pour bientôt), qui succédera cette année au meilleur show de tous les temps (marseillaise moi ?) ? Ne vous en faites pas, si la sélection est largement dominée par Netflix, il y en a pour tous les goûts et les séries françaises de qualité ne sont pas en reste !

Peaky Blinders (2013 à aujourd’hui – BBC Two puis BBC One et Netflix)

Entre marchandages, trafics, manipulations et combats sanglants, Peaky Blinders suit l’ascension de la famille Shelby, et plus précisément celle de son leader, Thomas. Interprété par l’acteur irlandais Cillian Murphy (L’Épouvantail des Batman de Nolan, mais aussi et surtout le personnage central du film Le vent se lève de Ken Loach), Tommy Shelby est un jeune homme glaçant, hanté par la guerre. Comme lui, le reste des Peaky Blinders ne fait pas dans la dentelle. Le gang est aussi brutal qu’élégant. Comme l’ambiance de cette série où chaque plan est sublimé par un travail minutieux, jouant avec les ombres, la lumière et les volutes de fumées. Et également grâce à une bande-originale magnifique, totalement anachronique (Nick Cave and the Bad SeedsJack WhiteThe White Stripes, …) mais habillant tellement bien l’ensemble.

Dans la saison 5, le clan Shelby – et surtout son chef devenu député du Labour – est confronté à la crise de 1929 ainsi qu’à la montée du nazisme à laquelle n’échappe pas l’Angleterre. Réussissant une fois de plus à mêler fiction et Histoire, cette nouvelle saison (annonciatrice d’une saison 6 attendue avec impatience) se classe parmi les meilleures de la série, grâce à une ambiance glaçante et un Cillian Murphy de plus en plus torturé.

Peaky Blinders, créé par Steven Knight. Avec Cillian Murphy, Paul Anderson, Sam Claflin, Sophie Rundle, Annabelle Wallis, Helen McCrory, Tom Hardy, … Diffusée entre août et septembre 2019 sur BBC One, puis du 24 et 31 octobre 2019 sur Arte et également disponible sur Netflix depuis le 4 octobre 2019. (Cinq saisons actuellement, une sixième est en préparation).

 

Le Bureau des Légendes (2015 à aujourd’hui – Canal +)

Un bureau clandestin au sein de la DGSE. Avec des agents tout aussi clandestins à qui l’on fabrique de toutes pièces de fausses identités, ou « légendes ». Leur mission ? Se rendre dans des zones « sensibles » au quatre coins du monde, sous légende, afin de recueillir du renseignement.

Très loin des fantasmes à la James Bond ou Mission : Impossible – qui s’attachent plutôt à en mettre plein la vue qu’à montrer la réalité des faits – Le Bureau des Légendes est une série fouillée et ultra-réaliste qui lève en partie le voile sur ce fantasme que sont les services secrets, le tout avec une grande fidélité. L’action est présente oui (il en faut bien un peu), mais l’intérêt de cette série vient surtout du quotidien qu’elle dépeint, celui de ces agents constamment en immersion et qui ne doivent jamais rien laisser au hasard. Dans cette cinquième saison, la dernière pour Eric Rochant en tant que showrunner, on continue à suivre les destins de ces personnages que l’on connaît depuis la première saison, ou du moins que l’on pense connaître… Des personnages que l’on retrouve notamment dans le cadre d’une cyberguerre entre la France et la Russie. En plus de ceux de la première heures, d’autres personnages viennent rejoindre l’aventure, donnant une évolution de qualité à cette série d’espionnage. Car, on le répète, Le Bureau des Légendes est une réussite de par son réalisme et la manière dont elle nous parle du renseignement français, tout en mettant en valeur le cinéma français. Il suffit de lire les noms au générique pour s’en convaincre : Kassovitz, Darroussin, Giraudeau, Brasseur, Amalric, Garrel… Sans oublier Jacques Audiard qui réalise les deux derniers épisodes de cette cinquième saison.

Le Bureau des Légendes, créée par Eric Rochant. Avec Mathieu Kassovitz, Sara Giraudeau, Jonathan Zaccaï, Matthieu Amalric, Florence Loiret-Caille, Artus, Louis Garrel, … Diffusée entre le 6 avril et le 4 mai 2020 sur Canal +. (Cinq saisons actuellement).

 

Baron Noir (2016 à aujourd’hui – Canal +)

Sorte d’House of Cards à la française, Baron Noir est une série centrée notre système politique actuel, celui de la Ve République. Elle en décrit les rouages, s’intéressant aux rapports qu’entretiennent les différents pouvoirs, et s’inspire de plusieurs faits  ayant marqué notre vie politique depuis 1958. Ainsi, la première saison débutait à la veille d’une nouvelle élection présidentielle et suivait le parcours du futur Président de la République, Francis Laugier (Niels Arestrup), et de l’un de ses plus fidèles alliés, Philippe Rickwaert (Kad Merad), surnommé le « Baron Noir », en référence à l’expression utilisée par Le Monde en 1988 à propos de Julien Dray.

Après une deuxième saison qui avait largement anticipé l’élection d’Emmanuel Macron avec l’ascension d’Amélie Dorendeu (Anna Mouglalis) jusqu’à l’Elysée, cette troisième saison se concentre sur la fin de son quinquennat et les difficultés que cela engendre. Quant au « Baron Noir », il doit reconquérir la confiance du peuple comme du monde politique, son objectif étant d’être lui aussi à son tour chef de l’Etat.

Ce qui démarque cette série des autres est le fait d’arriver à utiliser l’actualité française sans pour autant tomber dans la facilité et le cliché, comme en témoigne cette saison 3 qui met intelligemment en avant les dangers d’internet et des youtubeurs aux discours dégagistes ou complotistes qui font malheureusement de plus en plus d’audience. Au travers de ses différents épisodes, Baron Noir nous montre les coulisses du pouvoir, ses manipulations et coups bas, ses victoires et défaites. Ce qui rend cette série parfois troublante mais toujours pertinente est qu’elle nous renvoie forcément au réel.

Baron Noir, créée par Eric Benzekri, Jean-Baptiste Delafon et Ziad Doueiri. Avec Kad Merad, Anna Mouglalis, Pascal Elbé, François Morel, Hugo Becker, Patrick Mille, Rachida Brakni, … Diffusée entre le 10 février et le 2 mars 2020 sur Canal +. (Trois saisons actuellement, une quatrième sera sans doute bientôt en production).

 

The Loudest Voice (2019 – Showtime)

Avant Harvey Weinstein, il y a eu Roger Ailes. Le premier fut pendant (bien trop) longtemps le producteur d’Hollywood le plus influent, capable de faire et de défaire une carrière. Le second a fondé la chaîne d’information (et de désinformation) FoxNews et a également contribué à développer la carrière de nombreuses personnealités, dont un certain Donald que les états-uniens subissent malheureusement depuis plusieurs années. Leur point commun ? Ils ont sexuellement agressé des dizaines (voire des centaines) de femmes, usant et abusant de leur position de mâles dominants.

Tom McCarthy est un habitué du cinéma engagé. Après avoir réalisé Spotlight – film mettant l’accent sur l’enquête journalistique du Boston Globe au début des années 2000 qui a permis de révéler les crimes sexuels perpétrer au sein de l’Eglise catholique – il réitère sur le sujet, s’attaquant cette fois-ci au magna Roger Ailes (porté de façon aussi magistrale que glaçante par l’excellent Russell Crowe) avec sa mini-série The Loudest Voice. Si les agressions sexuelles commises par cet homme (ou ce porc selon les points de vue) se croyant au-dessus des lois en sont le sujet central, elles n’en sont pas le seul. En effet, les premiers épisodes se concentrent davantage sur l’ascension de Roger Ailes et de sa chaîne, qui trouva son public lors des attentats du 11 septembre 2001 (pour la petite histoire, celui qui a pris la décision de diffuser les images des personnes se jetant du haut des tours du World Trade Center, c’est lui…). Ainsi, dans la première partie de cette mini-série de sept épisodes, les agressions sexuelles ne sont pas visibles mais suggérées. Et c’est là toute la force de la mise en scène de Tom McCarthy, qui réussit à distiller suffisamment de malaise pour que le spectateur sente que quelque chose cloche mais sans pour autant savoir tout de suite de quoi il s’agit. Jusqu’à ce qu’il se prenne la réalité en plein visage en même temps qu’est brisée l’omerta.

Sorti à la même période que cette mini-série, le très bon film Scandale (présent dans la catégorie Historique/Biopic de la Sélection Cinéma du MaXoE Festival) traite du même sujet en axant son propos sur le parcours de trois femmes – deux réelles, une fictive – ayant choisi de rompre le silence.

The Loudest Voice, créée par Tom McCarthy et Alex Metcalf. Avec Russell Crowe, Sienna Miller, Naomi Watts, Annabelle Wallis, Seth MacFarlane, … Diffusée du 30 juin au 11 août 2019 sur Showtime, et à partir du 2 juillet 2019 sur Canal +.

 

His Dark Materials (2019 – BBC One)

Si vous connaissez la trilogie littéraire À la croisées des mondes de Philip Pullman, vous avez déjà sans doute entendu parler de l’adaptation cinématographique (plus que médiocre) du premier tome : Les Royaumes du Nord, rebaptisé au cinéma La Boussole d’Or. Bien qu’agréable à regarder pour son esthétique très steampunk, le film de Chris Weitz était totalement passé à côté de son sujet, à savoir la dénonciation d’un culte (le culte catholique pour ne pas le citer) contrôlant tous les pans de la société, étouffant la recherche scientifique et imposant une pensée officielle et des dogmes à suivre avec la plus grande rigueur.

Après cet échec sur grand écran (qui a entraîné l’annulation des volets suivants), une nouvelle adaptation voit le jour, cette fois-ci sur petit écran. Et dire que celle-ci est d’un tout autre niveau est un euphémisme. Beaucoup plus sombre dans son traitement, l’histoire de cette toute jeune fille – Lyra Belacqua – partie à la recherche de son ami Roger disparu mystérieusement laisse toute sa place au propos central des romans de Philip Pullman : l’emprise que le Magisterium exerce sur la population et les expériences radicales qu’il mène au nom de la recherche d’une soi-disant pureté. D’un film destiné clairement à la jeunesse, l’on passe ainsi à une série au propos politique affirmé, mais qui n’omet pas pour autant le merveilleux de l’univers créé par l’auteur. La forme n’a rien à envier au fond tant la beauté de certains plans est à couper le souffle. Quant au casting, qui réunit des grands noms du cinéma et des séries TV (James McAvoy, Ruth Wilson, James Cosmo), il a su miser sur le talent de la jeune Dafne Keen qui avait fait ses premières armes aux côtés de Hugh Jackman dans le film Logan. Si d’aucuns ont pu lui reprocher au départ un jeu trop mature par rapport à l’âge de la fillette des romans, cette critique s’est rapidement dissipée devant l’excellente interprétation de l’actrice qui jongle parfaitement avec les divers aspects de l’adolescence (l’un des thèmes de la saga), entre innocence et désir d’émancipation.

His Dark Materials, créée par Philip Pullman et Tom Hooper. Avec Dafne Keen, James McAvoy, Ruth Wilson, Anne-Marie Duff, James Cosmo, Ariyon Bakare, Lin-Manuel Miranda, Amir Wilson, … Diffusée à partir du 3 novembre 2019 sur BBC One, le lendemain sur HBO et le sur-lendemain sur OCS. (Une saison, la deuxième est déjà tournée et sera diffusée à l’automne 2020).

 

The Witcher (2019 – Netflix)

La série diffusée sur Netflix se situe avant le dernier jeu vidéo étant donné que Ciri n’est qu’une enfant (jouée par Freya Allan). Cette première saison est basée sur deux des livres de la série de romans signée par Andrzej Sapkowski contenant des histoires courtes, cela avant l’intrigue principale de la saga. La saison est ouvertement centrée sur trois personnages principaux : Geralt, Yennifer et Ciri. On va progressivement y découvrir les liens qui les unissent mais aussi leur évolution personnelle.

La timeline utilisée a rendu difficile pour certains la compréhension de l’histoire. Un épisode Ciri est une enfant, un autre, elle n’est pas née… Du coup on découvre pendant l’épisode que ce n’est pas la suite du précédent, ce qui en a déstabilisé plus d’un. Du fait de cette construction « originale », cela a aussi donné l’impression que certaines choses se passent trop vite. Mais ce qui fait la réussite de cette première saison est le choix d’un casting féminin audacieux, le protagoniste le plus intéressant étant celui de Yennifer, interprétée par l’excellente Anya Chalotra. Elément à la personnalité complexe et forte, avec une évolution tout aussi compliquée, le personnage de cette sorcière mystérieuse est incontestablement l’atout maître de cette première saison à laquelle Tadam a consacré un article complet.

The Witcher, créée par Lauren Schmidt Hissrich. Avec Henry Cavill, Freya Allan, Anya Chalotra, Joey Batey, MyAnna Buring, Anna Shaffer, … Diffusée à partir du 20 décembre 2019 sur Netflix. (Une saison actuellement, la deuxième est déjà annoncée).

 

The Mandalorian (2019-2020 – Disney +)

L’intrigue se passe cinq ans après la chute de l’Empire. Un chasseur de primes Mandalorien accepte un contrat consistant à récupérer une personne inconnue de cinquante ans. Le commanditaire est lié à l’ex-Empire et il semblerait qu’il ait passé commande à pas mal de chasseurs de primes ce qui crée une forme de concurrence.

Le début de l’épisode 1 est une claque. Pourquoi ? Tout simplement car je ne m’attendais pas à cette qualité sur une série TV. Ainsi les premières images et les premiers plans mettent la barre très haute. On est sur une série qui veut rivaliser avec le grand écran. Ce premier opus pose des bases incroyables pour une série. Le rythme est effréné et le personnage du Mandalorien est bien construit. C’est au cours de l’épisode 2 que l’on découvre réellement l’objet de son contrat : c’est un bébé de la race de Yoda. Il a bien cinquante ans mais ils grandissent très lentement a priori. L’épisode nous montre comment le Mandalorien va faire pour ramener le bébé à bon port. Ce qu’il faut dire, c’est que cette série est un bonheur pour les fans de Star Wars qui y trouveront tout ce qu’ils aiment : des créatures improbables, des bagarres, des effets spéciaux incroyables et de l’humour. Et si vous voulez en savoir un peu plus sur la suite, c’est ici que cela se passe dans cet article signé Tof !

The Mandalorian, créée par Jon Favreau. Avec Pedro Pascal, Gina Carano, Carl Weathers, Nick Nolte, … Diffusée à partir du 12 novembre 2019 aux Etats-Unis et du 7 avril 2020 en France sur Disney +. (Une saison, la deuxième sera diffusée à l’automne 2020 et la troisième est en cours d’écriture).

 

Dracula (2020 – BBC One puis Netflix)

Dracula est un personnage de la littérature qui a été vu et revu bien des fois avec plus ou moins de succès. Mais rares sont ceux qui ont réussi à en faire un personnage mémorable après le film de Francis Ford Coppola. Eh bien Netflix et plus précisément les scénaristes Mark Gatiss et Steven Moffat ont relevé le défi. Et ils ont réussi haut la main.

Chaque épisode correspond à un moment en particulier avec un environnement et une atmosphère complètement différents. Le premier ressemble plus au Dracula classique, un bon petit film d’horreur ! On y découvre un Dracula manipulateur et machiavélique (interprété magnifiquement par Claes Bang) au sein d’une ambiance un peu malsaine et gothique. C’est aussi dès ce premier épisode que l’on découvre le personnage secondaire qui vole la vedette à notre comte aux dents longues : la sœur Agatha Van Helsing (Dolly Wells), qui reviendra également dans le deuxième. Chaque épisode a eu droit à un réalisateur différent : Jonny Campbell (Westworld) pour le premier, Damon Thomas (Killing Eve) pour le deuxième et Paul McGuigan (Sherlock) pour le troisième. C’est ce choix qui permet d’avoir des épisodes aux atmosphères si différentes. Et c’est un choix gagnant selon Tadam qui a consacré à cette mini-série un article entier.

Dracula, créée par Mark Gatiss et Steven Moffat. Avec Claes Bang, Dolly Wells, John Heffernan, Morfydd Clark, Lydia West, Matthew Beard, … Diffusée du 1er au 3 janvier 2020 sur BBC One et à partir du 4 janvier 2020 sur Netflix.

 

Hunters (2020 – Amazon Video)

En 1977 à New York, une bande de chasseurs de nazis se forme lorsqu’ils découvrent que des centaines de hauts dignitaires du régime déchu vivent incognito parmi eux et complotent pour instaurer un IVe Reich aux États-Unis. L’équipe pour le moins hétéroclite de Hunters dirigée par un rescapé d’Auschwitz se lance alors dans une sanglante quête visant à faire traduire ces criminels en justice (ou pas) et à contrecarrer leur projet de génocide.

L’idée derrière la série est ambitieuse, avec en tête d’affiche du casting nul autre que le grand Al Pacino qui interprète ici le rôle du chasseur de nazis en chef, Meyer Offerman. Avant même le lancement de la série, les teasers révélaient déjà une ambiance très seventies (et pour cause, la série de déroule en 1977) à la bande-son excellente, et une réalisation plutôt léchée à la Tarantino avec des inserts très graphiques que le réalisateur des Kill Bill ou d’Inglourious Basterds affectionne tout particulièrement. Du côté du fond, la série, dystopique à souhait, n’est pas que fictive. Aussi choquante puisse-t-elle paraître, l’Opération Paperclip (organisée dès 1946 par l’Etat Major Américain qui n’a été révélée qu’en 1973) qui a permis à plus d’un millier de scientifiques nazis de fuir l’Allemagne pour travailler légalement au profit des Etats-Unis, a réellement existé. Il faudra attendre 1979 pour que les Etats-Unis opère un revirement rédempteur et finissent par décider de rechercher tous les nazis installés sur le territoire. Tout le paradoxe de la série se trouve dans ce mélange de fiction et de réalité(s). Un difficile équilibre qui nous fait sentir comme un funambule, point central d’une balance qui vacille et qui peut parfois laisser un sentiment ambivalent, voire dérangeant.

Si vous souhaitez vous faire votre propre avis, le mieux est de visionner cette série directement, tout en approfondissant les informations sur le sujet grâce à cet article !

Hunters, créée par David Weil. Avec Al Pacino, Logan Lerman, Kate Mulvany, Tiffany Boone, Carol Kane, … Diffusée à partir du 21 février 2020 sur Amazon Video. (Une saison, une deuxième est annoncée pour 2021).

 

Dérapages (2020 – Arte)

Réalisée par Ziad Doueiri (ancien cadreur de Quentin Tarantino et également réalisateur d’épisodes de la série française Baron Noir), cette mini série de six épisodes est adaptée du roman Cadres Noirs de Pierre Lemaitre, également à l’écriture du scénario. Alain Delambre, ancien DRH, est un homme détruit par le chômage de longue durée, licencié à cause de son âge trop avancé pour un tel poste. Sa candidature finit par retenir l’attention d’un cabinet de recrutement pour un poste idoine. L’espoir renaît chez Alain, jusqu’à ce qu’il comprenne qu’il n’est qu’un faire-valoir pour conforter une candidature déjà retenue. Il profite alors de l’épreuve finale pour dynamiter le système.

Même si Dérapages présente des facilités scénaristiques, c’est tout de même une belle découverte. La série mélange en effet le drame social et le polar pour dénoncer le sort des laissés pour compte face au management déshumanisé. Il y a de l’action, de la psychologie et du social, c’est une série engagée et efficace. Sa qualité repose aussi sur des acteurs de choix, avec tête d’affiche l’ancien footballeur Eric Cantona tenant avec brio le rôle d’Alain Delambre. Alex Lutz, Gustave Kervern ou bien encore Suzanne Clément complètent ce casting de haut vol.

Dérapages, créée par Ziad Doueiri. Avec Eric Cantona, Suzanne Clément, Alex Lutz, Gustave Kervern, … Diffusée du 23 au 30 avril sur Arte et également disponible sur Netflix.


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