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Forza Horizon : aussi loin que porte le regard… rien de neuf !

NOTE DE MaXoE
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VOTE DES LECTEURS
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Microsoft a décidé de prendre un tournant avec sa franchise Forza Motorsport avec un opus plus "fun" et plus intense, l'objectif étant évidemment de toucher le public le plus large possible pour maximiser la rentabilité d'une marque pourtant déjà fort juteuse. Ni une ni deux, les jeunes gens de Playground Games étaient débauchés, en lieu et place de Turn 10, pour produire cette itération de la course de voitures reine de la XBOX 360. Forza Horizon déboule sur nos consoles, et avec lui un brin de scepticisme...

 

Forza Motorsport est la référence des jeux de course sur XBox, et d’aucuns considèrent qu’il est même supérieur à son homologue Gran Turismo sur la console rivale de Sony. Seulement, Forza est une simulation, dans la pleine acception du terme : conduite pointue, mécanique précise, tout y est pour que l’apprenti pilote bichonne ses réglages et puisse ensuite dévorer le bitume. A l’inverse, le joueur occasionnel, lui, ne peut pas jouir pleinement du titre, à moins d’utiliser toutes les aides à la conduite possibles et imaginables, et de même pour les mises au point du véhicule. Total, on a l’impression de conduire avec un pilote automatique, et la frustration est grante.

Big Bilou, dans sa grande sagesse, a donc eu une idée simple : ramener vers Forza tous ces joueurs qui ne sont pas les nouveaux Loeb. Quoi de mieux, dans ce cas, qu’un jeu plus orienté Arcade, avec une conduite moins punitive, des réglages simplifiés, et un emballage moins austère?

Aussi, foin de courses à la suite les unes des autres, Forza Horizon vous balance dans un monde aussi vaste que libre, un monde ouvert comme le terme semble désormais consacré. Le joueur, au volant de son bolide du moment, va donc parcourir la pampa à la recherche d’une nouvelle course, d’un nouveau pilote à défier, et autres joyeusetés.

Et en matière de monde ouvert, le résultat est assez probant : une grosse dizaine de lieux à l’identité forte, un cycle jour-nuit au rendu magnifique, des doublages français de qualité, des radios trop peu nombreuses mais qui permettent un ride vers le soleil couchant… Au passage, tout de même, notons que la manie des éditeurs de prendre les amateurs de courses de voiture pour des neuneus en les tutoyant à tout va dans une ambiance hip-hop est aussi caricaturale que pénible. Mais ne boudons pas notre plaisir, car le terrain est immense (ce qui induit hélas de trop nombreux loadings) et plein de vie.

Seulement, premier problème, en réalité c’est une fausse innovation. Certes, il y a une recherche de bonus cachés sur le terrain, mais enfin au bout du compte on va quand même d’une course à l’autre, et la forme ne bouleverse pas vraiment le fond… Ensuite, les défis, si le principe en est séduisant, ne colle pas vraiment avec l’aspect « tout public ». Supposons ainsi que vous voyez une vieille voiture avec votre rutilante bagnole, vous aurez la tentation de le défier. Le problème, c’est que vous n’aurez pas identifié une légende d’il y a vingt ans (puisque vous n’êtes pas un fin connaisseur), parfaitement adaptée à son tracé, qui va vous clouer sur place d’entrée… L’idée est séduisante, mais dans les faits on peut parfois en concevoir une légitime frustration…

Par ailleurs, certains défis sont vraiment sans intérêt, comme celui qui consiste à faire la course contre un avion…

Ensuite, il y a l’accessibilité… Les aides sont paramétrables, ce qui permet à chacun de s’amuser, et sans les aides le jeu reste beaucoup plus accessible que Motorsport. Le jeu est aussi beaucoup plus tolérant face aux chocs subis par la voiture. Le souci, c’est qu’il l’est trop : même si votre voiture est la pire des épaves, elle redeviendra intacte au début de la course suivante, et cela n’influera pas sur les performances de la voiture. Vous saurez donc qu’une Ford Mustang peut rouler sans encombre avec un capot en accordéon.

De même, l’IA n’est pas très brillante : trop solide sur ses roues, sans « génie », elle se comporte comme un plot mobile, mais à l’inverse vous enverra dans le décor au moindre contact…

Alors bien sûr vous pourrez toujours accumuler de l’argent pour retaper de vieilles voitures, en acheter de nouvelles et ainsi de suite. Quelques petits détails sont amusants, comme d’avoir mis des radars dans un jeu de course. Mais enfin on finit vite par s’ennuyer ferme…

Ne comptez d’ailleurs pas sur le multi pour vous changer les idées… En dehors des modes « Roi » et « Infecté », qui consistent à essayer de conserver un statut ou à le refiler, et le mode « Chat et Souris » qui voit une chasse réglée entre traqueurs et proie, l’ensemble est classique mais sans innovation, et malgré le gain d’argent substantiel pour le solo, on a un multi assez tiède et pas vraiment exaltant…

 

NOTE MaXoE
6
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Forza Horizon n'est pas un mauvais jeu, ce n'est simplement pas un bon jeu. Dans son domaine, il est battu, séchement, par Burnout ou Need for Speed. Bien sûr, il est beaucoup plus beau, mais en terme de fun, on y perd, et ce mélange bâtard entre simulation et arcade déconcertera ceux qui apprécient les deux. Si on y ajoute un ennui assez vite présent, les loadings et un multi plutôt fade, Forza Horizon est une jolie boîte au contenu un peu faible...
ON A AIMÉ !
- Superbe
- Le casting de voitures, notamment anciennes
- Le cycle jour/nuit, souvent grisant
- Certains défis
ON A MOINS AIMÉ...
- L'IA et ses voitures-rambardes
- Répétitif
- Le multi
- les défis gadget
Forza Horizon
Editeur : Microsoft
Développeur : Playground Games
Genre : Course en monde ouvert
Support(s) : Xbox360
Nombre de Joueur(s) : 1-8
Sortie France : 26/10/2012

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