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Brèves de Cannes – Samedi 19 mai 2018 : Don Quichotte, ou la malédiction de Terry Gilliam
Alors que revoilà la sous-préfète !

Il est commun d’entendre parler de poètes ou de peintres maudits. Mais il existe également des cinéastes maudits, ou – plus précisément encore – des films maudits. Présenté en clôture de cette 71e édition du Festival de Cannes, L’Homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam est un projet qui mit quasiment trente ans à aboutir. Et qui, s’il est présenté hors-compétition, remporte sans conteste la Palme du Film Maudit.

Voici un rapide retour sur ce parcours semé d’embûches, histoire de patienter jusqu’à l’annonce du palmarès de ce soir.

C’est en 1990 qu’émerge chez Terry Gilliam l’idée d’adapter le roman de Cervantès au cinéma. Une idée qui prit la forme d’un script dix ans plus tard tant cette adaptation était complexe. C’est donc en 2000 que le tournage pu débuter, avec au casting Johnny Depp, Vanessa Paradis, Rossy de Palma et l’immense Jean Rochefort dans le rôle de Don Quichotte. Mais dès les premiers jours, le tournage est compromis. Les intempéries et autres problèmes de santé de Jean Rochefort auront raison du projet, abandonné au bout de quelques semaines. Cette tentative avortée a tout de même donné naissance à un documentaire : Lost in La Mancha. Réalisé par Keith Fulton et Louis Pepe, il était à la base conçu pour devenir le making-off du film de Terry Gilliam. Il devint finalement un film documentaire à part entière, fait à la fois de rushs et d’images du tournage.

Après avoir tenté de remettre quatre fois son projet sur pied entre 2008 et 2017, projets où les acteurs se succèdent (Ewan McGregor, Robert Duvall, John Hurt, Jack O’Connell ou encore Michael Palin) et qui furent tous abandonnés faute de financement, le tournage de ce qui deviendra L’Homme qui tua Don Quichotte débute enfin avec à l’affiche Jonathan Pryce (qui reprend la place de Jean Rocherfort), Adam Driver, Olga Kurylenko et Stellan Skarsgård. La malédiction a-t-elle disparue ? Pas tout à fait. Si les problèmes d’intempéries et de santé ne sont plus à l’ordre du jour, Terry Gilliam se retrouve confronté à un bras de fer judiciaire face à son ancien producteur, conflit en passe de compromettre la projection du film en clôture du Festival de Cannes 2018 et sa distribution en salles le même jour. La justice a finalement très récemment donné raison à Terry Gilliam (comme nous vous en parlions ici).

Après quasiment trente ans d’attente, l’une des plus grandes arlésienne du 7e art prend fin et le public va enfin pouvoir découvrir le fameux Don Quichotte tant attendu. Et quoi de mieux que cela se passe lors du plus grand festival international dédié au cinéma ?


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