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Comics en Vrac : Sweets, Justice League La Tour de Babel

Cette semaine, un polar bien bien noir et une Justice League en grande difficulté.

 

Sweets, Meurtres à la Nouvelle Orleans

Scénario : Kody Chamberlain

Dessin : Kody Chamberlain

Collection : Contrebande

Format : 138 pages,  couleur

Editeur : Delcourt

ISBN : 978-2-7560-3413-3

Web : http://www.editions-delcourt.fr

Notre avis : le contexte : la nouvelle Orléans qui attend que l’ouragan Katrina lui tombe sur le coin de la figure. Un tueur en série sévit dans les rues de la ville. Il laisse des pralinés sur chaque scène de crime. La presse le surnomme alors rapidement Sweets. Curt est un flic qui vient de perdre sa fille. Son boulot et son couple s’en ressentent violemment. Sa femme le quitte et il n’est pas loin de la porte. Cette affaire est pour lui l’occasion de se replonger dans le boulot, histoire de changer d’air. Il évolue alors dans une ville où la tension est palpable, autant par l’attente de la catastrophe que par l’angoisse liée à ces meurtres non élucidés. Cette ville où l’on croise la route d’un procureur peu recommandable, d’une proxénète mystérieuse  ou encore d’une scientifique au double jeu. Ses investigations vont le mener sur de nombreuses pistes dont certaines pourraient bien le concerner directement. 

L’auteur nous décrit une nouvelle Orléans sombre à souhait. Notre héros lutte contre les fantômes du passé mais son instinct de limier est plus qu’impressionnant. Il est bien plus malin qu’on ne le pense au début du récit. Il va nous aider à mieux comprendre cette ville, ses habitants et ce meurtrier. Le dessin de Kody sied à merveille à cette ambiance. Le crayonné trouble les visages et l’aquarelle laisse une impression d’éphémère. On apprécie aussi le travail effectué sur le tueur, son visage reste toujours indéfinissable, insaisissable. Parfait ! 

La fin nous a quelque peu dérouté mais l’ensemble de la BD est un vrai bonheur. On s’immerge dans une ambiance Sépia propice à tous les cauchemars. 

Appréciation : 4

 

 

 

 

Justice League, La Tour de Babel

Scénario : Mark Waid

Dessin : Howard Porter, Pablo Raimondi

Collection : DC Premium

Format : 185 x 282 mm, 144 pages,  couleur

Editeur : Urban Comics 

ISBN : 9782365770675

Web : http://www.urban-comics.com

Notre avis :  le récit qui nous intéresse ici est très connu par les spécialistes du monde DC comics. La tour de Babel, c’est l’histoire des faiblesses de la justice League. Ra’s Al Ghul remet le couvert mais cette fois il est plutôt bien préparé. Ainsi, l’album nous montre, dès le début, les différents pièges mis en place pour neutraliser notre bande de héros. Le Limier Martien se voit infliger des brûlures sans fin grâce à une substance déposée sur sa peau. Aquaman est victime d’angoisses le poussant à avoir peur de l’eau, Flash est victime d’une balle spéciale qui provoque des crises d’épilepsie sans fin. Les uns après les autres, ils chutent, ils sont neutralisés par l’organisation secrète. Un seul s’en sort, temporairement. C’est Batman, bien sûr. Son cerveau le place toujours au -dessus des autres mais c’est aussi sa grande faiblesse. 

L’histoire nous est distillée petit à petit, le plan se resserre, la bande semble perdue. L’auteur a voulu explorer les faiblesses de nos héros et il le réussit très bien. On pourrait presque même y déceler une leçon d’humilité, d’ailleurs la league en ressort avec un certain nombre de certitudes en moins. On aime ça.

L’album que nous avons eu entre les mains était accompagné d’un DVD et d’un Bluray du film d’animation La ligue des Justiciers Echec. sorti en 2012, d’une durée d’1h15, il est l’adaptation de la BD que nous venons de traiter. Sympathique, ce long métrage n’arrive cependant pas à retranscrire la noirceur de certaines situations et les tensions présentes dans le groupe. Il en reste que vous passerez un très bon moment si vous êtes fan de comics. 

Et puis, surtout, une BD de cette qualité avec un film d’animation pour 20 euros, je crois qu’il n’y a rien à redire.

Appréciation : 5