Quai des Bulles approche et comme chaque année, un plaisir à peine dissimulé s’installe dans les chaumières de ceux qui se préparent à s’y rendre. Le festival est devenu mythique et beaucoup le préfèrent au FIBD d’Angoulême par son cadre propice à la rencontre, par la mer qui invite aux voyages lointains et par sa programmation souvent judicieuse qui mêle expositions, rencontres, concerts dessinés, projection de films, masterclass et bien d’autres choses encore. Le ... En savoir plus !
Le mois d’octobre débute et avec lui notre premier Focus Spécial depuis la rentrée de septembre, et non des moindres ! L’équipe de MaXoE se mobilise pour vous proposer un contenu qui sera consacré à la Grèce (Antique) que nous allons aborder comme dans tous nos Focus, par des biais très différents. Les thématiques habituelles que vous connaissez déjà bien sur MaXoE seront au coeur de ce Focus, nous allons ainsi vous parler de jeux vidéo évidemement avec notre ... En savoir plus !
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Quai des Bulles 2018, du côté des expos avec Alexis Nesme

Auteur trop rare, Alexis Nesme revient sous le feu des projecteurs à la faveur d’une adaptation à venir chez Glénat autour de Mickey (Horrifikland sur un scénario de Lewis Trondheim), exercice réalisé avec brio avant lui par Loisel, Cosey, Keramidas ou encore Silvio Camboni, excusez du peu ! L’exposition que lui consacre Quai des bulles arrive donc à temps pour redécouvrir le travail de cet auteur attachant…

Alexis Nesme possède le don de se faire discret. Et au regard de la qualité de son travail, cela relève presque de l’exploit. Si ses débuts dans le milieu de l’édition se portent sur des récits jeunesse, il faut attendre quelques projets collectifs, dont le très beau Grimoire du petit peuple, illustration de textes de Pierre Dubois, sorcier des mots, pour se dire que l’on tient avec lui un auteur capable de pas mal de belles choses.

Et quoi de mieux que de le prouver en s’attaquant à une adaptation lumineuse de l’univers de Jules Verne au travers d’une relecture audacieuse des Enfants du capitaine Grant. Parue chez Delcourt en trois volumes pour un total de près de 150 planches, cette adaptation qui prend le parti de travailler avec des personnages animaliers a confirmé tout le talent que l’on percevait chez cet auteur. On le retrouve en 2016 avec un Marchand de tapis, conte russe plein de poésie qui nous donne l’eau à la bouche et nous enveloppe en seulement 24 petites planches.

L’exposition qui lui est consacrée, qui donne notamment à voir des extraits de son travail sur un futur Mickey (collection Glénat qui laisse le soin à des auteurs européens de construire des récits inédits autour de Mickey et de ses amis), mérite que l’on s’y arrête un instant pour découvrir ou redécouvrir cet auteur qui a pas mal de choses à dire…