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Instantané de Cannes : Claude Lelouch, Jean-Louis Trintignant, Anouk Aimée, Alain Delon ; l’histoire du cinéma français

Certains de celles et ceux qui ont fait (et font toujours) le cinéma français étaient ce week-end à l’honneur sur les marches du Palais du Festival de Cannes. Samedi c’est Claude Lelouch qui montait les marches aux côtés de Jean-Louis Trintignant et Anouk Aimé pour son nouveau film, le 49ème : Les plus belles années d’une vie (nous vous en parlions dans cette news) présenté en sélection officielle, hors compétition.

Emouvantes retrouvailles entre Jean-Louis Duroc et Anne Gauthier, inoubliables personnages du film Un homme et une femme sorti en 1966. Emouvant de revoir ces acteurs et ce réalisateur qui ont su au fil de leur carrière respective, nous faire aimer le cinéma, le grand cinéma. Celui de nos grands parents, de nos parents et maintenant le nôtre. Un cinéma qui ne prend pas une ride mais qui pourtant a su marquer le temps et traverser les époques jusqu’à aujourd’hui.

Cannes c’est aussi ça. Une histoire, celle du cinéma et de ceux qui le font. Celle des spectateurs aussi sans qui le cinéma n’aurait pas de sens. Ceux à qui certains disent tout devoir, comme Alain Delon qui a reçu dimanche soir une Palme d’or. Alors que nous évoquions la polémique au coeur de laquelle il se trouve (lire notre Instantané à ce sujet), l’acteur a déclaré, très ému lorsque sa fille Anouchka lui a remis la Palme : ‘Si je suis une star, et c’est pour ça que je veux vous remercier, c’est au public que je le dois et à personne d’autre‘.

C’est bien l’histoire du cinéma français qui s’est présentée à nous ce week-end à Cannes. Car si le livre ne se referme pas encore, une page se tourne, lentement mais sûrement. Inexorablement. D’autres chapitres prendront la suite, d’autres livres sont déjà ouverts, mais ces mots prononcés par Alain Delon résonnent déjà comme un avertissement : ‘C’est un peu un hommage posthume, mais de mon vivant…‘.

Dure réalité du temps qui passe et que même le cinéma ne saurait arrêter.

Dure réalité du temps qui passe et que même le cinéma ne saurait arrêter.


Illustration / Photo : Regis Duvignau/Reuters