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The Elder Scrolls Online – Rise and fall

NOTE DE MaXoE
6
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Elder Scrolls est une saga parmi les plus mythiques du jeu vidéo. Depuis le précurseur Arena, bientôt suivi par Daggerfall, Morrowind, Oblivion et le récent et célébrissime Skyrim, Elder Scrolls a su imposer un jeu de rôle original, un gigantesque bac à sable dans lequel on va pouvoir aller et venir à son gré, progresser comme bon nous semble et créer une expérience de jeu totalement unique. Ainsi, un point qui a toujours été apprécié était la progression des compétences via leur utilisation, selon un système somme toute logique mais que la saga a été la première à implementer. Avec ses événements dynamiques, son univers riche et ses possibilités foisonnantes, Elder Scrolls et ses itérations ont toujours remporté un succès considérable, quel que soit le support. L’annonce d’un MMO dans cet univers a mis les fans en pamoison : pouvoir partager ce genre d’expérience avec d’autres joueurs, exister et mener sa vie virtuelle de héros médiéval dans un univers évoluant réellement et partager ces aventures épiques avait de quoi séduire, ceci d’autant plus que malgré de nombreux défauts, Star Wars The Old Republic avait prouvé que malgré les contraintes d’un MMO il était possible de déployer une narration sur plusieurs niveaux et avec différentes implications, fussent-elles mineures. Tous les feux semblaient donc au vert pour ce nouveau venu. Après quelques jours de test (acharnés), que faut-il en penser ?

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Bon, premier constat, pour évacuer tout de suite les sujets qui fâchent : Bethesda a un ADN qui ne se dément pas, celui de faire des jeux perclus de bugs. Et sur celui-ci, entre les crashs, les corruptions de fichier et les réinstallations sur des serveurs pas toujours très réactifs (avec en plus quelques inquiétudes quant aux serveurs d’identification), sans que ce soit terriblement contraignant, ce n’est tout de même pas le nirvana…

Mais un jeu reste un jeu, aussi revenons-en au cœur de notre sujet.

Dès le début, on est saisi par l’introduction, qui nous remet tout de suite dans l’ambiance : des elfes noires, des sacrifices, un voyage dans ce qui ressemble fort à l’Oblivion, une évasion homérique, on est dedans !

On retrouve d’ailleurs immédiatement certains points de Skyrim. L’interface, déjà, directement héritée de celle du glorieux aîné, l’aspect « j’ai été pensé pour les consoles » n’ayant hélas pas été gommé et les joies de l’inventaire moisi étant toujours de la fête. Dès les premières actions, on remarque que l’équipement que l’on choisit et les compétences que l’on utilise impactent directement le développement de celle-ci, permettant une vraie expérience à la carte.

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Et cette découverte arrive d’ailleurs comme un vrai soulagement après la création de persos. En effet, si les races sont nombreuses (9 pour la version de base, 10 pour l’impériale) et constituent un all-star game de choix, si les options de personnalisation physiques sont tout à fait satisfaisantes, on ne trouve que 4 malheureuses classes : le chevalier-dragon, le paladin, la lame sombre et le sorcier. Cela dit, cette déception ne dure qu’un instant, puisque dans la foulée on découvre donc cette progression à la carte, qui permet finalement de créer la classe de son choix, chaque classe étant basée sur des compétences communes et nombreuses auxquelles se greffent des compétences propres. Grind de compétences, nous voilà, car bien entendu plus une compétence sera avancée plus on pourra débloquer de talents qui y sont liés quand notre personnage prendra un niveau.

Revenons donc au cœur du jeu : dès le départ, on est vraiment dans un Elder Scrolls : les dialogues sont nombreux et souvent intéressants, l’univers est bien en place, et dès la première ville, on retrouve une grande liberté et des quêtes optionnelles à foison, qui ne se résument pas à aller tuer 5 sangliers pour trouver une cotte de mailles, suivez mon regard.

Du point de vue du système de combat, Age of Conan est passé par là, et mixé avec Elder Scrolls, ce TESO (The Elder Scrolls Online) offre une expérience dynamique et amusante, à base d’attaques plus ou moins puissantes, de blocage, de coups spéciaux et d’esquives. Des zones d’effet sur les compétences adverses rendent les combats très lisibles, et pour une fois même les premiers combats peuvent exiger un semblant (relatif) de compétence. On tue, on loote, on progresse dans une quête dont on ne révélera rien si ce n’est qu’elle est vraiment typique des Elder Scrolls, et tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Mais vous sentez bien depuis le début de cet article qu’il va y avoir un mais. Comme une chape de plomb qui pèserait sur le destin radieux de ce jeu.

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Car l’introduction, sans être un réel, n’est pas représentative du reste du jeu. Une fois arrivé en lieu sûr, même si cela est plutôt réussi, on retrouve un MMO très classique, dont les règles ne sont pas bouleversées. Esthétiquement, l’ensemble n’est pas bien folichon, voire même un peu terne. Et surtout, même si on retrouve le piment d’un Elder Scrolls, il ne faut pas oublier que la saga a basé son succès sur le fait d’être un MMO en solitaire, en quelque sorte. Une fois devenu un vrai MMO, les sacrifices techniques indispensables font que rapidement, en dehors de l’aspect communautaire, on a plutôt envie de relancer sa sauvegarde de Skyrim. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : un Skyrim light avec d’autres joueurs, donc potentiellement des Kevin. A vous de voir.

Le salut viendra donc du jeu communautaire, qui s’articule en deux temps.

D’abord, il y a le PVE, et particulièrement les donjons. Selon le schéma classique : dans un donjon, il y a moins de monde, donc on peut allouer davantage de ressources à la machine pour faire des environnements plus léchés, les décors sont donc bien plus réussis. Ensuite, le défi est réellement au rendez-vous, car dès les premiers donjons on peut tomber sur une opposition féroce, et même avec un système de combat très lisible, le comportement des boss est intéressant et exige de s’intéresser véritablement à ses actions pour tenter de s’en prémunir ou de les contrer.

Le problème, c’est que là encore, on n’a rien de réellement original, et le jeu accuse le coup par rapport à ses rivaux plus anciens donc plus expérimentés. Nul doute qu’Elder Scrolls jouit d’une base très réjouissante, mais il lui faudra la polir pour rivaliser avec les plus grands.

Les instances sont intéressantes, les quêtes sympathiques, mais rien ne semble identifier TESO au milieu de la cohorte de ses rivaux… Plaisant, mais rien de nouveau. Et au moins, on aurait voulu, comme dans les versions solo, à défaut d’une liberté totale impossible dans un MMO (comme tuer les PNJ) être impliqués davantage dans l’histoire et dans son évolution, comme a su, encore une fois, le faire un The Old Republic qu’il aurait suffi de prendre pour modèle…

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En revanche, pour l’instant, en matière de JcE haut level, il faudra repasser, le jeu ne paraissant pas fourni en termes de raid.

Un satisfecit, en revanche, très réel, pour le système d’artisanat, qui certes ponctionnera une partie de vos points de levelling mais offre des défis concrets et des récompenses très satisfaisantes, le tout adossé à un hôtel des ventes reposant sur un système de guildes commerciales qui n’est pas trop envahissant et renforce en revanche le jeu organisé par cette petite pirouette bien pensée.

Quant au PvP, il ressemble trait pour trait à celui de Dark Ages of Camelot, en moins abouti. Trois factions, choisies dès la création, s’affrontent sur des champs de bataille selon les règles de l’art, mais là encore un peu de créativité aurait été la bienvenue. Et la relative instabilité des serveurs n’a pas aidé à se faire une idée globale de ce mode, même si on redoute déjà que certaines classes et optimisations n’écrasent la concurrence.

Ce qui sera d’ailleurs peut-être soit la délivrance soit le fléau de ce jeu : avec des personnages qui ne se distinguent que par leur race et les rares compétences propres de leurs classes, et donc en ne misant que sur 4 classes, TESO ne va-t-il pas bientôt arriver à une uniformité problématique des persos ? Ou au contraire cela nourrira-t-il le temps de jeu pour faire progresser ses compétences et créer un personnage qui nous soit propre ?

Plus généralement, rapidement et pour conclure, au rang des considérations techniques, le jeu alterne le bon et le moins bon, sauf pour ce qui concerne la bande originale, absolument exceptionnelle. Mais les décors sont chiches, les textures un peu limitées, et les animations ne sont pas transcendantes, sans être repoussantes.

Finalement, à qui s’adresse ce jeu ? Aux fans d’Elder Scrolls désireux de s’y adonner avec des amis. Car en solo, il ne remplacera pas un Skyrim, et ceux qui ne sont pas fans se tourneront vers une concurrence plus aboutie et plus originale. Ceci d’autant plus que les éditeurs ont choisi une politique commerciale extrêmement risquée, doublant le prix assez élevé du jeu d’un abonnement qui n’est pas moins cher… A une époque où, sorti d’un WoW qui peut se le permettre et encore, pour combien de temps, tous les autres jeux sont devenus gratuits à abonnements ou payant mais Free To Play. Et quand on voit que Star Wars, licence autrement plus universelle, a elle-même dû passer en F2P, on voit mal comment le schéma pécuniaire de TESO pourrait demeurer ce qu’il est. Bien sûr tout cela n’est qu’un instantané day one, les MMO étant toujours très compliqués à juger à priori.

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NOTE MaXoE
6
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Notre conseil sera donc le suivant : laissez le temps au jeu de se bonifier, et de changer de modèle économique, et là vous pourrez vous y adonner avec un plaisir sans doute bien réel...
ON A AIMÉ !
- La BO, que votre serviteur a achetée séance tenante
- L'artisanat
- Un très léger effort de scénarisation
ON A MOINS AIMÉ...
- Techniquement assez pauvre
- Manque cruel de personnalité
- Serveurs actuellement surchargés, du coup certaines zones sont totalement envahies.
The Elder Scrolls Online
Editeur : Bethesda Softworks
Développeur : Zenimax Online Studios
Genre : MMO
Support(s) : PC
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 04/04/2014

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