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SSX : de la neige plein les yeux mais des cailloux sous la planche

NOTE DE MaXoE
6 / 5
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
SSX déboule à la rédaction pour un test en direct des 9 sommets les plus difficiles à rider ! Les descentes vertigineuses en valent-elles la peine ? Réponse dans notre test !

Série de surf mythique de l’époque Playstation 2, nous pensions SSX mort et enterré après plus de 5 ans d’absence de nos consoles de salon et un épisode plus que moyen sur Wii. Le mal est maintenant réparé, encore faudrait-il cependant qu’il en vaille la chandelle.  A une époque où les jeux de surf n’existent tout simplement plus, la faute à des sorties calées sur les effets de mode, le retour de SSX était inespéré !

Pour les plus jeunes d’entre vous ou les profanes, il faut savoir que SSX fut la série reine du Snowboard arcade, fun et accessible, mais aussi très exigeante pour celles et ceux qui souhaitaient faire exploser le chrono et le scoring ! C’était en quelque sorte l’équivalent de Tony Hawk Skateboarding à la montagne.

 

Moins exigeante la board !

Enchaîner des tricks monstrueux, tous plus improbables les uns que les autres, le tout dans un rythme de folie avec des sauts de 200 m, voilà plus ou moins comment le jeu pourrait être très grossièrement résumé. Cependant, si les bases de l’excellence avaient été posées dans SSX 3, force est de constater que SSX n’a pas non plus résisté aux sirènes du tout accessible, quitte à sacrifier une partie de ce qui faisait son intérêt. Il est vrai qu’on se contente bien souvent de foncer à toute allure sans trop se soucier de ce qui arrivera, pourtant une bonne maîtrise de votre surfeur est indispensable. Or dans ce nouvel épisode, difficile pour commencer de rater une réception après un trick. Il vous suffit en effet de lâcher tous les boutons pour que votre personnage se remette automatiquement en position pour une réception toute en douceur quelque soit l’état du terrain. Dommage, c’était pourtant le genre de détail qui faisait toute la différence. Certains seront content de pouvoir se concentrer uniquement sur la gestion des tricks mais nous sommes plutôt déçus face à la perte d’un petit élément de technicité inhérent à la discipline qui apportait un petit plus d’immersion et une différenciation supplémentaire entre joueurs. Il faut ajouter à cela une certaine lourdeur, une certaine sensation de « flottaison » dans la prise en main qui nuit au plaisir de jeu. La conduite est devenue moins technique, moins réactive, ce qui, plutôt que de la simplifier la rend plus brouillonne. Difficile alors de se passionner quand on sent que notre surfeur ne se comporte pas comme on l’aurait souhaité, surtout dans un tel jeu où le scoring est omniprésent et la précision donc indispensable ! Enfin, les développeurs ont intégré une option rewind, laquelle vous permet, un nombre limité de fois par course, de revenir en arrière si vous n’êtes pas satisfait de votre dernier trick ou que vous venez de tomber dans une crevasse. Une telle option simplifie encore un peu plus les courses mais inflige une pénalité de temps non négligeable, ce qui devrait vous dissuader de l’utiliser à l’occasion des courses de vitesse mais pas en mode Tricks ou Survie, bien au contraire. Au final tout le monde s’y retrouve, libre à chacun d’avoir ou non recours à cette option. Cela permet cependant parfois d’éviter de recommencer toute une course en mode Survie, ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose, tant certaines crevasses sont parfois difficile à anticiper.

 

On retrouve malgré tout bien la patte si propre à SSX avec des descentes vertigineuses et aériennes, des sauts improbables et des tricks tous plus fous les uns que les autres. Le joueur a le choix entre deux prises en main, une dite « classique » et une autre soit-disant plus moderne (comprenez par là plus accessible…). La première permet d’enchaîner les tricks en se servant des boutons, la seconde via le stick droit. Une fois les premières pentes descendues, n’importe quel joueur devrait vite s’y habituer et prendre très vite du plaisir. Toute la difficulté résidera alors dans une parfaite maîtrise des tracés et des combos pour enchaîner les meilleures figures possibles et ainsi remplir votre jauge de boost pour atteindre le nirvana, aka les modes Tricky, le plus élevé vous permettant non seulement de bénéficier d’un boost illimité mais également de méga tricks et d’une rotation plus rapide, clef de la réussite pour exploser le tableau des scores !

 

L’originalité dont les développeurs ont fait preuve mérite d’être soulignée. On distingue en effet en plus des modes classiques Courses et Tricks un petit nouveau, le mode Survie. Chacune des 9 chaînes de montagnes présente une caractéristique particulière, à savoir un danger qui lui est propre. Il pourra par exemple s’agir d’avalanches dans l’Alaska ou bien d’arbres dans Les Rocheuses. Ces courses ne tournent donc pas autours du scoring ou de la vitesse mais tout simplement autour de la survie, ce qui est, il faut le dire, sacrément prenant pour la plupart des dangers. Ainsi vous faudra-t’il dans certaines courses arriver en bas sain et sauf en ayant évité tous les arbres ou rochers pour ne pas perdre connaissance en cours de piste. Chaque danger vous obligera à vous équiper en conséquence : armure, wing-suit, crochets etc. Les épreuves de survie dans lesquelles le vide est omniprésent vous obligeront à vous équiper d’un wing-suit, une sorte de combinaison vous permettant de déployer des ailes pour planer et même prendre de l’altitude pendant un cours instant et ainsi survoler des précipices tous plus mortels les uns que les autres. Parfois il vous faudra vous équiper d’une lampe torche afin d’y voir un minimum quelque chose lors de vos descentes dans les cavernes dénuées de lumière et ainsi éviter les creuvasses ou encore vous munir d’un masque à oxygène afin de vous « shooter » régulièrement avant de vous évanouir totalement du au manque d’oxygène dans les chaînes de l’Himalaya, le tout s’accompagnant d’une visibilité progressivement réduite au fur et à mesure que votre personnage perd connaissance.

Si l’intérêt de ces « dangers » est variable, on ne peut que saluer cet ajout important qui apporte un vrai bol de fraîcheur à SSX et un type d’épreuve très amusant. Dommage que le danger « avalanche » soit aussi décevant. Il ne faut en effet pas s’attendre à de véritables avalanches en pleine course mais à un type d’épreuve bien spécifique dans lequel la perspective est inversée, le joueur faisant face à son personnage…

 

La neige est au rendez-vous !

Malgré un bémol de taille relativement au multijoueur hors ligne, EA Sports Big a frappé fort en nous proposant un jeu au contenu riche et varié avec pas moins de 150 parcours répartis sur 29 sommets. Même si une partie des parcours se recoupe, on a là un terrain de jeu pour le moins ambitieux, comme nous l’avait promis EA. Bien que les embranchements soient nombreux, dommage cependant qu’on ne retrouve pas cet esprit de liberté qui existait dans SSX 3 lorsqu’on se baladait d’une épreuve à l’autre dans la montagne.

Le mode solo est tout à fait correct et nous propose de rider sur les 9 chaînes de montagnes en alternant successivement avec les différents personnages jouables au sein des trois modes de jeux « Course », « Tricks » et « Survie ». Chaque personnage dispose de ses propres caractéristiques et de ses « signatures tricks ». Vous serez encouragés à jouer le plus possible avec les mêmes personnages dans la mesure où chaque  épreuve vous permettra de remporter de l’expérience et des crédits, lesquels pourront être utilisés pour acheter du meilleur matériel et ainsi améliorer vos performances en piste et aussi pour débloquer des défis dans le mode de jeu « Exploration ».

Le mode Exploration devrait vous occuper un bon moment avec ses nombreux défis répartis sur 150 parcours. S’il est facile de remporter une médaille de bronze, la médaille d’or est en revanche bien moins accessible, surtout en mode « Tricks ». C’est l’occasion de bien s’améliorer et de signaler que le challenge est bien au rendez-vous !

 

 

Enfin le mode Epreuves Mondes, mode multijoueur de SSX, sera celui qui devrait vous occuper pendant le plus de temps avec son nombre forcément illimité de défis. Chaque joueur peut ainsi créer un défi en définissant un droit d’entrée en crédits et une durée. Tous les crédits sont réunis et sont redistribués en fonction de la position de chacun des joueurs, encourageant ainsi les grandes compétitions. Afin de ne pas se sentir seul, le ghost d’un autre joueur vous accompagnera tout au long de votre descente. On retrouve là un système efficace  qui a déjà fait ses preuves dans des jeux comme Everybody’s Golf sur Playstation Vita. Les plus populaires d’entre vous pourront également concourir directement contre leurs amis.

Gros bémol cependant, à savoir qu’il n’existe plus de mode multijoueur hors ligne. Terminées donc les parties en écran-splitté et c’est bien dommage ! Une fois de plus on perd en convivialité dans un monde où l’individualisme règne en maître ! N’espérez donc pas passer de folles soirées en compagnie de vos amis comme dans SSX 3, dorénavant ce sera chacun chez soi.

Enfin, pour pimenter le jeu en ligne, il vous est offert la possibilité de placer des Geotags, lors des épreuves en ligne, sortes de balises qui une fois posées vous rapporteront de l’expérience et  des crédits si personne n’arrive à les attraper. Cela vous encouragera  donc à placer des Geotags aux endroits les plus improbables en espérant être le seul joueur au monde à avoir réussi à atteindre ledit point.

Avec ses multiples modes, ses pistes à foison et le nombre impressionant de planches et accessoires à débloquer, SSX devrait vous occuper pendant de très longues journées.

 

Plutôt jolie la montagne mais attention à la boue

Ne vous attendez pas une référence sur consoles de salon : SSX est visuellement correct mais bien loin d’être transcendant. Certaines textures ne sont pas très fines, la modélisation parfois un peu grossière et le calcul des collisions laisse parfois à désirer. Malgré tout SSX remplit sa part du contrat avec un jeu globalement beau compte tenu de la taille des environnements et surtout du fait que ce n’est pas le genre de soft dans lequel on s’attarde beaucoup sur les décors.

Si la prise en main est plutôt bonne, comme nous l’avons déjà dit plus haut, elle souffre cependant d’un certain flottement qui la rend moins précise et moins immersive. Les sensations de vitesse ne sont d’ailleurs pas au rendez-vous, tout étant concentré sur les sensations lors des tricks. On regrette cet aspect alors même que l’immersion dans SSX 3 était bien meilleure.

Au niveau de la bande-son et des bruitages, rien de particulier, SSX assure l’essentiel.

 

En conclusion

Si SSX n’est pas au niveau du troisième opus, difficile tout de même de passer à côté du désormais unique représentant du genre.

Très riche en contenu, fun, accessible tout en étant très technique, le petit dernier d’EA Sports Big est une valeur sûre qui saura ravir tous les amateurs de snowboard arcade.

L’ajout d’un excellent mode survie devrait par ailleurs convaincre les habitués de la série et les amateurs de scoring pourront difficilement passer à côte d’un tel terrain jeu 100% intégré en ligne !

Dommage qu’on ne retrouve pas la prise en main exemplaire de SSX 3 et ses sensations uniques et, aussi, un mode multijoueur en écran-splitté…

NOTE MaXoE
6 / 5
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Digne représentant d'un genre aussi prenant qu'unique, SSX est de retour dans un opus plutôt réussi. En cette période de vaches maîgres, malgré ses quelques défauts, impossible de passer à côté quand on aime le snowboard !
ON A AIMÉ !
- contenu pléthorique ;
- un mode en ligne dynamique ;
- les Geotags amusant ;
- SSX is back !
ON A MOINS AIMÉ...
- des flottements dans la prise en main ;
- immersion en demie-teinte ;
- pas de multijoueur en écran-splitté
SSX
Editeur : EA Sports
Développeur : EA Sports BIG
Genre : Sport / Course
Support(s) : PS3, Xbox360
Sortie France : 01/03/2012

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