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Les Jeux Vidéo Star Wars – Partie 2 : Empire At War, Le Pouvoir de la Force 1 & 2
Vous êtes venu dans cette épave ? Vous êtes plus brave que je ne le pensais.

On continue notre survol des jeux estampillés Star Wars. Aujourd’hui pas moins de 3 tests inédits dans nos colonnes ! Stratégie et Beat’em All. 

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EmpireAtWar-jaqStar Wars : Empire At War

LucasArts – 2006 – Stratégie – PC, Mac

 

L’univers Star Wars, que l’on ne présente plus, fait désormais partie de l’inconscient collectif, manipulant avec virtuosité les thèmes chers à nos sociétés : des héros emblématiques, une frontière fragile entre le bien et le mal ou encore l’éternelle quête d’un monde meilleur. Mais Star Wars rime aussi avec des batailles de grande envergure dirigées de main de maître par les leaders et stratèges de la rébellion et de l’empire. Leur rôle fut plus que décisif dans les grands affrontements comme ceux d’Endor ou de Hoth. Pourtant, ils risquent de n’être bientôt plus qu’un souvenir au panthéon des grands généraux quand les Jedi en herbe auront pris les commandes de ce Star Wars : Empire At War, toute la question étant de savoir si cet énième opus, qui constitue aussi la troisième incursion de la licence dans le domaine de la stratégie temps réel, pourra séduire un public plus large que celui des fans inconditionnels de l’œuvre de Lucas…

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Les deux premiers modes solo, le mode « campagne » et le mode « conquête galactique », vous permettent d’incarner, au choix, la rébellion ou l’empire. Le premier, de manière très classique, suit un scénario prétexte à l’enchaînement de nombreuses batailles tandis que le deuxième propose une sorte de partie d’échec galactique. Finalement, leur seule différence réside dans l’enchaînement des affrontements, prédéfini pour l’un, dépendant de la tactique adoptée pour l’autre.

Mais la particularité de ces deux modes, comparés aux RTS plus conventionnels, se situe dans une gestion un peu particulière de la stratégie : la collecte des ressources et les constructions d’unités ne sont pas effectuées au cours de la bataille mais pendant une « pré-phase galactique ». Celle-ci vous donne la possibilité de construire vos armées, qu’elles soient terrestres ou spatiales, en exploitant les ressources des différentes planètes sous votre égide. Vous allez ainsi placer judicieusement vos unités dans la galaxie en anticipant au maximum vos besoins en fonction des batailles futures, car le déploiement de vos armées sur une planète nécessite que les unités aient d’abord été positionnées sur son orbite. Il vous faudra ainsi faire preuve d’un grand sens tactique pour répartir au mieux vos troupes et conquérir de nouvelles terres, le montant de vos crédits et le nombre maximum d’unités dont vous pouvez bénéficier étant directement dépendants des planètes placées sous votre domination. Quand tous vos pions seront placés, vous pourrez passer au combat proprement dit qui reste dans la plus pure lignée du genre. Belle petite surprise cependant : certaines missions n’ont pas lieu sur le plancher des vaches mais en plein espace. A vous les batailles enragées contre les destroyers impériaux aux commandes de corvettes corelliennes et autres X-wings. Ces phases sont de véritables bulles d’oxygène dans le déroulement d’une campagne, d’autant plus que les effets graphiques y atteignent des sommets.

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Le dernier mode solo, le mode « escarmouches », vous convie au choix unitaire d’une bataille prédéfinie : une sorte de fast-food de la stratégie. Il propose des batailles à la carte, vous permettant même de créer vos propres scénarii. Les habitués du genre se sentiront un peu plus à l’aise puisque l’on retrouve le schéma classique des RTS avec une collecte des ressources et une construction des unités directement sur le champ de bataille.

Ce titre, comme on nous l’avait promis, réserve de belles surprises. En dehors des combats galactiques, vous aurez la possibilité de diriger toutes sortes de héros des deux camps : Boba Fett, Obiwan Kenobi, Palpatine, Han Solo, Dark Vador, j’en passe et des meilleurs. Ces héros ont des facultés particulières, rendant leur présence obligatoire au sein de vos troupes. Ainsi Obiwan, en dehors de ses talents de bretteur, pourra soigner les unités situées autour de lui. De la même manière, Han Solo pourra capturer des bases ennemies, Wedge Antilles aura une influence néfaste sur le blindage des vaisseaux de l’empire et R2D2 exploitera ses facultés de piratage pour s’approprier les terminaux informatiques. Alors d’accord, la notion de héros existe déjà dans des titres tels que Warcraft 3, mais l’influence sur le gameplay est ici franchement significative, d’autant plus que les « héros » sont soumis aux mêmes règles que les unités normales, en d’autres termes elles génèrent un certain coût lors du recrutement induisant donc des choix tactiques cornéliens. Pour renforcer encore votre équipe, vous pourrez également visiter les cantinas et y embaucher des contrebandiers. Ces derniers effectueront notamment des missions d’infiltration pour vous.

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Techniquement aussi, le soft tient plutôt bien la route. Les graphismes allient finesse et clarté. Quant aux créatures et personnages, ils sont plutôt bien modélisés, spécialement les TB-TT (Vous savez, les espèces de dromadaires vus dans « l’empire contre-attaque ») qui font un drôle d’effet quand vous les voyez débarquer. Les décors ne sont pas en reste avec une très belle restitution des différentes ambiances planétaires. Côté bande-son, il n’y a pas grand-chose à faire en tant que développeur quand on bénéficie déjà des compositions de John Williams. Seul petit bémol, les voix ne sont pas toujours convaincantes, voire même limite choquantes quand on est habitué aux voix françaises des films (le plus beau flop revenant à la voix dont est affublé Han Solo).

Bref, ne boudons pas notre plaisir, même s’il ne révolutionne pas vraiment le genre, Star Wars : Empire At War peut compter sur plusieurs très bonnes idées joliment exploitées : la gestion planétaire des ressources, les héros, les combats spatiaux, etc. Les fans de l’univers seront sans aucun doute comblés. Les hardcore gamers préféreront peut-être se tourner vers les grands classiques du genre, mais ce serait passer à côté d’un titre au gameplay rafraîchissant. Alors, n’attendez plus une minute, endossez vos yeux globuleux de général Ackbar et virez moi cette étoile noire qui gâche le paysage.

Note : 8/10

 

 

star-wars-le-pouvoir-de-la-force-i-jaqStar Wars : Le Pouvoir de la Force 

LucasArts – 2009 – Beat’em all – PC, Mac, PS3, Xbox 360

 

L’empereur m’a trompé. Il a fait de moi sa marionnette ou plutôt son épouvantail, cette caricature d’homme sombre, dans le seul but de faire régner l’ordre à travers tout l’empire. Je sais qu’il m’a manipulé mais il est maintenant trop tard pour faire machine arrière. Ma seule issue, c’est son élimination pure et simple, et pour cela j’ai besoin d’un apprenti à la hauteur…

Vous l’aurez compris, Dark Vador s’est résolu à trouver un apprenti (dans le dos du père Palpatine donc). Et c’est ce dernier que vous allez incarner (l’apprenti, pas Palpatine) tout au long de cette nouvelle aventure consistant à sillonner l’univers à la poursuite des ultimes survivants Jedi. Vous voilà donc définitivement passé du côté des méchants, encore que le soft réserve quelques heureuses surprises…

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En terme de gameplay, SW Le Pouvoir De La Force ne fait pas vraiment dans l’originalité. C’est du bon vieux beat’em all tout ce qu’il y a de plus traditionnel. A vous donc d’étriper les inconscients qui se dresseront sur votre route. Ces ennemis ont beau être variés, ils respectent toujours scrupuleusement l’univers Star Wars : ici vous vous coltinerez des jawas, là des duros et des droïds aspirateurs de Force, plus loin des soldats rebelles et même des stormtroopers qui pourraient révéler votre existence à l’empereur. Et bien sûr, les Boss sont également de la partie : des robots gigantesques, des rancors et autres maîtres Jedi.

Pour rosser tout ce beau monde, rien de tel qu’un sabre laser flambant neuf et un peu de Force. Côté sabre, pas de grande surprise, on retrouve un système de contrôle classique pour ce genre d’ustensile. Par contre, côté force, quel panard ! Vous êtes tout simplement à même d’éjecter n’importe quel ennemi et de soulever tous les éléments du décor pour vous en servir comme projectile. Et ça ne s’arrête pas en si bon chemin ! Envoyer de redoutables décharges électriques, plier toutes les structures du décor ou encore détourner un chasseur Tie en plein vol sont autant d’autres facultés à votre actif ! Ce qui fait la particularité de ce titre, c’est aussi la démesure des objets sur lesquels vous pouvez influer : des portes gargantuesques explosées d’une simple chiquenaude, des vaisseaux spatiaux littéralement forcés à se poser, etc. Vous vous sentirez bientôt tout puissant, presque à l’abri du « game over », mais ce serait sans compter sur des challenges très bien calibrés. Les ennemis sont suffisamment nombreux et bien placés dans les niveaux pour vous obliger à faire preuve de sens tactique. Les combats contre les maîtres Jedi, en particulier, sont de vrais morceaux d’anthologie. Obligeant à peaufiner une stratégie jusque dans ses moindres détails, ils laissent souvent sur le carreau, le souffle court et les mains moites.

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Au-delà de ses caractéristiques classiques de beat’em all, Le Pouvoir De La Force flirte aussi avec le genre RPG. Comme souvent dans ce type de jeu de combat, votre perso peut ainsi bénéficier d’améliorations de trois types différents. Les premières, appelée « Pouvoir de la force », vous permettent de renforcer vos talents dans le domaine de la télékinésie, des éclairs de force ou encore du lancer de sabre. Les deuxièmes, les « talents de force », concernent vos caractéristiques propres comme la capacité de vos jauges de vie et de force. Enfin, les « combos de force » vous permettent de débloquer de nouveaux enchaînements. Tout ceci a évidemment un coût, celui des victoires obtenues sur le champ de bataille. Chaque ennemi mort, chaque élément détruit vous donne des points de force supplémentaires et ces points vont, à terme, faire passer votre perso au niveau supérieur. Chaque palier franchi est récompensé par des sphères de force à utiliser dans les différentes catégories et ainsi de suite. Un processus diablement prenant et efficace !

Ces différents ingrédients se mélangent dans une harmonie rare. On enchaîne les niveaux avec un plaisir bestial sans jamais voir poindre les démons de la lassitude. Qui plus est, d’autres éléments enrichissent encore le gameplay : des QTE pour achever les boss, des objectifs secondaires à accomplir, des holocrons Jedi à dénicher, auxquels s’ajoute la possibilité de se repaître du dernier souffle de son ennemi pour augmenter encore un peu plus les points d’expérience obtenus (oui c’est glauque mais c’est Sith).

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Pour ne rien gâcher, les moteurs utilisés s’avèrent être des modèles du genre. On ne présente plus Havok, le moteur physique, toujours aussi efficace. Euphoria, moins connu, se charge des animations et gestuelles des personnages non joueurs. En gros, il permet de leur donner des comportements plus naturels. Le plus fort c’est que ça fonctionne vraiment. L’univers Star Wars dans son ensemble paraît moins artificiel, moins robotisé. Quelle jubilation de soulever un ennemi et de le voir se débattre comme un beau diable agitant ses membres dans tous les sens !

Si ce n’est l’absence d’un mode online (seule véritable carence du soft), qu’ajouter d’autre sinon que ce Star Wars : Le Pouvoir De La Force tient pour ainsi dire toutes ses promesses. Le maniement du couple « force-sabre » se révèle très intuitif et les deux se combinent joyeusement pour un maëlstrom de destruction. Que l’on soit fan ou non de Star Wars, tout gamer y trouvera certainement son compte avec, en particulier, un challenge savamment relevé.

Note 8/10

 

star-wars-le-pouvoir-de-la-force-ii-jaqStar Wars : Le Pouvoir de la Force II

LucasArts – 2010 – Beat’em all – PC, Mac, PS3, Xbox 360, Wii, DS

 

Le disciple du père Vador est de retour et il n’est pas content. L’épisode 1 de la licence possédait un certain nombre de défauts concernant sa jouabilité mais son ambiance à tout casser et ses moteurs graphiques Havok et Euphoria ont fini par convaincre les aficionados de la saga de Georges Lucas. Voilà le deuxième opus qui va corriger, on l’espère, les imperfections de son grand frère.

Les premiers pas dans l’aventure vont déstabiliser les habitués de la licence. On dirait que l’on a affaire à un jeu différent. Les sensations, pad en main, sont vraiment différentes. Le personnage semble déjà être plus rigide dans ses déplacements et les combos que l’on connaissait ont disparu corps et biens. Non pas qu’il n’y en ait pas, mais elles sont différentes plus simples à mettre en œuvre. Pas grave, on se fait rapidement à la nouvelle donne et quelques sensations reviennent tout de même : la poussée de force, les éclairs, la préhension. On prend toujours autant de plaisir à dégommer le décor et les ennemis d’autant plus que dès le début de l’aventure vous explosez des TIE armé de votre seule force. Toujours aussi jouissif.

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On retrouve aussi les holocron jedi et sith et les corps inertes de vos ennemis vous abreuvent en points d’XP transformables en améliorations. Autre surprise de taille : le système d’améliorations a été simplifié à l’extrême. Fini le temps ou vous pouviez choisir la combo à débloquer ou la capacité à booster. Ici, on nous propose juste d’améliorer nos pouvoirs de force sur 3 niveaux possibles. Du coup, la teinte RPG qui nous avait bien plu dans le premier opus disparaît et c’est bien dommage. 

Quelques ajouts heureux sont tout de même à signaler. Ainsi, vous pouvez déclencher un mode Furie qui décuple vos forces et un nouveau pouvoir appelé Ruse Jedi permet de détourner l’attention des gardes.

Vous l’avez compris, le titre ne réserve au final que peu de surprises. Pire encore, le level design est très convenu avec des esplanades immenses et des couloirs sans fins qui sont certes propices aux affrontements dans le style beat’em all mais on aurait aimé un peu plus d’originalité. Heureusement que les environnements sont soignés et variés.

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Autre point à mettre au passif du titre : sa répétitivité. Les combats sont agréables, nerveux mais la donne change trop peu souvent. On affronte souvent les mêmes (le bestiaire est finalement peu varié) dans les mêmes situations. C’est d’ailleurs le défaut de pas mal de jeux dans le genre quand ils ne s’appellent pas God Of War ou Bayonetta. Ces joutes pourraient ainsi lasser le plus fervent des admirateurs de l’univers Star Wars. Heureusement les développeurs ont eu la bonne idée d’insérer ici et là des combats de plus grande envergure qui rompent la monotonie qui s’installe. Ainsi le combat contre le Gorog est particulièrement prenant quand il ne s’agit pas d’affronter un vaisseau bourré de missiles alors que vous êtes vous-même juché sur un tramway qui menace d’exploser à tout instant.

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A l’heure du bilan, il est clair que cette suite nous a un peu déçus. L’action est souvent répétitive et on a l’impression que le gameplay a été amputé d’une manière ou d’une autre. Mais le titre sait aussi nous faire les yeux doux avec ses Boss éreintants et son univers fort bien dépeint. L’absence de multi est partiellement compensée par les défis qui sont des épreuves ponctuelles fort sympathiques. Les fans pourront donc accrocher mais les vrais gamers adeptes du beat’em all exigeant et complexe passeront leur chemin.

Note : 6/10

 


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