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06.08.10, 20:11 | Par

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Le tatouage traditionnel japonais


Il existe plusieurs mots au Japon pour parler du tatouage. L’horimono est le terme qui désigne les tatouages en général. L’irezumi lui ne concerne que les tatouages traditionnels qui couvrent de larges parties du corps, tatouages intégraux inclus. Ces tatouages sont de véritables oeuvres d’art qui prennent plusieurs années à être fini et qui coûtent une petite fortune. Ceux-là sont exécutés par des maîtres, maîtres qui forment des disciples. Mais le tatouage au Japon a toute une histoire, une histoire qui subit une petite évolution depuis quelques années avec l’influence occidentale.

De nos jours, les tatouages ne sont pas très bien vu au Japon. Signe distinctif des yakuza ou preuve d’une liberté de mœurs mal vue, il n’en est pas moins que pour beaucoup, il est un art. Son origine remonte à loin, quand les pêcheurs se tatouaient le visage pour se protéger contre les esprits maléfiques.

Un maître à l'oeuvre

Et ça remonte à…

Des figurines datant de l’ère Jomon (-10 000 à -300 av. JC) portent des marques ressemblant à des tatouages sur le visage et le corps.
Par la suite, des écrits chinois du IIIe et IVe siècle parlent de pêcheurs japonais au corps entièrement tatoué.

L’apparition des premiers ouvrages imprimés japonais date du VIIIe siècle. Parmi ces ouvrages figure le Kojiki, écrit en 712 qui décrit deux types de tatouages, le premier réservé aux personnes illustres et aux nobles, et le deuxième, plus dégradant, réservé aux criminels. Pour les petits curieux, le Kojiki raconte les origines mythologiques du peuple japonais. Ce livre est le fondateur du shintoïsme. Le lire permettra à tous ceux qui sont intéressés par la culture nippone de mieux comprendre certaines de leurs coutumes. Et comme rien ne vaut un petit lien

D’autres écrits chinois parlent aussi de japonais tatoués dans les îles Ryukyu (îles de la partie Sud du Japon) qui tatouaient le dos de leurs mains, incluant les doigts, les poignets et les articulations. Mais le tatouage n’était pas répandu sur toutes ces îles : sur certaines, hommes et femmes étaient tatoués, sur d’autres seulement les femmes et on ne trouvait aucune trace de tatouage sur certaines îles. Ces tatouages sur les femmes étaient censé les protéger des enlèvements pratiqués par les japonais. Il est parfois utile de savoir que son ennemi n’aime pas les femmes tatouées…

Les Ainus pratiquaient aussi le tatouage (à ne pas manquer, notre dossier intitulé : A la découverte de l’ethnie des Ainus d’Hokkaido). Ils les utilisaient comme symbole d’appartenance à un clan ou un métier. Les femmes quant à elles, avaient des tatouages à valeur rituelle : des moustaches !

Ces deux peuplades pratiquaient aussi le tatouage thérapeutique. Ils croyaient que le tatouage pouvait guérir la partie du corps tatouée.

L’ère Edo et l’influence confucéenne

Le VIe siècle marque l’arrivée du bouddhisme et des doctrines confucéennes au Japon, deux influences qui changèrent radicalement la perception du tatouage qui pris alors une forte connotation négative.

Le premier shogun de la période Edo, Tokugawa Ieyase, a unifié le pays et installé le pouvoir à Edo (si, si, vous connaissez, c’est la ville qu’on appelle Tokyo maintenant ^^). Il a divisé la société en 4 classes : shi (les samourais), no (les paysans), ko (les artisans) et sho (les marchands). Ces rangs sont basés sur le confucianisme. Il bannit en 1614 le christianisme et appliqua la règle du confucianisme à la lettre (et ce qui suit n’est qu’une traduction approximative tirée d’une autre traduction moins approximative à mon avis certainement tirée d’une autre traduction encore moins approximative…) : « Le corps, les cheveux et la peau que nous avons reçu de notre père et de notre mère, ne pas les abîmer est le début de la piété filiale. Préserver son corps, c’est vénérer son dieu. »

Le tatouage se mit alors progressivement à marquer les peines judiciaires, et les résidents des quartiers de plaisir : les Yujo (prostituées légales) et Geisha de rang inférieur.

L’irebokuro, le tatouage des courtisans (toujours dans l’ère Edo)

Ces dernières étaient adeptes de l’irebokuro (nommé ainsi à l’ère Edo) alors que les Geisha et courtisanes de haut rang les dédaignaient en général. Ire ou ireru signifie insérer et bokuro ou hokuro signifie grain de beauté. Au début de la période Edo, le tatouage est comme un grain de beauté, ce n’est pas encore « imagé ». Un des plus anciens irebokuro répertorié est un tatouage pratiqué sur la main d’un homme et d’une femme, à l’endroit où, quand ils se tiennent la main, la base de leur pouce se touche. L’irebokuro est un souvenir pour les amoureux et un témoignage de leur amour. Certaines yujo se faisaient tatouer le nom de leur amoureux et le caractère japonais signifiant « vie ». Certains mentionnent la pratique de l’irebokuro pour les homosexuels aussi, entre les prêtres et de jeunes garçons (ben ouais, ce n’est pas l’apanage des prêtres catholiques). Ces tatouages s’appellent alors kishobori (on pourrait traduire ça comme « un vœu sous forme de tatouage » ou encore « une promesse tatouée »). Les yujo qui se faisaient tatouer sur l’intérieur du bras, près de l’aisselle, indiquaient une affaire secrète, un amour interdit ou un désir personnel. Pour certains, le tatouage chez les yujo signifiait une promesse secrète, une preuve nuptiale, un amour éternel, pour d’autres, ce n’était qu’un moyen de garder leurs clients et d’accéder à un rang plus élevé chez les courtisans.
Garder leurs précieux clients était leur but premier et elles disposaient de plusieurs moyens pour l’atteindre :

1 – donner une lettre à son amoureux (un gage écrit)
2 – tatouer le nom de son amoureux sur le bras
3 – couper ses cheveux
4 – couper son petit doigt (et oui, ce n’est pas les yakuza qui ont inventé cette pratique)
5 – s’arracher l’ongle d’un de ses doigts
6 – se donner un coup de poignard à l’épaule ou la cuisse

Beaucoup de yujo et de geisha se tatouaient pour faire plaisir à leurs clients. Les geisha de haut rang trouvaient le tatouage inélégant et indiscretm et l’évitaient, mais certains clients insistaient et il ne leur était parfois pas possible de l’éviter. Comme le tatouage pouvait être une source de problème si la geisha avait plusieurs clients, l’ôter n’était pas un obstacle. Il était cautérisé avec une mixture de moxa (herbes séchées) et du feu. Se couper un doigt, les cheveux ou s’arracher un ongle était quelque chose de trop visible, c’est pourquoi le tatouage était la méthode préférée. Mais la forme extrême d’amour était le shinju, le double suicide (ils sont parfois extrêmes les japonais quand même). Beaucoup d’amoureux l’ont pratiqué au point que ce phénomène a atteint un pic pendant l’ère Genroku (1688-1703). Par la suite, à l’ère Tokugawa, le kishobori perda de sa popularité.

Au XVIe siècle, pendant les guerres civiles du Sengoku Jidai, certains samourais se faisaient tatouer. Si jamais ils mourraient sur le champ de bataille et qu’on leur volait vêtements et armures, leurs tatouages servaient à les identifier. Mais c’est à l’ère Shogun qu’il pris définitivement une mauvaise connotation, quand les autorités japonaises se mirent à marquer les criminels en les tatouant, pour les distinguer du reste de la population.

Le tatouage pénal

Le gouvernement Tokugawa avait certains problèmes financiers. Quand Yoshimune devint le huitième shogun en 1716, il commença à réformer la politique. Une de ses plus grandes modifications fut d’imposer la « frugalité ». Et il commença lui-même par diminuer ses dépenses et ordonna à tous ses officiels de diminuer le coût de leur département. Il imposa aussi aux gens du commun de diminuer leur train de vie et de ne plus afficher le luxe (certains devraient en prendre de la graine parmi nos dirigeants…).

Ce fut lui aussi qui instaura la peine officielle du tatouage en 1720 pour remplacer l’amputation du nez et des oreilles (exception faite pour les samourais qui ne subissaient pas ce genre de choses). Les voleurs et les meurtriers étaient condamnés à mort, tandis que ceux coupables d’extorsion, de fraudes et d’escroquerie étaient punis par * prend une voix caverneuse et menaçante * la peine du tatouage (ça fait peur, hein ?).

Ces tatouages ressemblaient généralement à des cercles noirs autour des bras (ou encore à un kanji sur le front). Les criminels tatoués étaient mis au ban de la société, sans espoir de retour en arrière, leur ôtant toute raison de ne pas recommencer et les entraînant par la même occasion dans un cercle vicieux de crimes. Et les gens se mirent alors à considérer avec peur tous ceux qui portaient un tatouage. Les tatoués finirent par former une classe en dehors de la société , la classe eta. Les cercles noirs furent au fur et à mesure recouverts d’autres tatouages plus évolués pour les camoufler et ainsi apparurent les tatouages actuels des yakuza, magnifiques œuvres colorées qui vont souvent jusqu’à recouvrir la totalité de leur corps (je ne suis pas allée vérifier personnellement pour ceux qui se posent la question, mais vous trouverez sur le net de nombreuses photos qui vous le prouveront, bande d’incrédules ! Les photos en noir et blanc sont des photos de yakuza.

Cette peine a été interdite par la suite par le gouvernement Meiji en 1870. Ils ont même interdit le tatouage tribal des Ainus et des habitants des îles Ryukyu. Sa politique de rénovation ne faisait pas bon ménage avec la pratique féodale qu’était le tatouage. Et c’est aussi à cette époque que le Japon s’est ouvert aux occidentaux dont les marins permirent aux maîtres tatoueurs d’exporter leur art. Et pas forcément des petits marins. Des écrits disent que Hori Chyo, un maître tatoueur, a tatoué le Duc de Clarence, le Duc d’York (qui devint le roi George V) et celui qui devint par la suite le Tsar Nicholas II.

L’interdiction sera levée nationalement en 1948 (sauf pour les moins de 18 ans), mais la perception négative restera encrée dans les mentalités. Même si certaines catégories professionnelles l’utilisaient comme une marque de leur corporation.

Le tatouage comme moyen de reconnaissance ?

Parmi ces catégories professionnelles figurent les pompiers d’Edo. Ces derniers affectionnaient particulièrement les dragons et créatures aquatiques susceptibles de les protéger dans leur travail dangereux. Pendant la période Tokugawa, Edo était souvent envahie par les flammes et la cité disposait donc d’un système particulièrement bien développé pour lutter contre les incendies.

Je ne sais pas si on peut considérer les Yakuza comme une catégorie professionnelle. Mais ils sont responsables en grande partie de cette image qu’à le tatouage à l’heure actuelle. A la base, les Yakuza ne comportaient pas que des hommes comme c’est le cas actuellement. Les femmes, les maîtresses et les petites amies se faisaient aussi faire des tatouages qui servaient à montrer leur affiliation et/ou leur loyauté. Mais il semble que la misogynie moderne soit plus forte et vous ne rencontrerez que très, très peu de japonaises arborant de tels tatouages.

73% des yakuza sont tatoués. Cette étape était considérée comme un test d’endurance et de courage et les tatouages qu’ils se faisaient faire étaient très codifiés. Mais les nouvelles générations de yakuza se font de plus en plus faire un tatouage de type occidental, plus rapide, moins douloureux et bien moins cher ! Certains sautent même l’étape du tatouage et d’autres se le font enlever par opération pour retourner dans la société..

Le milieu de la prostitution considère le tatouage comme un élément sensuel qui augmente l’attrait des prostituées envers les clients et c’est la deuxième cause responsable de la discrimination des tatoués (pour ceux qui ont perdu le fil de l’histoire : assimilés comme étant des yakuza, ou comme ayant un lien avec la prostitution).

Mais l’influence occidentale fait que cette discrimination des tatouages se fait moins importante. Vous trouverez toutefois encore dans de nombreux bains publics une affiche interdisant l’entrée à ceux qui portent un tatouage. * petite note personnelle : penser à investir dans du fond de teint waterproof le moment venu *

Et c’est grâce à l’évolution de cette vision du tatouage qu’on peut percevoir une partie de la complexité du Japon et de sa société. Le fait que le tatouage soit considéré comme un art ne date pas d’hier, mais de bien plus longtemps. Preuve en est la technique ancestrale qui est pratiquement restée telle quelle. Le tatoueur est un artiste. Le tatouage qui prend plusieurs années pour être fini est une œuvre d’art. Mais le tatoué n’est qu’un criminel.

La partie technique

A l’heure actuelle au Japon, la diffusion de la technique traditionnelle à un plus large public est toujours difficile du fait du tabou associé. Grâce à l’initiative de quelques pionniers, dont le maître Horiuno au tournant du XXè siècle, un des grands noms de l’irezumi moderne, un grand nombre d’apprentis tatoueurs a pu être formé. Et de nos jours, on peut trouver à Tokyo des conventions de tatouages et quelques tatoueurs de la nouvelle génération proposent à nouveaux des motifs traditionnels.

Le tatouage traditionnel est entièrement réalisé à la main avec de fines aiguilles, de l’encre de charbon et des pigments de couleur. L’outil est une sorte de manche en pointe, en général en métal mais autrefois en bambou, au bout duquel sont insérées ces aiguilles dont le nombre dépend de la taille du tatouage. Suivant le type de travail et la partie du corps concernée, le tatoueur peut utiliser de 5 à 36 aiguilles. L’encre utilisée est toujours la même encre noire depuis 300 ans. Par contre, les méthodes de désinfection ont considérablement évolué : à l’époque d’Edo, ils utilisaient l’alcool ; pendant l’ère Meiji, ils ont bouilli et maintenant, ils utilisent les mêmes procédés de stérilisation que dans les hôpitaux.

Cette méthode traditionnelle est réputée très douloureuse et même les yakuza se font de moins en moins tatouer. Vous en trouverez même qui n’ont qu’un tatouage qui restera inachevé à cause de la douleur. 80% des clients abandonnent le tatouage en cours de route (en ne comptant pas que les yakuza).

Maître Horiyoshi III, en personne

C’est peut-être une des raisons qui fait que cette technique n’est désormais que peu utilisée par les tatoueurs, en plus du fait qu’elle nécessite des techniques et des connaissances spéciales.

Maître Horiyoshi III est une figure emblématique de l’irezumi actuel. Il est l’un de ceux qui a modernisé cet art en utilisant un dermographe électrique pour le tracé des grandes lignes et les techniques d’ombrages occidentales. Il est aussi le propriétaire du Tatoo Museum de Yokohama, musée qui se veut une vitrine pour diffuser cet art.

Pour vous montrer un peu…

L’apprentissage

Du fait de l’évolution de la technique, l’apprentissage des jeunes s’en trouve facilité. Ils acquièrent la technique plus rapidement et ils n’ont plus besoin de faire ce qu’ont fait leurs maîtres : tester sur eux-même les nouvelles techniques et les nouveaux pigments. Tester une couleur prend quand même un an…

Les élèves de Maître Horitoshi ne vont à leurs leçons que 2 à 3 fois par semaine à des heures précises. Les 3 premiers mois, ils doivent apprendre les bonnes manières et l’étiquette, ainsi que l’obéissance. Ensuite Maître Horitoshi leur enseigne la stérilisation et ils commencent à se tatouer les uns les autres sous sa direction après 6 mois. L’apprentissage dure 3 ans, mais ceux qui n’ont pas atteint la perfection dans ce laps de temps peuvent rester 2 années de plus.

Et l’art dans tout ça ? Pourquoi le corps entier ?

Les motifs « imagés » apparurent à l’ère Horeki (1751-1764). Les premières images tatouées étaient petites et personne n’avait encore eu l’idée de recouvrir tout le corps d’un motif, mais plutôt de mettre plusieurs petits motifs par-ci, par-là. Le développement de l’estampe changea les choses. L’ukiyo-e est la représentation de la vie de tous les jours, des paysages, des quartiers des plaisirs…

Une légende chinoise notamment, le Suidoken, a beaucoup affecté le tatouage traditionnel. Cette légende raconte l’histoire de plusieurs héros, braves et courageux qui volaient pour donner aux faibles. Elle fut notamment illustrée par Utagawa Kuniyoshi, un artiste d’ukiyo-e en 1827, ce qui déclencha une soudaine explosion de sa popularité. Son travail est actuellement encore utilisé comme base pour les tatouages et il est celui qui amena les tatouages intégraux qui mettaient mieux en valeur ses personnages-guerriers.

Un jimbaori Un autre jimbaori

L’idée du tatouage intégral vint du costume du samouraï appelé jimbaori, un manteau sans manche. C’était une veste très facile à mettre par dessus une armure sur le dos de laquelle était peint le motif préféré du samouraï. Ils avaient une nette préférence pour les héros, les dieux gardiens ou les dragons.

Les premiers tatouages se firent donc sur le dos et ils s’étendirent progressivement aux épaules, aux bras, aux cuisses, pour finir par recouvrir le corps entier.

Le terme iki est utilisé pour caractériser la culture Edo, son côté chic, accro à la mode. J’ai trouvé une petite traduction sympa de ce mot qui exprimera tout : « le plus cool ». Avoir le corps entier tatoué à cette époque était iki et augmentait sa côte de popularité, notamment dans la période Bunka Bunsei (1804-1830). Mais le gouvernement Tokugawa interdit le tatouage dans le but de contrôler la vie des communs, et cette interdiction ne semble pas avoir eu beaucoup d’effet… Certaines classes sociales n’avaient pas le droit de porter de vêtements luxueux, ils se tournaient donc vers le tatouage. La majeure partie des tatoués étaient les habitants des villes. Mais cette pratique ne faisait pas partie des us et coutumes des marchands et des samouraïs pour qui le confucianisme était la règle d’or.

Le tatouage au Japon a donc une longue histoire qui permet de mieux comprendre pourquoi il est encore perçu négativement, même si l’influence occidentale a redoré un peu son blason. Mais son histoire permet aussi d’avoir un aperçu de la complexité de la culture japonaise : les tatoués sont des marginaux, des criminels, mais le tatouage traditionnel est un art exercé par des maîtres, un art particulièrement coûteux et douloureux.


Initialement publié le 13.11.07 à 17:41.


Tadam







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