
Édité par Kepler Interactive (Clair Obscur – Expedition 33, Bionic Bay, ONTOS,…), Orbitals a été conçu par les têtes pensantes de Shapefarm, un studio basé à Tokyo au Japon. Après plus de quatorze années à faire office d’équipe collaboratrice/support, le studio ayant déjà de l’expertise sur des titres AAA, s’est tourné vers l’indépendance. Parmi les membres de l’équipe, on peut citer le réalisateur Jakob Lundgren que vous connaissez peut-être pour avoir travaillé auparavant sur les softs d’Hazelight Studios (A Way Out, It Takes Two, Split Fiction) ou encore le directeur créatif Marcos Ramos, celui-ci s’étant inspiré de Dragon Ball ou encore d’œuvres de Kow Yokoyama pour donner vie au projet qu’est Orbitals.
D’ailleurs, on peut dire que les choses n’ont pas été faites à moitié, car outre une VF et VO du tonnerre, la partie des cinématiques d’Orbitals a été confiée au Studio Massket, ce dernier ayant déjà œuvré sur plusieurs anime (To Your Eternity Saison 3,…). Mais avant de détailler tout ceci dans la partie graphique/sonore de cette critique, pour l’heure parlons un peu de l’épopée du titre prenant place dans un univers SCI-FI.
Un duo attachant
Tout en restant vague pour ne pas spoiler, sachez que ce récit nous emmène à la rencontre de Maki, possédant un caractère plutôt bien trempé, et Omura, davatange taciturne, des explorateurs inséparables. En effet, tous deux ont grandi ensemble dans une Colonie, plus précisément dans une station spatiale qu’il faut tenter de sauver du phénomène de la tempête cosmique.
Une histoire au final plutôt bien écrite, profitant de personnages attachants aux différentes personnalités avec une mention spéciale pour le duo principal concernant leur relation fraternelle basée sur l’humour. D’ailleurs, ces sentiments sont renforcés par des doublages de haute volée, qu’il s’agisse de la VF ou bien de la VO. Malgré tout, sous ce déluge de visuels flatteurs style années 80/90 et ces dialogues, nous aurions aimé que certaines révélations ne soient pas si rapidement expédiées. En dehors de cela, on le redit, l’histoire reste bien écrite et agréable à suivre.
Fun et inventif !
Côté gameplay, Orbitals est donc un titre jouable exclusivement en coopération (en local écran splitté ou en ligne via GameShare) dans la veine des softs tels que It Takes Two que nous avions particulièrement apprécié. D’ailleurs, à l’instar des jeux de Hazelight Studios, le titre de Shapefarm dispose d’un Pass Ami mondial gratuit disponible sur l’eShop, le(la) second(e) joueur(euse) peut donc partager l’aventure de l’hôte sans devoir débourser un centime, ou alors faire moitié-moitié avec son/sa partenaire de jeu possédant le soft complet. Et ce d’autant que pour les possesseur(euse)s du bon matériel, la fonction Gamechat (en ligne) est disponible, ce qui est un plus pour communiquer et bien s’organiser pour la résolution de puzzles et la progression générale. Tandis que les adeptes de coop local n’en auront nullement besoin pour discuter des marches à suivre.
Il n’y a pas à dire, Shapefarm réussit pleinement son pari sur sa proposition, les puzzles intelligents et inventifs à résoudre nécessitent une bonne coordination et une précision entre le duo. En fait, on peut même dire que les habitué(e)s du pad s’en sortiront mieux que les novices en la matière. D’ailleurs pour ne rendre personne jaloux, à la différence des softs de Hazelight Studios, ici Maki et Omura n’ont quasiment aucune spécificité ni maniabilité différentes, par contre on peut choisir des outils variés parmi une certaine palette accessible.
Chacun peut ainsi essayer les différentes variations sans se sentir imposé d’une quelconque manière, bien au contraire. De plus, le rythme est sans temps mort bien que les énigmes soient agréables à résoudre, on apprécie grandement le fait que les mécaniques et les situations se renouvellent suffisamment pour ne pas s’ennuyer une seule seconde. Pêle-mêle, on peut par exemple découper du métal pour pouvoir progresser, ou alors « refroidir » de la lave pour avancer et bien plus encore. Certains passages mettant également à contribution des sauts et autres surprises franchement bienvenues !
Ce n’est pas tout, et évidemment là où l’on prend le plus de plaisir, c’est lorsque l’on est séparé de sa moitié, occasionnant de bons moments de rigolade pour bien se faire comprendre. La difficulté générale reste nettement bien dosée en somme, et il y a même d’autres surprises puisqu’il est possible de débloquer des mini-jeux basés sur la compétition en cherchant bien. Une fois découverts, on pourra s’y adonner pleinement lors d’un retour à un vaisseau servant de HUB. Il y aurait encore beaucoup à dire sur cette merveilleuse expérience qu’est Orbitals, mais nous préférons vous laisser le loisir de la découverte.
Absolument magnifique !
Avec ce gameplay fun, inventif et amusant, on peut dire que l’artistique et l’axe sonore ne sont pas non plus en reste ! Pour se répéter, les cinématiques ont été confiées aux bons soins du Studio Massket. Connu dans ce milieu de l’anime pour To Your Eternity (S3), The Weakest Tamer Began a Journey to Pick Up Trash entre autres, cette nouvelle œuvre à leur actif est tout simplement divine ! Ce style SCI-FI se marie parfaitement avec ce look anime des années 80/90 pour un rendu d’animation bluffant et très flatteur. Le tout en possédant sa propre identité artistique ! Même le rendu en jeu est plaisant pour la rétine avec ce mélange 3D / 2D profitant de couleurs chatoyantes, vives, de beaux arrière-plans, mais aussi de personnages très bien animés, renforçant au passage cet aspect anime rétro qui caractérise Orbitals.
Ce soin et cette beauté se sont également transposés dans les compositions musicales. Tout simplement excellents, les thèmes sonores entraînants, nostalgiques,… accompagnent parfaitement l’ambiance et les situations vécues. Mention aux thèmes « ~Accelerating Destiny~ (加速する運命) » et « Heart to Heart » interprétés par l’auteure-compositrice-interprète japonaise Mami Ayukawa (Mobile Suit Zeta Gundam,…). Avec ce très beau tableau, on profite également de doublages très qualitatifs parmi de multiples choix disponibles parmi huit langues. Les puristes seront ravis de retrouver les voix japonaises de Ryota Ōsaka, Risa Kageyama, Masaaki Mizunaka, Tatsuya Kobayashi,… et les francophones celles de Victor Niverd, Amandine Barbier -pour le duo principal-, Brigitte Lecordier ou encore Pascal Gimenez. Encore du tout bon pour cette partie donc !
Testé sur Switch 2 avec un code fourni par l’éditeur




