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13 Sentinels – Aegis Rim : Vanillaware signe une nouvelle pépite ? Assurément !
On adorerait avoir une suite (test garanti sans spoil)

NOTE DE MaXoE
9Sélection Best Of MaXoE
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
On ne présente plus le studio Vanillaware dont les titres tels que Odin Sphere (et son « Remake »), Muramasa ou encore Dragon’s Crown ont suscité un grand intérêt parmi les joueur(euse)s comme nous. Il faut dire que le studio a toujours su s’y prendre pour rendre leur jeu intéressant et mémorable. Aujourd’hui, on vous parle du dernier-né édité par Atlus qui n’est autre que 13 Sentinels - Aegis Rim. Couplant une aventure narrative avec treize histoires entrelacées et des combats de stratégie en temps réel, on ne vous cache pas que le soft est l’un de nos grands coups de cœur de cette année 2020.

Cela fait donc six ans, en prenant en considération la première carte de vœux de George Kamitani (le boss du studio et scénariste du soft), que 13 Sentinels – Aegis Rim a commencé sa phase de développement. Teasé dans le milieu de l’année 2015, et alors que Dragon’s Crown et le Remake/Remaster Odin Sphere (Leifthrasir) étaient déjà annoncés, cette nouvelle IP a officiellement été dévoilée au TGS 2015.

Par rapport aux autres œuvres vidéoludiques de Vanillaware, celle-ci est la plus majeure et ambitieuse. Car contrairement aux habitudes, seul George Kamitani s’est occupé de la partie scénaristique.

Un scénario riche, passionnant et complexe à la fois

S’en remettre totalement à soi-même pour réaliser une œuvre n’est pas une tâche aisée mais force est de constater que Kamitani a pris son rôle très au sérieux. On peut d’ores et déjà vous dire que l’homme maîtrise son sujet en nous délivrant un récit relativement riche et captivant mais parfois difficile à suivre.

En effet, même si l’on comprend rapidement l’intrigue générale, les débuts sont complexes et flous. On se retrouve embarqué dans une aventure où les scènes s’enchaînent et se mêlent aux divers protagonistes sans savoir pourquoi une guerre éclate, ni comment cela en est arrivé là.

Sans trop en dévoiler, cette aventure nous parle de treize adolescents, lycéens et lycéennes aux centres d’intérêt différents, l’un est par exemple adepte des effets spéciaux et de films sur les kaijus, la seconde aime l’athlétisme et les films de science-fiction, une troisième a une passion pour le chant, certaines aiment les desserts ou encore parler d’amour, tandis que d’autres sont plus bad-boy. Pourtant une chose rassemble ces treize protagonistes, ils sont les seuls à pouvoir se battre afin de défendre leur monde, à bord d’une Sentinelle (un Mecha) contre une invasion extraterrestre.

Pour bien comprendre la trame et tous les enjeux, il faut donc prendre son mal en patience, examiner les éléments avec attention, remettre les morceaux de ce puzzle en place et en ordre. Mais aussi se servir et se resservir des explications fournies dans le codex, une encyclopédie expliquant de nombreux termes, s’étoffant au fil du jeu et apportant des réponses. Cela est vital, d’autant que comme Vanillaware sait le faire, ce très riche récit passionnant de bout en bout se mêle à plusieurs sous-intrigues, elles-mêmes faisant partie de ce vaste dessein.

Entre la tradition du Japon et la science-fiction, Kamitani réalise un travail de maître car tous les éléments s’intègrent à la perfection. Par contre, ne croyez pas que les protagonistes ont été mis de côté en étant là uniquement pour remplir leur rôle respectif tel des pions. Non, ils ont chacun des parcours et des personnalités différentes, servis par un casting de haute volée. Cette grande implication et les détails minutieux des animations du studio permettent une meilleure immersion dans l’univers.

Comme pour l’écriture de la trame générale, Monsieur Kamitani a su rendre ses protagonistes humains, attachants, ayant des relations traitées avec justesse. Nul doute que vous serez conquis(es) par ces gros points forts scénaristiques, si toutefois la lecture, la patience et l’apparence cryptique ne vous rebutent pas. Car au bout de ce chemin complexe, vous allez découvrir une grande richesse et de multiples rebondissements. Et si certains éléments vous ont échappé, il ne faut pas hésiter à exécuter une seconde relecture.

Des phases scénarisées avec une approche Point’n Click libre

Le gameplay du soft se compose de deux phases distinctes : l’aventure (les phases scénarisées) d’un côté et de l’autre des combats stratégiques en temps réel (RTS). Dans le premier cas, nous suivons tour à tour les 13 protagonistes dans divers lieux et superbes environnements en 2D. Chaque « scène », habilement dessinée et animée, comporte quelques petites interactions, qu’il s’agisse d’examiner des objets prédéfinis ou de discuter avec d’autres personnages présents.

À force d’interaction et de discussions, nos héro(ïne)s débloquent des « mots-clés » très importants. Ces mots-clés sont ensuite transmis dans la pensée du locuteur afin de connaître son propre avis, sujet à évolution au fil de son avancée dans l’intrigue, mais ils servent aussi à entamer des discussions. Selon ses décisions et réponses, la trame du protagoniste évolue vers une route (ou embranchement) différente.

Il faut donc toutes les explorer si l’on souhaite découvrir le fin mot de l’histoire, même si parfois certaines impasses surviennent et nous demandent une condition spécifique pour déverrouiller la suite. Ce dernier point étant une bonne idée, tant la trame est passionnante et nous donne envie de découvrir la suite de chaque aventure. Sachez aussi que le mode Histoire et la partie Bataille peuvent être alternés selon vos envies et ne sont absolument pas imposés -à quelques exceptions près-.

Des affrontements RTS sympathiques mais trop simples en difficulté Intense

Concernant la seconde partie du jeu, il s’agit d’affrontements de stratégie en temps réel (ou RTS) jouables via une vue 3D isométrique. Le but étant de détruire tous les kaijus (ennemis) présents sur une map à l’aide de son arsenal.

Chaque héro(ïne) dispose de sa propre Sentinelle (un Mecha) allant de la première à la quatrième génération, ces différences s’expliquant par les attaques utilisables (lointaines, corps-à-corps,…) et des soutiens disponibles des uns par rapport aux autres. Il faut donc bien gérer son type d’unité afin d’exploiter au maximum les forces et les faiblesses de ses opposants, tout en gérant les PEs (équivalent de PM) s’épuisant à chaque frappe -ou presque-.

Pour récupérer une partie de ces PEs, il est nécessaire d’utiliser la défense de la Sentinelle concernée, de vaincre des opposants ou plus généralement pour un groupe, de se servir de ce que l’on appelle le Métasystème. Ce dernier permettant également d’intervenir avec d’autres moyens utiles mais en utilisation limitée. Lors de l’affrontement, il faut bien sûr faire attention aux PVs de ses alliés, car la mort de l’un(e) d’entre eux signifie la défaite et le recommencement de la mission en cours.

À ce sujet, préférez la sélection du monde Intense (difficile) sinon les batailles sont une vraie partie de plaisir. On émettra tout de même un bémol sur cette difficulté Intense. En effet, les trois quarts des batailles liées à l’histoire ne posent absolument aucun problème. Même avec un minimum de préparation (renforcement de Sentinelles via caractéristiques et nouvelles techniques), seul deux trois pics de difficultés surviennent. Un réajustement ou de nouveaux modes seraient parfaits pour résoudre ce problème.

Comme pour les autres œuvres du studio, on retrouve une patte graphique sublime

Comme vous l’aurez déjà remarqué, Vanillaware a utilisé deux styles graphiques pour son titre, d’un côté des environnements en 2D profitant de la patte artistique et du savoir-faire du studio, et de l’autre un enrobage 3D isométrique servant pour les affrontements.

Commençons par cet aspect 3D isométrique. Même si l’on profite de quelques jolies animations/effets d’explosions/tirs, tout est assez sommaire, ce qui ne plaira pas à tous en raison de ce style minimaliste et épuré utilisé.

À contrario la partie 2D ravira tous les fans, Vanillaware s’étant encore surpassé dans ses travaux en 2D, sublime comme toujours. Chaque séquence, dessinée à la main, bénéficie d’un soin tout particulier.

Plutôt que de la fantaisie traditionnelle à laquelle nous faisions face dans les autres productions du studio, ici on se retrouve avec plus de variété. Tradition et science-fiction s’allient avec brio dans des environnements encore et toujours mis à l’honneur par de très beaux effets et jeux de lumière, les teintes de couleurs utilisées accentuant ce rendu. Le chara-design et les animations ne sont pas en reste, d’ailleurs Vanillaware a aussi su réaliser de subtiles références/scènes en hommage à des films de science-fiction.

Pour son ambiance sonore, le titre ne comporte pas moins de 80 pistes différentes. On y trouve une grande adéquation avec tous les moments vécus afin de renforcer l’immersion, et il y a même quelques thèmes chantés. 13 Sentinels – Aegis Rim bénéficie de sous-titres français directement basés sur la version japonaise, cette traduction est de très bonne qualité, même si l’on y trouve quelques très légères coquilles (absence d’un mot ou de lettres à la fin de mots). Enfin, sachez aussi que le patch Day One déployé a apporté des voix anglaises au soft mais on a une nette préférence pour les voix japonaises, vraiment très convaincantes.

Testé sur PS4 Pro

NOTE MaXoE
9Sélection Best Of MaXoE
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Sans l’ombre d’un doute, Vanillaware nous livre une œuvre de très grande qualité avec 13 Sentinels - Aegis Rim. Ce projet majeur et à l’origine ambitieux fait mouche grâce à son écriture rondement menée. En effet, Kamitani a su instaurer un scénario extrêmement riche, complexe, comprenant de multiples rebondissements et sous-intrigues qui deviennent de plus en plus passionnants au fil du temps et à force d'intègrer les éléments dans le bon ordre. Car oui, il faut prendre son mal en patience et s’accrocher pour suivre ce périple en compagnie des treize protagonistes traités avec justesse. N’oublions pas non plus dans cette critique, la réalisation graphique dépassant les autres productions du studio, avec son chara-design et des environnements 2D sublimes. On ne peut que conseiller cette aventure, d’autant que la progression est assez libre et qu’en plus, le titre bénéficie d’une traduction française.
ON A AIMÉ !
- Une aventure très bien écrite, riche et complexe…
- …avec de multiples rebondissements et sous-intrigues
- Les améliorations
- Des combats RTS sympathiques…
- Des personnages intéressants
- La liberté que l’on peut prendre dans la progression
- La Direction Artistique
- L’OST
- Les références aux œuvres science-fiction/cinéma
- Sous-titres en français
- Des séquences narratives très belles
ON A MOINS AIMÉ...
- Quelques légères coquilles dans le texte
- Les graphismes épurés et minimalistes de la partie combat ne plairont pas à tous
- …mais le mode Intense ne pose aucun problème à part deux/trois pics de difficulté
13 Sentinels – Aegis Rim : Vanillaware signe une nouvelle pépite ? Assurément !
13 Sentinels - Aegis Rim
Editeur : Atlus
Développeur : Vanillaware
Genre : Aventure Narrative, RTS
Support(s) : PS4
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 22/09/2020

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