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Ys IX – Monstrum Nox : L’un des meilleurs opus de la série !
Une fois entré, on ne peut plus en sortir

NOTE DE MaXoE
8
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
S’il a fallu attendre huit années avant de mettre la main sur l’épisode Ys VIII, le neuvième opus, lui n’a pas pris un chemin aussi long. Peut-être est-ce dû au succès de ce numéro « 8 », mais quoi qu’il en soit Monstrum Nox débarque sur PS4 en ce début février 2021, avant de se lancer cet été sur Switch et PC. La franchise d’Action-RPG réputée de Falcom revient donc trois ans après Lacrimosa of Dana (et accessoirement un an après la sortie japonaise de Ys IX - Monstrum Nox) pour une toute nouvelle aventure au sein de la ville pénitentiaire de Balduq. Alors, est-ce que ce dernier opus en date a les épaules d’un bon ARPG et de bonnes ficelles ? Assurément oui, il ne manque plus que quelques touches (d’ordres techniques) pour en faire un « incontournable » auprès de tous.

Ce n’est pas la première fois que l’on vous parle de cette saga « Ys », une licence phare au sein des développeurs de Nihon Falcom, tout comme la franchise The Legend of Heroes. Ce studio indépendant, quarante années au compteur tout de même, possède pas mal de titres à son actif comme Tokyo Xanadu, Zwei ou encore Brandish. Concernant la franchise Ys, celle-ci a débuté en 1987 sur MSX puis a ensuite évolué au sein de multiples supports et générations jusqu’à son arrivée sur PS4. Parmi les épisodes chiffrés, Ys VI – The Ark of Napishtim (sur PS2) bénéficiant d’une traduction française, il en est de même pour Ys VIII – Lacrimosa of Dana. Il est donc naturel de découvrir Ys IX – Monstrum Nox dans notre belle langue de Molière. Ne vous attendez toutefois pas à être face au premier jet de la traduction d’YS VIII, celle qui a suscité bien des interrogations à cause de nombreuses erreurs et approximations. Pour cette neuvième aventure, nous avons droit à une traduction relativement soignée et agréable à lire, même si l’on n’échappe pas à quelques coquilles habituelles.

Une narration bien écrite

Comme pour les précédents jeux de la franchise, nous suivons une nouvelle fois Adol Christin. L’aventurier a encore grandi (il a désormais 24 ans) et peut se targuer d’avoir connu plusieurs péripéties au cours de sa vie, dont un certain nombre de naufrages, il faut bien le dire. Accompagné par son ami et compagnon Dogi, cette fois Adol se rend à Balduq, la ville pénitentiaire afin d’y trouver du repos. Seulement malheureusement pour l’aventurier, les gardes de l’Empire Romun le font prisonnier à cause de différents « faits mystérieux » liés à notre protagoniste durant ses précédentes aventures.

Désormais retenu dans la prison de la ville contre son gré, Adol subit de récurrents interrogatoires dans ce milieu carcéral mais « Le Rouge » (surnom d’Adol) a plus d’un tour dans son sac : il réussit à s’évader mais devient un Monstrum (un humain possédant des pouvoirs surnaturels) suite aux conséquences des actions d’une certaine Aprilis.

Encore une fois, on se trouve face à une narration de Falcom de qualité avec des personnages attachants, ayant chacun leur propre caractère et background. Si l’on a pris plaisir à parcourir cette histoire, c’est aussi parce que la trame, plus sombre qu’à l’accoutumée, est double en quelque sorte, et les révélations se découvrent assez tard dans l’aventure, une habitude avec la plupart des RPGs.

On glisse juste un petit mot aux nouveaux(elle)s venu(e)s, si cet épisode vous intrigue et que vous souhaitez vous lancer dans la série en débutant avec celui-ci, sachez que c’est tout à fait envisageable. Effectivement, il n’est pas nécessaire d’avoir fait les autres opus pour apprécier Ys IX – Monstrum Nox, puisque chaque trame de la franchise Ys est inédite d’un jeu à l’autre. En revanche, et cela est normal, vous passerez à côté de multiples références et clins d’œil faits aux anciens volets, ce que les fans de la franchise d’Ys et d’Adol, eux, apprécieront forcément.

Un monde dans un univers « carcéral » avec de multiples activités

Un univers articulé autour de Balduq, une ville-prison assez vaste se composant de multiples quartiers, eux-mêmes interconnectés à des zones de donjons. Si ces derniers pullulent de monstres, contrairement à l’extérieur, ces lieux ont de multiples activités annexes en commun.

Les connaisseur(euse)s de la série Ys ne seront donc pas dépaysé(e)s puisque ce neuvième opus sublime la formule de Lacrimosa of Dana, tout en instaurant de nouvelles subtilités. On retrouve donc la feature de cartographie de chaque lieu, la recherche de coffres, de points d’intérêts, la découverte de matériaux et d’ingrédients servant à acheter, concocter ou renforcer un équipement, des collectibles, des quêtes annexes diverses, la complétion du bestiaire, des boutiques ou encore l’affinité entre les personnages.

Tous ces éléments jouent un rôle primordial au sein de l’exploration. Si d’origine elle est déjà agréable et récompense le fruit de nos efforts, l’utilisation d’un « Don » de Monstrum décuple ce sentiment de liberté et de satisfaction. Sans entrer dans les détails pour vous laisser le plaisir de la découverte, il est notamment possible de marcher temporairement sur les murs des bâtiments afin d’accéder aux toits ou d’utiliser une sorte de téléportation style « grappin », de quoi amener davantage de verticalité plaisante au sein de Balduq.

Néanmoins certain(e)s d’entre vous râleront peut-être dans un premier temps puisque la visite des lieux est limitée ou « cloisonnée » au départ en fonction des quartiers accessibles par Monstrum. Adol venant d’arriver, il est logique qu’il ne puisse pas accéder à tout d’une seule traite, et seule une « libération » façon Tower Defense de chaque quartier lié à la Nuit de Grimwald permet une exploration plus en profondeur.

Bien entendu, la ville regorge aussi d’une multitude de secrets et d’éléments classiques du genre RPG avec l’achat/vente d’équipements, d’objets, d’accessoires, sans oublier les différentes features liées à notre quartier général, une taverne servant de repaire aux Monstrums mais pas seulement ! On vous laisse découvrir tout cela par vous-même mais vous l’aurez compris, cette partie RPG est relativement complète, et peut même au minimum doubler la durée de vie du jeu.

Un titre à la facette RPG complète et aux combats ultra-dynamiques

Comme pour son prédécesseur et la série en général, cet Ys IX – Monstrum Nox possède des combats en action temps réel ultra-dynamiques et bien pêchus pour le genre. Nous retrouvons donc le système de combat avec une équipe de trois personnages, l’un étant incarné par nos soins, tandis que les deux autres sont autonomes.

Naturellement, il est toujours possible de prendre le contrôle d’un autre protagoniste en switchant en fonction de nos besoins et nos envies. Car oui, chacun possède son lot de pouvoirs Monstrums et de facultés inédites. Par exemple Crimson King (Adol) est plutôt un personnage assez équilibré, alors que Alba Felis est déjà plus rapide et agile, chacun ayant donc un style de jeu tout à fait intéressant.

Lors de ces affrontements, on retrouve les facultés habituelles avec des frappes classiques à combiner pour réaliser des combos, des types d’attaques (épées,…) plus ou moins efficaces selon le type d’ennemis que l’on rencontre, ainsi que des techniques à assigner sur une palette de raccourcis. Ces mêmes techniques peuvent par la suite évoluer, et bien entendu il est possible d’en acquérir de nouvelles. Évidemment cela ne s’arrête pas là, nous avons notamment accès à une « esquive flash » permettant de ralentir le temps quelques secondes, un mode « Boost », ce dernier permettant ni plus ni moins d’augmenter temporairement diverses statistiques (dégâts accrus, etc…), ainsi qu’une frappe ultime réalisable uniquement lors du « Boost ». Attention toutefois, dès que la frappe ultime est enclenchée le mode Boost s’arrête.

Avec ces éléments, les affrontements et les sensations sont déjà très bonnes, le dynamisme augmente encore d’un cran grâce au pouvoir de la « voie pourpre » d’Adol pouvant nous rapprocher instantanément de nos adversaires. Pour encore plus de « peps », on préfère tout de même vous signaler que seules les difficultés les plus élevées mettront vos capacités à rude épreuve en apportant davantage de technicité et de maîtrise. On émettra juste quelques petits soucis de caméra pouvant survenir de temps à autre mais rien de très méchant.

Un peu à la traîne graphiquement mais avec des thèmes rythmés

Terminons ce test par la qualité globale visuelle, technique et sonore. On le sait depuis un moment déjà, l’équipe de Falcom est à la « traîne » sur le plan purement graphique à cause d’un moteur vieillissant. Malgré de beaux effets de capacités et d’artworks, il en résulte une modélisation de textures qui n’est pas toujours flatteuse ou accusant une génération de consoles de retard. On a aussi de l’aliasing ainsi que plusieurs chutes de framerate dans la ville de Balduq. Toutefois cela serait dommage de s’arrêter à ces éléments « superficiels » et de ne pas laisser sa chance au titre par ses autres qualités.

Pour sa bande originale, l’équipe est encore une fois à la hauteur des attentes avec des thèmes rythmés et pêchus lors de batailles et quand la situation l’exige. De plus, soulignons que les voix japonaises et anglaises sont comme toujours dans le ton, certain(e)s y reconnaîtront même des voix d’acteur(trice)s issus d’autres productions vidéoludiques et même de Trails of Cold Steel. Enfin, rappelons une nouvelle fois que les sous-titres sont en français.

Testé sur PS4 Pro


Information complémentaire : Ys IX – Monstrum Nox sortira cet été sur PC et Nintendo Switch.

NOTE MaXoE
8
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Alors oui, si Ys IX - Monstrum Nox accuse toujours un retard graphique par rapport aux autres productions du genre, ainsi que quelques soucis techniques comme de l’aliasing et des chutes de framerates occasionnelles mais s’arrêter à cela serait vraiment du gâchis. Car en dehors de cet aspect « vieillot » qui fera grincer les dents des plus tatillons, ce neuvième épisode des aventures d’Adol sublime la formule instaurée par Lacrimosa of Dana. Il serait donc vraiment dommage de se priver de cet épisode possédant de nombreuses qualités du genre ARPG. On pense notamment à sa trame bien écrite, son univers carcéral, ses combats ultra-dynamiques, ses multiples activités, son exploration en verticalité agréable grâce aux pouvoirs des Monstrums, sans oublier son Ost rythmé et la disponibilité de sous-titres français. En conclusion, Ys IX - Monstrum Nox est un très bon ARPG qui saura séduire aussi bien les fans de la série que celles et ceux souhaitant s’initier.
ON A AIMÉ !
- La trame et l’univers
- L’Ost
- Des personnages attachants
- Les pouvoirs de Monstrum pour une exploration bien agréable
- De nombreuses activités
- De multiples difficultés
- Un gameplay et des combats ultra-dynamiques
ON A MOINS AIMÉ...
- Quelques soucis techniques
- Certain(e)s ne le trouveront pas très flatteur graphiquement
- Quelques petits soucis de caméra
Ys IX  – Monstrum Nox : L’un des meilleurs opus de la série !
Ys IX - Monstrum Nox
Editeur : NIS America
Développeur : Falcom (Nihon Falcom Corporation)
Genre : ARPG - (JRPG)
Support(s) : PS4
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 05/02/2021

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