MaXoE > GAMES > Tests > Autres > Turrican Flashback Collection : Une compil’ qui va à l’essentiel

Turrican Flashback Collection : Une compil’ qui va à l’essentiel
Un véritable retour aux sources

NOTE DE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Après notre mini flashback « Dans le Rétro » consacré à Turrican, place aujourd’hui au test PS4 de la compilation Flashback, soft également disponible sur Nintendo Switch depuis le 29 janvier 2021. Un petit retour aux sources donc mais cette collection a-t-elle les arguments nécessaires pour faire recraquer les fans de la première heure ou/et les nouveaux(elles) venu(e)s ?

Avant de répondre à cette question, précisons que cette collection se compose de quatre titres : Turrican sorti initialement en 1990, Turrican II – The Final Fight paru en 1991, tous deux dans leur version Amiga, la version Megadrive de Mega Turrican (1994) et SNES de Super Turrican (1993), des jeux réputés à leur époque et développés par Factor 5 et Rainbow Arts. Vous l’aurez sans doute constaté à la lecture de ces titres, certains titres et alias « Director’s Cut » (Turrican Director’s Cut, Mega Turrican Director’s Cut, Turrican 3 ou encore Super Turrican 2) ne font pas partie de cette collection. Pour pouvoir y toucher, il va falloir faire l’acquisition de l’édition limitée éditée par Strictly Limited Games ou passer indépendamment par les deux « Anthology ». Il y aura donc deux camps sur le sujet, avec d’un côté un manquement notable pour une compilation digne de ce nom, et de l’autre celles et ceux qui n’en porteront pas rigueur aux développeurs, et ce même si les softs passent par une émulation.

Sauver le monde ? Une habitude

Cette saga longtemps prisée se déroule dans un univers de science-fiction avec un cyber-soldat pour héros. Sans entrer dans les détails de chaque opus, ce dernier protège la colonie intergalactique d’Alterra en bottant le derrière des envahisseurs afin de rétablir la paix dans le monde. Fracasser du méchant, cela reste du classique en somme.

Une exploration récompensée et de multiples Power-Ups

Depuis les débuts de la création de la série, Turrican utilise une base de gameplay très similaire d’Action type Run’n Gun. On retrouve donc un scrolling 2D principalement à l’horizontale, un Timer et bien entendu une difficulté à l’ancienne.

Bien sûr comme pour les jeux du genre de la décennie 1990, le but reste de traverser le niveau d’un point A à un point B en un minimum de temps, le Timer étant là pour vous le rappeler. Pour cela, on dispose d’une multitude d’options allant du saut pour éviter les projectiles et les précipices, à un tir spécial nettoyant tout l’écran, ainsi qu’une boule de morphing à la Metroid (l’un des jeux ayant inspiré les développeurs) pour traverser des passages étroits ou laisser des bombes sur le sol, sans oublier le tir classique.

Avec ces bases, et des éléments exclusifs comme un grappin, on a évidemment la jouabilité à l’ancienne, c’est-à-dire qu’il faut prendre en compte que les tirs s’effectuent uniquement sur une direction unique et non en diagonale (sauf lors de certaines exceptions), ou encore les soucis d’imprécisions, et le fait que la caméra ne suive pas assez vite le personnage afin d’anticiper les pièges à venir.

La traversée s’annonce donc difficile puisque les monstres pullulent et peuvent nous causer rapidement des dégâts et nous faire perdre une vie, et ce d’autant plus que l’anticipation peut être plus complexe. Mais à contrario de certains softs, Turrican possédait et possède encore deux attraits intelligents et intéressants : la récompense liée à l’exploration.

Effectivement, plutôt que de foncer tête baissée vers le danger, les différents niveaux que l’on traverse possèdent de multiples routes alternatives et même des « rochers » invisibles à la Super Mario afin d’utiliser la verticalité et la hauteur. Il n’est donc pas rare de passer par les hauteurs ou les fonds à la découverte de « 1Up » supplémentaires et d’éléments de scoring.

Le second attrait vient lui des possibilités de tirs différents en fonction des « Power-Ups » que l’on récupère. Pour faire simple, si vous connaissez les Shmups c’est le même principe, chaque Power-Up étant associé à un tir spécifique, on a par exemple des tirs rebondissants sur les murs, ou même des tirs multiples, et évidemment plus on récupère le même type de tir et un « P », plus les frappes deviendront puissantes.

On vous parle de difficulté depuis le départ mais que les novices en la matière, tout comme les casuals gamers, se rassurent, cette collection dispose des fonctionnalités du moment. Autrement dit, si vous avez du mal à franchir certains passages ardus à cause du surnombre d’ennemis, ou même si vous avez fait une chute malencontreuse à cause d’une spécificité du jeu (un éclair vous arrêtant un plein vol par exemple), il est possible d’utiliser la fonction « Rewind », le rembobinage étant idéal dans ces cas de figure. En plus de ce retour en arrière, cette compilation profite également de la Save State. Vous pouvez donc sauvegarder et reprendre votre partie à n’importe quel endroit du jeu. Mais évidemment la durée de vie des titres utilisant la rejouabilité en pâtit, et la progression des trophées est bloquée.

Habillage rétro et quelques filtres

Parlons à présent de la partie visuelle et technique, et des spécificités de cette compilation. Tout d’abord, précisons quelque chose d’important, les softs n’ont pas été remis au goût du jour façon remake. On retrouve donc les quatre titres, allant du rétro (8 à 16bits) pixel-art, utilisant bien les ressources des machines sur lesquelles ils ont vu le jour, avec pas mal de détails, d’effets pyrotechniques et d’éléments colorés. Si les amateur(trices) de graphismes réalistes passeront leur chemin, les fans de rétrogaming, eux seront aux anges.

Pour cette rétrocollection, comme dans bien souvent des cas, divers filtres graphiques et visuels sont au programme. On a par exemple l’affichage en plein écran (et forcément plus pixellisé) ou encore en ratio 4:3, la possibilité de minimiser ou faire disparaître complètement l’interface du HUB, plusieurs filtres de coloration, un rendu « CRT » façon TV cathodique avec des bords d’écran arrondis ou encore du son allant de mono à stéréo en passant par du Dolby sur Super Turrican. Rappelons que les œuvres musicales sont de Chris Huelsbeck, le compositeur ayant également réalisé un thème inédit pour cette version.

A notre grand regret, cela sera tout pour les nouvelles fonctionnalités, il n’y a pas d’éléments de collection, pas de making-of, pas de modes inédits, pas d’anecdotes, pas de concept art ni de musée audio. Des « oublis majeurs » qui ont pourtant une grande importance dans ce type de compilation.

Testé sur PS4 Pro

NOTE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Alors pour répondre à notre question initiale : oui et non. Si les fans de la première heure n’ayant plus accès à leur matériel d’antan pourraient effectivement recraquer sur ces quatre jeux rétro, certain(e)s d’entre eux risquent d’être frustré(e)s par le contenu finalement très pauvre de cette collection. Effectivement le manque de contenu supplémentaire style galerie et autre musée que l’on trouve habituellement dans ce genre de collection/compilation, et l’absence de plusieurs titres de la série se font forcément sentir. Par contre les fans de rétrogaming souhaitant agrandir leur culture vidéoludique au passage, profiteront de softs toujours aussi fun grâce notamment à une exploration récompensée et de multiples Power-Up. Et bien sûr des fonctionnalités Rewind et Save State pour une meilleure accessibilité. A noté que la notation est destinée avant tout aux réels aficionados de rétrogaming.
ON A AIMÉ !
- Coriace et accessible pour les nouveaux(elles) avec le Rewind
- Un gameplay qui fonctionne toujours
- L’exploration
- Les différents Power-Up de l’armement
ON A MOINS AIMÉ...
- Certains jeux manquent à l’appel
- Pas d’éléments de style galerie, musée, etc…
- Certains défauts des opus originaux encore présents mais cela fait leur charme aussi
Turrican Flashback Collection : Une compil’ qui va à l’essentiel
Turrican Flashback Collection
Editeur : Inin Games
Développeur : Factor 5 / Rainbow Arts
Genre : Action, Run’n Gun / 2D Shooter
Support(s) : Autres, PS4, Switch
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 29/01/2021

Sur MaXoE, il n'y a PAS DE PUBLICITÉ Par contre, vous pouvez nous en faire sur les réseaux sociaux







Combien de jeux achetez-vous par mois, tous supports confondus ?





Loading ... Loading ...