Nous vous l’avions dit lors de nos précédents tests respectifs, c’est-à-dire dans la version S4 (2018) et ensuite sur Nintendo Switch première du nom (2019), DRAGON QUEST XI S – Les Combattants de la destinée nous avait plu dans ses diverses mécaniques générales, allant de son riche contenu annexe, sa direction artistique, en passant par sa personnalisation de l’Hexagramme et la Transforge, ou encore par ses multiples histoires.
Mais nous avions succombé à la version Switch (Édition Ultime) parue en 2019, puisqu’elle y avait inclus toutes les spécificités étant accessibles de la version japonaise 3DS. Autrement dit, l’intégration de différents pans scénaristiques supplémentaires liés aux divers protagonistes accompagnant l’Eclairé (le héros) tels que Erik, l’accès à la fois au mode 3D traditionnel mais aussi au mode 2D en pixel (affrontements aléatoires plus fréquents, maps plus petites, etc…). Mais aussi par l’apport de la quête Chronopolis qui grosso modo, en échange de mot de passe, permettait d’explorer d’anciens lieux connus de la saga en mode 2D, ou encore de la bande-son revisitée de manière symphonique,… De bien belles choses qui furent à découvrir pour une durée de vie tout à fait conséquente. Mais nous regrettions tout de même une difficulté générale de base assez simple, et des désagréments d’ordres techniques.
Un an plus tard (2020), l’Édition Ultime de ce DRAGON QUEST XI S – Les Combattants de la destinée a été portée sur PS4 et les machines Xbox à partir de la version Nintendo Switch (1). Aujourd’hui (2026), c’est donc au tour de la Switch 2 d’accueillir cette version, alors comme d’habitude, avant de vous parler des spécificités propres à cette mouture (en bas de l’article), nous vous proposons une brève relecture des points clés du soft, ainsi qu’un accès aux tests associés si nécessaire.
– Informations DRAGON QUEST XI S – Les Combattants de la destinée – Édition Ultime (PS4 et Switch) –
Le destin d’un héros
Nés le même jour, le héros (que l’on peut nommer) et Gemma, une jeune femme, partent ensemble à l’assaut du « Mont Piton » comme le veut le traditionnel passage à l’âge adulte de la coutume locale de Caubaltin, leur village. Seulement, une fois réalisé le rite, le héros apprend qu’il n’est pas un homme ordinaire mais qu’il serait la réincarnation de « l’Eclairé ». Comme le veut la légende, il y a bien longtemps de cela, l’Eclairé a sonné le glas des forces du Mal et depuis il veille sur le monde. En quête de vérité et sur les conseils de sa mère, le héros se rend seul à la capitale environnante d’Héliodor afin d’y rencontrer Sa Majesté le Roi. Une rencontre qui va sans doute bouleverser le destin du jeune homme à jamais.
Si le rythme est en dents de scie, comprenez par là que la mise en scène est ponctuée de microchargements après quelques mini-passages de gameplay (à peine quelques secondes) comme à l’époque de certains JRPG de l’âge d’or, la narration, elle, se découpe toujours en plusieurs mini-histoires qui composent un « tout », c’est-à-dire le scénario principal. Disposant de personnages attachants de par leur personnalité bien distincte, le scénario est plutôt sympathique et bien traité puisqu’il réserve son lot de rebondissements, de surprises/secrets, de moments forts, et d’humour.
Certains seront d’ailleurs ravis de voir que le titre a presque une allure de best-of : on peut non seulement équiper les vêtements du héros de Dragon Quest VIII pour changer d’apparence, mais en plus on reprend le schéma de ce dernier comme celui d’autres Dragon Quest. Comprenez par là que si la trame principale pointe le bout de son nez au bout de 70 heures environ en « traînant » un peu, cela ne constitue pas la fin de l’aventure pour autant, mais on n’en dira pas plus.

Une exploration classique mais efficace
Pour peu que l’on ait déjà mis la main sur un jeu Dragon Quest, on ne sera absolument pas dépaysé par la formule du titre, mais plutôt en terrain connu question gameplay. Le soft reprend évidemment le schéma de ses prédécesseurs, c’est-à-dire de l’exploration (terrain/ville/donjon), des combats, de nombreuses activités annexes, et bien sûr des améliorations de personnages via le gain d’XP entre autres.
Comme dans tout bon JRPG qui se respecte, l’exploration, s’effectuant dans de vastes environnements très divers, est un élément central et essentiel du gameplay. Nous ne sommes certes pas en face d’une étendue « Open-World » à la Horizon – Zero Dawn ou à la The Legend of Zelda – Breath of the Wild, les deux références en la matière, mais Dragon Quest XI se la joue plutôt « zones interconnectées » entre elles, comme dans la plupart des mondes semi-ouverts ou les anciens mondes ouverts. Cela reste agréable à parcourir puisque l’évolution du monde d’Elrea utilise également la verticalité dans de vastes étendues aux panoramas somptueux.
Bien entendu lors de sa progression sur le terrain, on peut récupérer moult objets (en détruisant des pots,…), des ressources, des coffres à trésors, des mini-médailles, ou encore affronter des monstres, ceux-ci étant visibles sur le terrain. Libre à vous donc de faire passer le scénario ou toutes activités annexes avant les affrontements. On n’oublie pas non plus les feux de camp disséminés çà et là dont nous vous laissons découvrir les usages. En ville bien sûr c’est typiquement la même chose sauf qu’en supplément les divers objets s’achètent dans plusieurs boutiques.
Outre les activités « annexes » dont la Transforge (voir plus bas) fait partie intégrante, on remarque que le soft est moins fourni en quêtes annexes qu’auparavant, c’est assez dommage. Par ailleurs, le titre dispose également d’un cycle jour/nuit, ce qui influe logiquement sur l’apparition de certains monstres nocturnes. En ce qui concerne la sauvegarde, pas de panique, non seulement on peut en faire aux églises, et à des statues de déesses en extérieur, mais en plus on a aussi une sauvegarde automatique qui se déclenche à chaque début de changement de zone, de quoi rendre l’expérience encore meilleure pour certains. Lire la suite du test.
Que nous vaut cette édition Switch 2 ? Et qu’apporte-t-elle par rapport aux anciennes moutures ?
À présent que vous avez pris connaissance d’un rappel sur les mécaniques du soft d’origine et les fonctionnalités disponibles liées à l’Édition Ultime (juste au-dessus du paragraphe de rappel), concentrons-nous pleinement sur cette mouture Switch 2.
Tout d’abord, on vous rassure : tout le contenu, qu’il s’agisse de la mouture d’origine et les ajouts de l’Édition Ultime sont bel et bien au rendez-vous, ce qui ravira pleinement les nouveaux(elles) venu(e)s dans cet univers. Ensuite, et là on trouve que c’est vraiment dommage : il n’y a pas de système de mise à niveau pour les possesseur(euse)s d’une version Switch 1, ni même de sauvegardes accessibles, ces dernières étant tout simplement incompatibles envers la mouture Nintendo Switch 2.
Pour continuer, cette version S2 dispose de deux modes graphiques au choix, l’un étant lié à la Qualité avec une équivalence de 1440p à 30FPS, le second à la Performance avec du 1080p en 60FPS. Hormis les différences habituelles entre la framerate et la résolution, on remarque aisément des variances sur la végétation lorsque l’on choisit le mode Performance, par rapport au mode Qualité ainsi que sur les ombrages. En dehors de cela, inutile de dire que si cela est possible, le mode Performance est à privilégier pour un meilleur confort de jeu.
Testé sur Switch 2 avec un code fourni par l’éditeur


