Après Octopath Traveler – Champions of the Continent profitant de sa propre migration sur consoles sous le nom d’Octopath Traveler 0, Final Fantasy Brave Exvius (ou FFBE) suit le même chemin. Pour rappel, ce titre est paru sur mobiles durant l’année 2015 et a rapidement su se faire une place et être apprécié par la communauté grâce à divers éléments dont ce retour aux origines typique (rappelant forcément les moments de l’âge d’or du JRPG). C’est en juin 2026 durant un Nintendo Direct que l’annonce d’une transition sur consoles a été annoncée, tout comme le fait que le soft deviendrait une expérience solo sans éléments à consonance Gacha. Le tout en gardant évidemment plusieurs spécificités ayant plu, en effectuant diverses modifications. Le principe étant de respecter la trame initiale comme l’équivalent d’une transposition/inspiration (modifiée toutefois) du premier arc narratif de Brave Exvius.
Personnages attachants, multiples références,…
Sans trop en dire, la trame nous emmène au sein du royaume des chevaliers : Grandshelt. La paix règne en maître grâce aux pouvoirs établis par les cristaux élémentaires, seulement aujourd’hui la barrière magique du Cristal de la Terre émet quelques faiblesses. Pour tenter de remédier à ce problème, le commandant de l’escadrille d’aéronefs Rain accompagné par son second et ami de longue date Laswell, sont envoyés sur place. Néanmoins, ils sont confrontés à un adversaire de taille et le cristal s’en trouve détruit. Après quelques autres péripéties, le duo part à la poursuite du mécréant en espérant l’arrêter mais aussi protéger les cristaux intacts restants.
On s’arrête ici pour le contexte afin de ne rien divulguer de sensible. Au passage, les habitué(e)s de la saga FF ou du moins d’anciens opus numérotés, ne pourront passer à côté de certaines inspirations, passages, rappels connus, ni du fan service implémenté grâce au système des Visions et aux séquences associées par exemple. En dehors de cela, pour cette transition opérée sur consoles, des changements ont eu lieu tels que la réécriture des dialogues et d’autres éléments plus profonds que nous ne spoilerons pas.
Toujours est-il que malgré certains clichés et le retour de thèmes clés propres à la franchise, à l’instar des cristaux ou encore même des « mascottes » style Mog et Chocobo, le récit est plutôt plaisant et captivant avec des touches parfois plus légères ou même avec du classique. Et ce tout en gardant une certaine profondeur sur les personnages, attachants de surcroit, et les antagonistes via des intrigues secondaires par exemple. Bien sûr, pour en saisir toutes les subtilités il faut attendre la mise en place, les moments épiques, plus dramatiques, les divers rebondissements, sans oublier les quêtes annexes approfondissant le Lore. Le tout à suivre en sous-titres français comme ce fut le cas pour Brave Exvius (ou FFBE).
Un gameplay avec toute la bonne formule du genre JRPG
Le gameplay développé ici par Square Enix et Lancarse (The DioField Chronicle,…), n’est pas non plus en reste puisque l’on retrouve tout ce qui fait le sel d’une bonne aventure. A savoir ici une exploration avec le retour d’une World Map traversable à pied, avec une monture, ou bien évidemment par un moyen de transport très connu de la saga, desservant aussi bien des villages/villes que des donjons. Au sein de ceux-ci, on peut évidemment parlementer avec les villageois, faire face à des combats aléatoires, prendre part à des quêtes annexes, trouver des coffres recelant des objets ou même de l’équipement,… Par contre, il ne faut pas oublier que puisque le soft provient à la base de FFBE et donc du mobile, il est logique que certains lieux soient plus petits que d’ordinaire, ce léger bémol est ainsi largement contrebalancé par le contenu annexe présent.
Car justement, les développeurs ont laissé une place très importante à ce contenu annexe massif et généreux, et on ne peut qu’apprécier le fait de découvrir moult secrets en dehors de la trame principale, de réaliser des missions annexes, de vaincre des boss optionnels, ou encore de jouer à divers mini-jeux, tellement que l’on cherche à absolument tout découvrir en laissant parfois de côté la portion principale. Et ce n’est pas fini, car tous ces éléments sont rejoints par le B.A-BA traditionnel des JRPGs avec le système d’équipement augmentant l’attaque, la défense. Mais aussi les Visions équipables et donc le rôle attribué (façon jobs/classes) en conséquence jusqu’à réaliser certaines maîtrises, et ainsi offrir une jolie palette de personnalisation. Ce qui équivaut donc encore à de la réflexion associée, et ce même si l’on aurait aimé découvrir des Visions plus inédites et moins répandues par exemple. En bref, c’est peut-être classique mais c’est toujours aussi plaisant et efficace.
Des combats stratégiques
Les affrontements quant à eux profitent de plusieurs changements par rapport à FFBE, par exemple la feature liée au Chain Combo (version mobile donc) a disparu au profit de combats au tour par tour plus traditionnel, mais reste tout aussi efficace avec une certaine richesse et une notion de stratégie.
Dans cette optique, lors du tour de notre protagoniste on peut logiquement attaquer, utiliser des capacités (aptitudes et autres sortilèges), se défendre ou encore se servir d’objets, mais aussi et surtout prendre en compte les éternelles et habituelles altérations d’état, faiblesses élémentaires, ou même mettre les opposants en état de choc (à la manière d’autres opus FF, ou encore divers JRPGs) afin de prendre l’avantage.
Seulement FF Resonance va plus loin en reprenant le système hérité de Brave Exvius, à savoir les « Visions », des héro(ïne)s de la saga FF provenant notamment des opus principaux numérotés. Grosso modo, après les avoir acquises ces Visions font en quelque sorte office de jobs/classes, et permettent ainsi l’accès à des capacités et aptitudes spécifiques (buffs, etc…) que nos protagonistes ne possèdent pas en temps général. De quoi mettre en avant davantage de réflexion et de stratégie, en plus d’apporter de la nostalgie et de belles séquences lors de leur convocation respective. En outre, sans tout dévoiler, il est aussi question de retrouver un système d’invocation de chimères dévastatrices et fortement efficaces.
Un très bel écrin
Abordons à présent la partie technique, graphique et sonore. Évidemment visuellement, par rapport à Brave Exvius qui fut disponible en 2015, il y a du changement, ici Final Fantasy Resonance prend le parti pris d’une expérience en HD-2D. Un rendu travaillé déjà vu dans plusieurs softs tels que Triangle Strategy, The Adventures of Elliot – The Millennium Tales, les volets Octopath Traveler (1, II et 0), ou encore Dragon Quest HD-2D Remake (I & II et III), mais qui demeure la toute première pour un épisode estampillé Final Fantasy.
L’ensemble profite ainsi d’environnements soignés, travaillés avec des effets détaillés, disposant par ailleurs de bons jeux de lumière et d’ombre, mais aussi avec d’éléments en 3D et une caméra dynamique. Autant dire que l’on apprécie comme souvent cette perspective HD-2D, et ce d’autant que les scènes cinématiques en pixel art sont très joliment réalisés, mais aussi que la transposition des personnages (incluant les têtes connues) sont également réussies. De plus, en dehors de ces instants en pixel art, les développeurs ont accompagné le tout de séquences nostalgiques et mémorables de la saga au travers des « Visions » dans un rendu plus « traditionnel » en 3D mais tout aussi agréable à l’œil. Forcément elles ne pourront que ravir les aficionados des volets concernés.
Musicalement parlant, Noriyasu Agematsu (Elements Garden), déjà à l’œuvre sur Brave Exvius, reprend du service pour cette version console. En complément de retrouver les belles compositions initiales, FF Resonance acquiert un peu plus d’une trentaine de thèmes inédits. Nous avons donc un rappel à d’anciens volets mais aussi des thèmes inoubliables et incontournables de la série, et les amateur(trice)s de FFBE (mobile) seront ravis de retrouver ici des musiques des saisons ultérieures à la première. Enfin, sachez que les doublages de qualité sont en anglais ou japonais, et les sous-titres en français comme ce fut le cas pour Brave Exvius.
Testé sur Xbox Series X avec un code fourni par l’éditeur







