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Army Corps of Hell : l’enfer est plutôt agréable !

NOTE DE MaXoE
6 / 5
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Nouvelle licence et premier jeu de Square-Enix sur Playstation Vita, Army Corps of Hell suscite bien des interrogations. Heureusement que vos serviteurs se sont sacrifiés pour vous proposer un test endiablé !

 

Vous n’aviez jamais entendu parler d’Army Corps of Hell, et pour cause, il s’agit là d’une toute nouvelle licence de Square-Enix. Sorte de Pikmin-like, le jeu nous propose une virée en enfer truffée d’action.

 

Un Pikmin endiablé !

Le Roi de l’enfer est de retour et il souhaite le faire savoir. Pour cela il décide d’enrôler de force des gobelins (des « minions » aka « laquais« ) pour partir à la conquête de l’enfer, rien que ça !

Votre rôle est simple : vous incarnez le Roi de l’enfer et devez contrôler les gobelins sur le champ de bataille de manière à remporter la victoire. Il vous incombe donc de diriger le Roi et de donner des ordres aux gobelins qui vous suivent partout.

On retrouve là une mécanique très proche de celle que nous avions déjà pu rencontrer dans Pikmin : des dizaines de gobelins vous entourent, vous suivent à la botte et sont prêts à être catapultés sur les ennemis pour les combattre selon votre bon vouloir.

Résolument orienté action, Army Corps of Hell apporte pas mal de fraîcheur avec un gameplay des plus intéressant. On commence avec un petit nombre de gobelins (une quarantaine) pour terminer avec une armée considérablement plus nombreuse. Or là où le gameplay trouve, notamment, toute sa profondeur, c’est dans l’alternance entre les différentes classes de gobelins. On distingue en effet plusieurs types de gobelins, lesquels sont débloqués au fur et à mesure de notre progression. Certains sont équipés de lances, d’autres d’épées et d’autres encore ont recours à la magie.

Au fur et à mesure de notre progression dans le jeu on débloque de nouvelles armes, de nouvelles armures, de nouveaux pouvoirs, des nouveaux objets et même des nouveaux équipements pour le Roi. Pas la peine de s’étendre sur cet aspect du jeu qui, comme vous vous en doutez, a principalement vocation à accroître la puissance de frappe de votre armée.

La base du gameplay repose sur un principe simple : le Roi est suivi dans tous ses mouvements par des gobelins prêts à être jetés sur les ennemis pour les combattre. Le stick analogique gauche vous permet de  contrôler le Roi tandis que le stick de droite vous permet de contrôler l’orientation de la caméra et de votre vue. Une pression sur la gachette « L » réunie tous les gobelins autours de vous en formation, une pression sur la gachette « R » ordonne une attaque et enfin, une pression sur la touche « x » combinée avec l’utilisation des sticks permet au Roi et ses gobelins de faire une roulade dans la direction souhaitée. Cette brêve présentation ne serait pas complète si nous n’évoquions pas les touches triangle, rond et carré, chacune d’entre elles correspondant à un type de gobelin que vous pourrez sélectionner à n’importe quel moment en cours de combat.

En effet, vous disposez avant chaque niveau d’un « crédit » de gobelins à allouer entre les trois types. Cela permet de se faire une armée sur mesure en tirant partie des caractéristiques de chacun de vos petits laquais. L’une des subtilités du jeu réside dans la bonne gestion des différentes types de gobelins: les soldats, les mages et les lanciers. Vous ne pouvez en effet pas donner d’ordre direct à tous les types de gobelins en même temps. Il faut donc jongler entre les différents types de gobelin via les touches triangle, rond et carré pour leur donner des ordres et ainsi s’adapter à chacune des situations. Les mages permettent ainsi d’attaquer à distance, ce qui est notamment nécessaire lorsqu’un ennemi est entouré d’électricité ou a lui-même recours à la magie, ce qui peut s’avérer fatal et tout simplement pulvériser une armée de type corps à corps d’un seul coup. Les lanciers ont un avantage intéressant, à savoir qu’une fois en formation (gachette « L ») ces derniers sautent tous d’un coup sur un ennemi lui infligeant très rapidement de très nombreux dégâts.

Mais il faut bien faire attention à ne pas rater votre cible, ce qui vous ferait perdre du temps au mieux ou, au pire, entraînerait la mort de tout ce type de gobelins si vous les envoyez dans un champ magnétique. Par ailleurs, si vous envoyez tous vos lanciers d’un coup sur un ennemi qui se trouve avoir des pouvoirs magiques, ce dernier pourrait les tuer en un instant. Enfin les soldats, qui attaquent par paire lorsque vous êtes en formation (à noter qu’une fois en formation, si la cadence du nombre d’ennemis envoyés augmente, en revanche le Roi lui ne peut plus se déplacer, ce qui vous rend forcément plus vulnérable) peuvent, une fois qu’ils sont en quantité suffisante sur l’ennemi, lui faire très mal par l’intermédiaire d’un combo de touches à la manière des enchaînements de God of War.

La progression est très linéaire et répétitive puisque chaque niveau se décompose en une multitude d’arènes qu’il vous faut enchaîner. Chaque arène sera composée d’une vague de monstres qu’il vous faudra vaincre. Il faudra donc toujours être prêt à sélectionner le bon type de gobelins, à courir, faire des roulades pour éviter certains tirs, etc. puisqu’une erreur de jugement peut s’avérer très rapidement fatale. L’autre aspect intéressant réside dans la mort des gobelins, lesquels peuvent bien souvent être ressuscités s’ils n’ont pas été grillés ou brûlés. Il suffit alors au Roi de passer au-dessus d’eux pour les ressusciter. Attention donc d’éviter les attaques magiques qui tuent les gobelins pour de bon. Heureusement qu’il est possible de ramasser de petites boules rouges, lesquelles permettent au Roi, en cours de partie, d’invoquer de nouveaux gobelins afin de repeupler votre armée, si nécessaire.

Chaque niveau se termine généralement par un boss, sans charisme particulier et parfois gigantesque, dont il faudra exploiter le point faible.

De manière générale le challenge est au rendez-vous et on prend beaucoup de plaisir à combattre les ennemis au fur et à mesure de notre progression dans le jeu. Sans oublier que si vous comptez décrocher les meilleures médailles de chaque niveau, il faudra vous accrocher. Dommage cependant que le jeu soit aussi répétitif, puisqu’on se contente d’enchaîner les niveaux toujours selon la même formule. Cela risque d’en rebuter certains qui finiront par s’ennuyer devant un tel manque de variété. Toute la richesse du jeu réside cependant dans la gestion de l’armée et de l’ennemi et il n’y a pas à dire, c’est sacrément efficace !  

 

Un contenu très basique

Rien de bien fascinant dans la description du contenu, lequel se résume à la campagne solo et à un mode multijoueur.

Le mode solo devrait vous occuper un moment, surtout si vous accrochez bien au principe et souhaitez améliorer vos scores et débloquer toutes les armes, pouvoirs et autres joyeusetés.

S’agissant du mode multijoueur, il vous sera possible de jouer en mode ad-hoc jusqu’à 4 afin de coopérer pour détruire les hordes ennemies. Mode sympathique, ce dernier permet par ailleurs, satan oblige, de voler des gobelins à votre coéquipier, voir de le tuer ! Cela promet des heures d’amusement, à condition tout de même de trouver un ami. Dommage que le jeu n’est pas d’option en ligne, ne saurait-ce que pour comparer nos scores. Peut-être le jeu aura-t-il un jour le droit à une suite avec une implantation en ligne digne de ce nom…

 

Des graphismes PSP

Si on ne devait que considérer la prise en main, alors pas de soucis, nous pourrions alors sans difficulté dire que le jeu est très bien rôdé. Après quelques parties on s’habitue à la gestion de nos gobelins pour se concentrer sur toutes les petites subtilités du gameplay et s’amuser.

En revanche, graphiquement le jeu est à la rue puisqu’il ne fait pas mieux qu’un jeu sur PSP ! Nous ne pensons pas que cela nuise au plaisir de jeu, l’ensemble étant « propre », mais c’est tout de même assez scandaleux pour être relevé quand on sait de quoi la Vita est capable ! Par ailleurs, les niveaux se ressemblent tous, comme s’ils étaient à chaque fois recyclés avec le même pack de textures, et sont totalement vides. Encore une fois, c’est scandaleux mais ne nuit pas particulièrement au plaisir de jeu. Il faut bien avoir en tête que l’intérêt du jeu réside dans sa prise en main et ses combats, tout le reste est secondaire. A noter que le jeu est assez « graphique » avec de nombreuses gerbes de sang, ce qui contribue pas mal à nous immerger un peu plus dans l’atmosphère brutale et chaotique du jeu.

Pour terminer, le « son » est tout ce qu’il y a de plus basique avec des bruitages et une musique Metal qui passe plutôt bien avec l’ambiance du jeu.

 

En conclusion

Army Corps of Hell est une bonne surprise ! Complètement à la rue d’un point de vue technique, son intérêt est ailleurs.

Avec une prise en main aussi subtile qu’efficace, ce Pikmin-like mérite que l’on s’y intéresse. Les amateurs d’action que le côté répétitif du jeu ne rebuterait pas, devraient pouvoir s’en donner à coeur joie !

NOTE MaXoE
6 / 5
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Army Corps of Hell mérite que l'on s'y attarde ! Les amateurs d'action à la recherche d'un jeu original et prenant devraient passer un excellent moment, à condition tout de même de ne pas être dérangé par son côté répétitif et la pauvreté de ses graphismes.
ON A AIMÉ !
- super gameplay
- de l'action à gogo
- plus subtile qu'il n'y paraît
- addictif
- challenge au rendez-vous
ON A MOINS AIMÉ...
- graphismes de PSP
- répétitif
- aucune variété dans les environnements
- absence de multijoueur en ligne et de comparaison des scores
Army Corps of Hell
Editeur : Square-Enix
Développeur : Entersphere
Genre : Action
Support(s) : PS Vita
Nombre de Joueur(s) : 1-4
Sortie France : 23/02/2012

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