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Sherlock Holmes: The Devil’s Daughter : Moche et facile, mais prenant !
Ma leçon du jour : ne pas se fier à ses premières impressions

NOTE DE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
J’ai attaqué ce jeu uniquement à cause (ou grâce) aux news publiées sur MaXoE et aux pubs à la télé. Je n’ai joué à aucun des opus précédents. Et j’ai été à la fois déçue et surprise. J’ai globalement aimé le jeu, ses intrigues, ses nombreux mini-jeux, les cinématiques mais les personnages sont moches et leur animation est loin d’être parfaite. Les jeux actuels sont beaucoup mieux faits et ma première impression est de m’être faite avoir. Heureusement que j’ai accroché à l’histoire !
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Le jeu commence avec une cinématique où Sherlock se fait poursuivre par un tireur. Histoire de nous mettre tout de suite dans le bain. Puis on découvre Sherlock dans son appart, en pleine crise. Môôôssieur s’ennuie et est désagréable au possible. Arrive sa « charmante » nouvelle voisine (au graphisme tout aussi déplaisant) qui lui apporte sa première enquête. Je rejoins le garçon chez lui pour débusquer mes premiers indices et hop ! Je découvre que je ne peux pas avancer dans le jeu tant qu’il me manque un indice. J’essaye désespérément d’entrer dans le pub dont j’ai pourtant lu le nom sur un papier mais impossible. J’ai du retourner chez le petit garçon pour découvrir qu’il fallait que je retourne le papier… Et là, j’ai accès au pub. Seconde déception, ça semble un peu trop guidé pour me plaire. Et pourtant, et pourtant, ce jeu m’a plu. Il est certes facile et linéaire avec des trajets en calèche trop nombreux et trop longs, mais les intrigues sont bien ficelées et l’histoire est très bien écrite.

Les personnages

Sherlock Holmes est fidèle à l’idée que je me faisais de lui : hyperactif et horripilant. Son rajeunissement m’a un peu agacée au début, mais ça colle bien à l’histoire. Watson a subi le même rajeunissement, mais j’ai moins accroché à son personnage. Il faut dire qu’il ne sert pas à grand-chose au stage où j’en suis (si ce n’est en tirant sur un tueur pour le maintenir à distance pendant que Sherlock avance). J’aurai aimé qu’il ait plus d’importance, qu’on le suive un peu plus et seul. Il ne sert que d’accessoire et comme on ne découvre pas sa personnalité, difficile de s’attacher à lui. Et puisque je parle d’incarner d’autres personnages, c’est un atout du jeu et souvent l’occasion de nouveaux mini-jeux ! Comme incarner le chien Tobby qui suit les traces olfactives de la même manière que Géralt dans The Witcher 3 (en suivant le nuage olfactif) ou encore en incarnant Wiggins pour une séance de filature. Ou Watson… Ah, ça non, j’en ai déjà parlé en fait.

La fille de Sherlock n’intervient pas tout de suite. L’intrigue la concernant se met en place lentement, juste de quoi éveiller notre intérêt au début pour vouloir continuer avant de s’accélérer. Je ne vous dirais rien de plus à ce sujet (parfois, je sais tenir ma langue) mais sachez qu’elle ne deviendra importante qu’après la 3ème enquête !

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Disparition, paranormal, vengeance…

L’histoire est géniale, les enquêtes sont très bien ficelées. Vous pourrez pratiquer des interrogatoires, contre-interrogatoires, recherche et recoupage d’indices, observations des lieux et des individus.. C’est super sympa.

Seul bémol, comme je l’ai déjà dit, les déplacements en calèche… Vu qu’il faut faire des contre-interrogatoires, on fait souvent des allers-retours pour pas grand-chose parfois.

Sherlock dispose de deux sens spéciaux : un qui lui permet de trouver des indices difficiles, et un autre qui lui permet d’imaginer comment les faits se sont passés (en fonction de vos indices et déductions). Le premier s’est révélé pratique, le deuxième, je m’en serai bien passé.

Son appartement est un endroit clé puisque c’est là que vous pouvez consulter vos archives, examiner les preuves, vous déguiser… Mais encore une fois, c’est trop guidé en ce qui concerne l’examen des preuves. Cela aurait été sympa qu’ils compliquent un peu les choses, de manière à ce que l’on puisse faire une mauvaise manip (comme un mauvais choix de produits à utiliser) et qu’on bousille une preuve (avant qu’Orson n’intervienne parce qu’il est une catastrophe à lui tout seul, vous verrez quand vous y jouerez). Ou qu’on déchire une preuve ce qui la rendrait au moins en partie illisible.. Mais non, pas d’erreur possible. Si vous vous trompez d’ordre, c’est indiqué, pas possible de prendre le mauvais outil ou de cramer la preuve par exemple… Tant pis…

Aaaaaaaaaaah ! Les déguisements de Sherlock. J’ai beaucoup aimé le transformer, même s’il n’y avait pas de besoin. Vous pouvez le rendre chauve, l’habiller avec plein de tenues différentes, mais ça n’ira pas plus loin. Aucune possibilité sur la peau (bouton, grains de beauté, couleur…) et rien non plus pour le sexe. J’avoue que le voir déguisé en femme m’aurait bien amusée. Mais là, je pousse le bouchon un peu loin je suppose.

Sherlock déguisé, et toujours pendant un de ces trop longs trajets en calèche

Le carnet de Holmes est ce qui vous guidera à travers le jeu. Il vous donne les buts actuels, une carte pour vous déplacer, les indices découverts, les conversations que vous avez eues, les fiches des personnages rencontrés… Il vous indiquera aussi si vous avez d’autres actions à faire sur les indices comme fouiller vos archives ou les examiner de plus près. Le petit carnet indispensable !

Un jeu trop guidé et facile

C’est le deuxième gros défaut du jeu (le graphisme étant le premier). On peut observer un personnage et faire des déductions, les réponses sont floutées sur le côté, mais malheureusement pas assez floutées puisqu’on peut les deviner. Comme expliqué au début de cet article, on ne peut pas rater un indice. Sans indice, vous ne passez pas à la suite, donc vous savez qu’il vous manque quelque chose. Le schéma permettant de relier les indices et de faire des déductions est très bien fait, mais là aussi, c’est trop guidé.

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Vous ne pouvez pas assembler n’importe quel indice avec un autre. Seuls les bons choix sont possibles. Et sur le schéma, quand vous vous trompez, les neurones deviennent rouge au lieu du bleu. Il ne vous reste plus qu’à faire un autre choix…

C’est ma grosse déception. On m’a vendu le jeu comme un jeu avec lequel on peut se planter complètement. Et bien non. A moins de le vouloir et d’ignorer la couleur des neurones, vous ne pouvez pas faire de grosses erreurs…

Mais ce que j’ai adoré, c’est de pouvoir choisir entre deux fins ou même une troisième si vous choisissez de ne pas choisir ! Ce que j’ai fait par accident sur la première enquête. J’avais le choix entre condamner l’un ou l’autre. J’ai choisi de ne tirer sur personne (j’ai trop hésité en fait). L’un a donc tué l’autre. Par contre, j’aurai aimé voir la suite de ce passage, quand le père retrouve son garçon… L’enquête s’est terminée comme ça, en rond de flan ! Je n’ai pas eu droit aux remerciements du garçon ni rien. Et pourtant je le méritais. Je ne suis pas reconnue à ma juste valeur…

Pour en revenir aux fins, je ne sais pas s’il y a une mauvaise fin ou pas. Par exemple sur la deuxième enquête, j’ai fait un choix et sur l’enquête suivante, j’ai eu un écho (un courrier du coupable) me disant que j’étais un mauvais inspecteur et que je m’étais plantée. Est-ce qu’on a un écho systématiquement quelque soit le choix qu’on prend ou pas ? A savoir qu’avant de passer à l’enquête suivante, vous pouvez vérifier si vous avez trouvé tous les indices. Donc il y a peut-être moyen de ne pas tout découvrir. Je me suis peut-être avancée finalement. Ou peut-être pas. Il va peut-être falloir que je me trompe exprès pour savoir. Mais je n’ai pas envie.

Mais sinon on peut choisir une fin et la rejouer en choisissant une autre et ça, c’est top. Je ne l’ai pas encore utilisée parce que les fins que j’ai me convenaient, mais je garde ça sous le coude ! (et j’espère pouvoir condamner la voisine que je n’aime pas du tout).

Graphismes

C’est ma première grosse déception, parce que c’est la première chose qu’on voit. Les personnages sont moches (même le chien est moche). La manière de bouger des personnages est très loin d’être réelle (Sherlock court assez bizarrement) en revanche les décors sont beaux. Je ne peux pas dire le contraire. Que ce soit les intérieurs ou les extérieurs.

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On peut choisir deux manières de suivre Sherlock : en voyant à travers ses yeux ou dans son dos. Le choix s’est vite fait évidence pour moi, j’ai trouvé plus facile de se déplacer à la recherche d’indices en regardant Sherlock dans son dos pour le faire se déplacer autour des meubles. En voyant à travers ses yeux, je me retrouvais souvent coincée par les meubles. Vu que je ne voyais pas où étaient ses jambes, je galérais à faire le tour des meubles et à m’en approcher en évitant les obstacles par exemple.

Mini-jeux

Je finis avec un des avantages de ce tire : les mini-jeux. Pas répétitifs (sauf pour ce qui est de crocheter les serrures et de garder l’équilibre sur une poutre), des jeux toujours différents, et surtout la possibilité de les passer au bout de 3 échecs. Très pratique dans le temple Maya qui m’a un peu barbée en enchaînant les mini-jeux. Mais certains viennent casser l’ambiance, comme quand on incarne Wiggins (dans la première enquête) qui prend un homme en filature. On commence par le suivre sans se faire repérer, en se maintenant à distance et en se cachant (premier mini-jeu) mais on se retrouve à devoir traverser une planche en restant en équilibre grâce aux deux joysticks (chacun dirigeant un bras). Ce mini-jeu était sympa mais malheureusement, il m’a coupé la tension de la filature… Et je me demande bien comment se sont débrouillés ceux qui avaient un clavier, ça devait être un peu galère…

NOTE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Au final, j'ai globalement bien aimé le jeu. Je me suis habituée aux graphismes. La seule chose qui m'agaçait vraiment, ce sont les trajets en calèche. Sherlock Holmes: The Devil's Daughter est un bon jeu qui ne vous prendra pas la tête au vu de son niveau de difficulté peu élevée. Ceux qui aiment les enquêtes difficiles feraient mieux de passer leur chemin par contre.
ON A AIMÉ !
- On se prend vite au jeu
- Intrigues intéressantes
- Tension qui monte au fur et à mesure qu’on avance dans le jeu
- Pouvoir choisir de rejouer une fin
ON A MOINS AIMÉ...
- Trop facile, trop guidé
- Linéaire
- Personnages moches graphiquement
- Les temps de chargement pour se déplacer d’un lieu à un autre sont longs… - Et il y en a beaucoup !!!
Sherlock Holmes: The Devil’s Daughter : Moche et facile, mais prenant !
Sherlock Holmes: The Devil's Daughter
Editeur : Big Ben Interactive
Développeur : Frogwares
Genre : Action/Aventures/enquêtes
Support(s) : Xbox One
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 10/06/2016

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