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Fist of the North Star : Ken’s Rage 2 – Hatatatatatatatata !

NOTE DE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Ah, le Club Dorothée... En voilà une émission qui a fait des garçons que nous étions des hommes ! Pensez donc : des hectolitres de sang, des allusions graveleuses, des programmes qui n'étaient diffusés que tard dans la nuit au Japon, voilà de quoi quelques années plus tard se complaire dans des films d'horreur de série B et avoir des pulsions criminelles massives, mais je m'égare. Ah à l'époque on savait rigoler. Et parmi toutes ces créations hautement mythiques, il en est une qui a particulièrement brillé : Ken le Survivant. Pour les 30 ans de la franchise, voilà un nouveau beat'em all qui débarque sur nos étals, avec la lourde tâche de faire oublier un premier opus décevant.

Ken le Survivant… Pour la petite histoire, sachez que la version que nous avons eue en France était largement censurée (je vous laisse imaginer l’oeuvre originale). Mais bien sûr, ce qui a marqué les jeunes que nous étions alors était les doublages de cette série, absolument délirants. Personne n’a oublié « le hokuto de cuisine » ou le « nanto de vison ». Il faut savoir que les doubleurs n’avaient accepté de doubler cette série à la violence hors-norme qu’à la condition expresse de pouvoir réécrire les textes à leur sauce pour dédramatiser la série et rendre la violence plus acceptable.

Au-delà du fait que cela ne rendait pas la violence moins sanglante, cela a tout de même contribué à ce que la série marque les esprits, avec des exemples fascinants comme Kenshiro voyant son ami Shu se tuer à la tâche et disant, la larme à l’œil « oh, Shu, mon p’tit Shu ».

La contrepartie, c’est que beaucoup ont conservé ce côté caricatural, passant à côté du manga exceptionnel qu’est en réalité Hokuto no Ken, qui est et reste l’un des mangas les plus populaires en France et au Japon. Dans un monde post-apocalyptique désolé, où prime la loi du plus fort, Kenshiro, dernier tenant de l’école du Hokuto Rensei, parcourt le monde pour la vengeance et la justice. Western crépusculaire, ne laissant aucune place à l’espoir, ce manga met en images le périple d’un homme toujours au confluent de la justice et de la vendetta, dont la rage la plus aveugle et la plus animale est l’expression de la quête de rédemption. Avec sa mise en scène épurée, ses personnages tourmentés et ses grands maîtres torturés, Hokuto no Ken met en place une mythologie de fin du monde, déshumanisée et fascinante.

Quand Ken pas content, lui toujours faire comme ça.

Tu ne le sais pas encore, mais tu es déjà mort

Évidemment, il parait difficile de transcrire cela en jeu, et hélas jusqu’à maintenant, cet opus ne faisant pas exception, les développeurs se sont surtout contenté de beat’em all bourrins au possible, ce qui oublie l’aspect psychologique de la série même s’il faut admettre qu’elle s’y prête assez bien… Fort heureusement, nous sommes loin, et même très loin, des premières adaptations sur NES, qui font encore rire les amateurs. Mais Ken n’a jamais eu droit à un jeu qui rende justice à son importance dans le paysage du manga.

Après un Ken’s Rage mou, laborieux, trop court et ne se centrant que sur Kenshiro, arrive donc ce nouvel opus qui a su écouter les fans… mais pas complètement.

Ken’s Rage avait tout de même rassuré Koei Tecmo : malgré des défauts criant, il s’était très bien vendu, confirmant la popularité de la saga. Pourtant, le développeur a décidé de patienter pour sortir ce nouveau volet. On ne peut pourtant pas ne pas s’étonner de ce qu’il ait fallu attendre trois ans pour le voir arriver…

Ken’s Rage 2 est une nouvelle version du jeu précédent, une mise à jour que traduit bien le terme « shin » dans le titre japonais… Premier constat : si le mode Histoire commence lui aussi au tout début de l’ère de Ken, il ne s’arrête pas à la fin de la première partie avec la victoire contre Rao (Raoul en VF), mais continue jusqu’à la fin de la saga. Celle-ci étant plus méconnue des fans, nous nous garderons bien de tout spoiler. Disons simplement qu’il sera possible de contrôler deux personnages qui n’étaient pas du tout en mesure de combattre dans la première partie. Mystérieux, hein?

De même, le mode Rêve, qui permet de revivre certains événements avec d’autres personnages, est beaucoup plus riche, avec bien plus de personnages à incarner dans ce mode multijoueur, local ou en ligne, coopératif ou compétitif. Quel plaisir de pouvoir incarner tous les héros de la série, que ce soit Shou, Souther, Rao, et tant d’autres.

Les personnages sont vraiment très réussis et font honneur au travail de Hara Tetsuo.

L’homme aux sept capas tristes

Du point de vue du gameplay, on est dans un Dynasty Warriors : on traverse des hordes d’ennemis à coups d’attaques puissantes ou faibles, avant d’affronter un boss qui requiert en général un peu plus de doigté… et de coups spéciaux! Le problème, c’est que le concept n’évolue vraiment pas, et qu’avec les Musou de Tecmo Koei on a l’impression de toujours jouer le même jeu quelle que soit la franchise concernée : Dynasty Warriors, Saint Seiya ou Hokuto no Ken, on a vraiment cette désagréable impression d’avoir déjà joué vingt fois au même jeu. Du coup, comme dans tous les jeux de ce genre, on s’ennuie un peu, surtout en mode histoire, parce qu’on a l’impression de livrer toujours le même combat…

En revanche, il faut bien admettre que le jeu est moins mou qu’auparavant, un peu plus nerveux, et surtout que les héros paraissent beaucoup plus puissants qu’avant, ce qui est plutôt normal étant donnée la force affichée par les héros dans le premier opus.

En tous cas, il s’agit toujours de traverser des arènes où des pas-nous-pas-nous viennent s’entasser pour attendre leur juste correction… Le joueur y pourvoira donc, et pourra alterner entre différentes capacités spéciales en remplissant une jauge via les coups portés ou reçus.

De plus, le jeu intègre un système de parchemins que l’on devra choisir et équiper avec soin pour obtenir quelques boni et des compétences supplémentaires. Pas décisif, mais agréable. On peut regretter l’arbre de compétences, mais dans la mesure où il ne servait pas à grand chose et où le résultat est à peu près le même…

Techniquement, le jeu n’est pas particulièrement beau, mais on ne peut pas s’en plaindre : quoi que nous ayons pu en lire ici ou là, Hokuto no Ken ne s’est jamais illustré par ses décors, toujours très pauvres, mais par un chara design marqué que l’on retrouve très bien ici. Le matériau de base est sur ce point respecté, et c’est tant mieux, d’autant que les niveaux sont présentés via des mangas animés, ce qui est un autre bon point. En revanche, on ne peut que regretter la discrétion des musiques ou des thèmes de la série, qui n’apparaissent que sporadiquement…

PS: le jeu existe aussi sur Wii U en téléchargement uniquement

Tu ne le sais pas encore, mais tu vas drôlement déguster.

 

 

NOTE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Que dire de ce jeu, au bout du compte ? Ce n'est toujours pas une copie parfaite, c'est sûr. Il ne rend toujours pas hommage non plus au manga originel, la faute à des développeurs paresseux et englués dans leur Musou. Mais il remplit son office, à savoir offrir un défouloir assez jubilatoire, et avec son casting cinq étoiles sera quand même en mesure d'offrir de très beaux moments aux fans. Un jeu honnête donc, sans génie, mais sans tare insupportable.
ON A AIMÉ !
- Une profusion de persos
- L'intégralité de la saga
- Plus nerveux
ON A MOINS AIMÉ...
- Encore et toujours la même chose
- Répétitif
Fist of the North Star : Ken's Rage 2
Editeur : Tecmo Koei
Développeur : Tecmo Koei
Genre : Musou
Support(s) : PS3, Xbox360
Nombre de Joueur(s) : 1-4
Sortie France : 08/02/2013

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