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Sine Mora : sans l’ombre d’un doute

NOTE DE MaXoE
5 / 5Sélection Best Of MaXoE
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Le shoot’em up opère, actuellement, un retour en force : avec les remakes de plusieurs titres historiques, le genre a rappelé ses heures de gloire aux néophytes, mais voici que certains studios ont décidé de créer des jeux originaux, au premier rang desquels Digital Reality. Et c'est la XBLA qui va se régaler!

Grasshopper Manufacture est un studio bien connu des amateurs de jeux alternatifs. Fruit de la collaboration de Suda 51 et de Shinji Mikami, on lui doit le méconnu Shadows of the Damned et le futur et furieux Lollipop Chainsaw. Seulement, faire des jeux décalés exige des fonds, et même si Suda 51 met la créativité au centre de son travail, il connait le milieu depuis assez longtemps pour savoir qu’on ne finance pas de projets originaux sans gagner de l’argent, or ses licences ne sont pas exactement les plus juteuses de l’industrie… Aussi, Grasshopper a décidé de passer à l’édition de jeux, mais même dans ce domaine, le studio fait preuve d’une exigence à toute épreuve. Ainsi, pour cette expérience, ils se sont adjoint les services, en tant que développeur, de Digital Reality. Le nom ne vous dit sans doute pas grand-chose, et pourtant ce sont les créateurs de Dead Block, un mélange de Tower Defense et de TPS particulièrement réussi sur support dématérialisé, de Skydrift, une sorte de Mario Kart aérien extrêmement réussi, et plus anciennement d’Imperium Galactica II, clone très abouti de Starcraft ressorti récemment sur l’iPad. Autant dire que le mélange risquait d’aboutir sur un produit intéressant, et c’est tout à fait le cas.

Car disons-le tout de go, Sine Mora est un jeu génial.

Le premier point qui saute aux yeux, c’est l’accessibilité du titre. En effet, le genre peine à se faire apprécier des néophytes (et votre serviteur n’est pas loin d’en être un), aussi les développeurs ont eu l’excellente idée d’introduire des niveaux de difficulté vraiment accessibles, mais qui pourtant présente tout de même un challenge assez relevé. Un premier excellent point, puisqu’il permet de se faire la main sur ce genre de jeu, et de s’habituer aux manic shooters, ces shoot’em up où l’écran est littéralement envahi de projectiles. On notera au passage que comme dans tous les jeux de ce genre, la hitbox (lire « la zone où vous devez vous faire toucher pour être blessé ») est plus petite que le vaisseau lui-même, ce qui exige un temps d’adaptation.

Ensuite, le studio a introduit dans le jeu un vrai scénario : il est ici question d’une purge ethnique et de la vengeance d’un père, avec tous les conflits moraux que cela implique. Un jeu sombre, mature, et un scénario bien mené qui captive tout au long du mode du même nom, passage obligé en guise de tutorial puisqu’il propose une campagne accrocheuse, mais surtout permet de débloquer, un par un, tous les pilotes du jeu.

En terme de mécaniques, le jeu est relativement simple : le joueur a un temps limité pour finir le niveau, et au lieu de perdre des vies lorsqu’il est touché, il perd du temps. Le jeu se transforme donc vite en course à la mort, d’autant que les bonus éventuellement collectés s’enfuient dans la nature au moindre impact, et qu’on aura souvent le réflexe malheureux de se précipiter pour les récupérer, ce qui aboutit souvent à un nouvel impact… Chaque vaisseau dispose, en outre, d’une attaque spéciale en nombre limité : ce pourront être deux petits vaisseaux qui viennent vous aider, ou un énorme rayon laser qui détruit tout sur son passage. Enfin, dans le mode Scénario, les vaisseaux ont aussi une capsule temporelle, qui permet ponctuellement de ralentir le temps pour échapper à la mort, et dont il faudra donc économiser précieusement la jauge.

Chaque sous-niveau propose, évidemment, un boss, le plus souvent titanesque, et proposant un pattern spécifique, qui exigera doigté et sens du rythme.

Au terme de ce mode, épique et captivant même pour qui n’aime pas le genre, le jeu est loin d’être fini ! En effet, il reste les modes traditionnels, à savoir le mode Arcade et le mode Time Attack qui vous permettront d’établir des scores mirifiques et de vous la raconter devant le monde entier. Dans ces modes, vous aurez le choix du pilote, de ses armes spéciales et surtout deux nouvelles capsules, l’une permettant un flashback, et l’autre vous offrant un bouclier limité. Tout est donc fait pour accrocher le joueur de longues heures à son paddle, et ce même si le jeu est hélas dépourvu d’un mode multi…

Comme si cela ne suffisait pas, le jeu propose un mode entraînement, qui vous permet d’affronter les boss débloqués et de vous entraîner pour avoir un timing parfait et battre ensuite de nouveaux records…

Précisons, en plus, que le jeu est d’une beauté incroyable, en 2.5D, avec des décors chatoyants et lumineux, des effets de lumière très réussis, une grande variété de situations et d’ennemis, bref ce jeu est une réussite totale jusque dans son enveloppe, les thèmes musicaux se payant le luxe d’êtres somptueux…

Enfin, last but not least, et pour couronner le tout, le jeu affiche une liste de succès tout à fait originaux, qui change un peu du « terminez un niveau » ou « battez ce boss ».

NOTE MaXoE
5 / 5Sélection Best Of MaXoE
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Sine Mora est une réussite totale, à tous égards, pour hardcores gamers, néophytes, amateurs ou non, un must have absolu du XBLA : beau, fun, exigeant sans être délirant, motivant, ce jeu a tout pour lui et nous laisse avec un seul mot à la bouche : encore !
ON A AIMÉ !
- Magnifique
- Prenant au possible
- Difficulté savamment dosée
- Accessible aux nouveaux, exigeant pour les pros
- On ne perd pas de vie mais du temps
- Les boss
- La bande-son
- Les succès (aussi inhabituel que cela puisse paraître)
ON A MOINS AIMÉ...
- Pas de mode multijoueur
Sine Mora
Editeur : Grasshoper Manufacture Inc
Développeur : Digital Reality
Genre : Shoot'em up old school
Support(s) : Xbox360
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 21/03/2012

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