Si officiellement le Salon de l’E3 2018 commence le 12 juin, les premières conférences débutent ce soir avec celle d’Electronic Arts. En effet, dans une heure, à 20:00 heure de France, débutera EA Play qui devrait apporter son lot de nouveautés sur les jeux EA. Vous pourrez lire notre dossier sur cette conférence et sur les autres conférences à venir (voir notre dossier pour toutes les dates et heure), ainsi que des news détaillées sur chacune des annonces qui ... En savoir plus !
La 5ème édition du MaXoE Festival a duré 10 jours et elle s’est achevée hier soir à minuit. Chaque jour nous vous avons proposé des news, dossiers, interviews mais aussi des concours et la possibilité de voter pour les Sélections BD & Comics, Jeux Vidéo, Musique, Films et Séries TV dans le cadre du Grand Prix des Lecteurs 2018 dont la liste des gagnants a été publiée ici. Un véritable événement sur MaXoE pour lequel l’ensemble de la Rédaction ... En savoir plus !
MaXoE > RAMA > Dossiers > Musique > MaXoE Festival 2018 : La Sélection Musique – Partie 2
Musique
MaXoE Festival 2018 : La Sélection Musique – Partie 2
Le plaisir des oreilles

Le festival est lancé. Vous le savez. Voici la deuxième partie de notre sélection du côté de la musique. On passe aux deux autres catégories : Chanson/Folk et Electro/Funk/Hip Hop.

Alors oui la musique ne devrait pas être rangée dans des tiroirs mais il a bien fallu créer quelques petites catégories. 

 

Chanson/Folk

 

3 Jours Debout – Debout sur le Zinc

Un extrait de notre chronique : « La musique, ils connaissent et ils savent jouer en live aussi, les nuances sont de la partie, les moments plus feutrés côtoient les phases plus énervées, en totale maîtrise. Et puis que dire de leurs paroles. La plume est affutée, mais pas forcément acérée. Non ils racontent des histoires pour interpeller. Les mots sont ceux du quotidien mais ensemble ils forment de jolies ensembles qui flattent les oreilles, sur le fond comme sur la forme. Lampedusa est un petit bijou de sensibilité. Un moment de calme pour mieux rebondir sur le rock de L’Arbre. Deux galettes, témoins d’une série de 3 soirées au Café de la Danse. 3 soirées thématiques : acoustique, électrique, éclectique. Autant de bonnes raisons de rendre hommage à ce groupe que j’ai évité depuis bien trop longtemps. »

 

L’été – Fergessen

Un extrait de notre chronique : « Mais il y a bien un changement sur cette galette, l’électro fait son entrée. Alors que le précédent album jouait plutôt sur des sonorités de guitares, de batteries, ici ce sont les synthés (oui ok on dit plus beaucoup ça) et la boîte à rythme qui prennent les rennes. Moi les instruments naturels, c’est plus ma tasse de thé mais franchement j’ai été encore une fois séduit par leur musique. Qu’elle soit électro ou acoustique, elle est toujours juchée sur des mélodies accrocheuses et les textes sont ciselés, comme d’habitude. »

 

Mille Excuses – Misska

Un extrait de notre chronique : « Misska est un duo. Ils s’appellent Karine Casati et Laurent Lethiais. Ils écrivent des chansons entre jazz, blues, classique, et d’autres encore. Ils proposent des choses plutôt sucrées, sur le ton, et parfois un rien mélancoliques sur le fond. Mais parlons un peu de leurs chansons. J’ai eu un coup de coeur pour Likez-moi. Une rythmique funky d’enfer, un solo de gratt et un texte délicieusement moqueur. L’impudeur électronique est mise à mal et j’adore ça. Et puis on retombe pour une ambiance plus jazz, les touches d’un piano, les balais de la batterie, la contrebasse effleurée, il suffit de fermer les yeux pour se laisser emmener. « 

 

Les Matins Mauves – OAKS

Un extrait de notre chronique : « Cette fois, ils nous proposent une galette en français. Ecoutez Toujours Sourire pour voir. Une basse omniprésente, des choeurs obsédants, des guitares aériennes. Voilà ce qu’on aime, cette jolie complexité. Oui on est loin de la variété si souvent associée au genre. J’ai beaucoup aimé aussi Mon Insoumise avec sa rythmique profonde, lancinante, propre à nous hypnotiser. Et puis les voix sont magnifiques. J’ai beaucoup apprécié la place faite aux instruments, les arrangements sont équilibrés mais ils savent aussi sortir de l’ombre pour une petite bravade mélodique. Allez hop, dans la musithèque ! « 

 

Le Rêve d’Une Île – Luc Alenvers

Un extrait de notre chronique : « On retrouve son style éclectique. Il aime la chanson, simple, épurée, porteuse d’un message. Oui ses mots sont parfois acérés, souvent ironiques, toujours bien placés. Il passe allègrement d’une forme de Swing à des choses plus sombres. J’ai ainsi beaucoup aimé Bistrot La Belle Equipe. Les cordes donnent une forme de noblesse à cette piste. Luc parle plus qu’il ne chante sur celle-ci et cela donne une teinte dramatique à ces quelques minutes. Le Rêve d’un île nous emmène sur des tonalités plus légères. On aime ça aussi quand il plonge sa musique dans la chaleur des pays du Sud. C’est aussi un amuseur, il ne se prend pas vraiment au sérieux. »

 

My Indigo

Un extrait de notre chronique : « Voici le premier album solo de Sharon Den Adel. Elle a donné 22 ans de sa carrière au groupe Within Temptation, il est temps pour elle de faire cavalier seul. La solitude lui donne des ailes, on la retrouve aux manettes d’une pop puissante et orchestrale. Certains passages flirtent plus volontiers avec la folk et c’est très bien aussi. Mais, encore une fois, c’est sa voix qui fait mouche, brutalement. Quelle maîtrise, quelle sensibilité. C’est particulièrement sensible sur Out Of the Darkness. Aérienne, sûre et pleine de fêlures, son timbre nous transporte ailleurs, hypnotisés. « 

 

Sourire Carnivore – Louis Arlette

Un extrait de notre chronique : « Surprenant et rafraîchissant. Cette chanson sort assurément des sentiers battus. Il y a un petit côté rock dans chacune des pistes. Rock dans les arrangements bien sûr avec ce qu’il faut d’instruments expressifs mais rock aussi dans le message. Les textes sont acérés, les consonnes et les voyelles ne sont pas là par hasard. Non seulement elles portent un message mais les choses sont belles, les mots cohabitent avec une belle élégance. Et puis il mêle la chanson avec l’électro, avec un rien d’indus même parfois. »

 

 

Electro/Funk/Hip Hop

 

SA.MOD – Youthstar

Un extrait de notre chronique : « Cet EP, signé par le MC de Chinese Records, vous fait immédiatement battre le rythme avec la tête, c’est un signe qui ne trompe pas. Son flot est excellent de maîtrise et les compositions savent varier les plaisirs. Sur Boogie Men, il prend pas mal de contre-pieds dans la construction musicale, laissez trainer un peu votre oreille et vous saisirez toutes ces nuances. Et puis que dire de Middle Finger qu’on a adoré. Les cuivres donnent un petit côté BOF de James Bond, le tout est terriblement inspiré. Nanana n’est pas en reste, un peu dans la même veine d’ailleurs avec des côtés Soul notables. Le travail sur chaque morceau est excellent. »

 

Devin – Philippe Devin

Un extrait de notre chronique : « Encore une belle surprise. Vous savez ce moment où vous lancez la musique tout en faisant autre chose, et puis là, le choc. Un son à part, un groove accrocheur et une voix terriblement soul, une voix à la Jackson Five. Qu’est-ce ça fait du bien. C’est bien joué et c’est bien arrangé. Ecoutez-moi Ain’t Feedin’Me, ça groove comme on dit. Et puis cette arrivée de guitare, juste jouissif. Je ne parle pas des sonorités 70’s. Un EP qui appelle un album, clairement, car tout est bon ici. Chaque morceau a son identité, chaque piste donne envie de danser. Ne passez pas à côté ! » 

 

Cabadzi x Blier – Cabadzi

Un extrait de notre chronique : « Les 5 compères ne sont plus que deux. Pas tout à fait deux. Trois en réalité, avec l’arrivée de Bertrand Blier. Oui vous avez bien lu. Le groupe a rencontré le cinéaste et ils ont décidé de produire un album qui s’inspire de l’oeuvre de l’homme de l’image. Ainsi, on retrouve des ambiances inspirées des Valseuses, de Buffet Froid, de Tenue de Soirée… Ambiance oui car ils ont repiqué une phrase ici ou là et ils ont brodé autour. Du coté des textes, c’est encore une fois la claque. La plume est acérée, les mots sont habiles, les lettres percutent, fort. Ce style dépouillé est parfait pour se projeter au dessus des sons. Ces sons ont un peu changé aussi. L’électro se fait plus présente, les sons profonds bousculent nos tympans, les rythmes sont surprenants et les mélodies cherchent l’originalité. »

 

Fashion Drunk – Otis Stacks

Un extrait de notre chronique : « Sa première qualité, c’est ce groove présent sur toutes les pistes. Les rythmes s’inspirent du côté cool de la soul tout en y ajoutant une touche moderne de Hip Hop. C’est particulièrement sensible sur It’s Not Real. The Game est aussi une preuve du mariage réussi. Le tempo nous fait danser alors que la mélodie, redoutable, nous fait chanter tout en douceur. La réalisation n’est pas en reste, les choses sont équilibrées, la voix suave d’Elias est bien mise en avant et les instruments viennent s’inviter sans heurts. Je pense notamment aux incursions réussies des claviers qui ne manquent pas de donner quelques intonations jazz à l’ensemble. » 

 

Rétrograde – Jaffna

Un extrait de notre chronique : « Electro. Planant et envoûtant. Cette musique ne manque pas de caractère. Il s’agit du deuxième EP du duo Jaffna. Ils nous livrent ici une galette délicieusement vintage. Peut-être est-ce du à la voix de la chanteuse Dyllan, Ethérée, elle contribue à cette impression d’une musique d’un autre temps. Cette voix se marie plutôt bien avec ces sons étonnants et parfois déroutants. Cet EP surprend de bout en bout et il donne envie de danser, de se laisser emporter. Eleven a ce charme très particulier, une structure inhabituelle, un tempo original, bref un joli voyage. Beyond est une sorte de balade spatiale, rythmée, aérienne, vraiment charmante. Un EP comme on les aime qui nous fait voir l’électro sous un autre angle ! »

 

Muance – Chapelier Fou

Un extrait de notre chronique : « Cela fait bientôt 10 ans que Chapelier Fou nous propose sa musique électronique. Une musique plutôt douce, plutôt introspective, en délicatesse. On retrouve cette patte sur cette galette. Il a invité quelques musiciens (violon, alto, clarinette, guitare) histoire de sortir un peu de ses machines. Le mariage est très réussi, franchement captivant. Ainsi qu’il soit seul avec son électronique ou en groupe, Chapelier Fou est un orfèvre de la musique électro. C’est fouillé, travaillé, flirtant souvent avec le classique. Mais surtout, il arrive à nous surprendre très fréquemment. »