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Monde
Melbourne et Sydney : centres culturels et économiques de l’Australie

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Après avoir passé deux mois en Asie, je rejoins l’Océanie, un continent sur lequel je ne suis encore jamais allé. Première étape, l’Australie, où je décide d’atterrir à Melbourne. Pourquoi cette ville ? Parce que les billets d’avion étaient les moins onéreux depuis Singapour et que j’avais entendu dire que c’était sympa. 

Melbourne : l’habile mélange entre cultures, sport et modernité

Dès l’arrivée à l’aéroport, je sens tous mes repères habituels s’envoler. Tout le monde est blanc, le temps est sec et ça ne sent pas la sauce soja et les boulettes de porc. Oui, je suis bien arrivé en Australie, les accents foireux que j’entends autour de moi ne font aucun doute là-dessus.20150310_181838Après avoir passé de doux moments dans des hôtels de luxe avec mon père au Vietnam, je décide de réserver le logement le moins cher et le plus difficile pour un voyageur qui se respecte : un dortoir de 10 personnes dans une auberge de jeunesse spécialisée dans les soirées du genre « Springbreak« . Les commentaires sur internet disaient tous « Je n’ai pas pu dormir de la nuit c’était horrible ! », « Les gens dans ma chambre étaient sales et rentraient toujours bourrés au milieu de la nuit… »

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C’est en lisant ça que je me suis dit que je pouvais me lancer un petit challenge et y dormir six nuits. Après avoir pris la navette, j’arrive devant un bâtiment ressemblant à un cube rouge fluo et se nommant la Xbase. Je m’attends à voir une fille excentrique à l’accueil qui se met à crier « Weeeeelllllccccoommmmmmeeeee to the Base friends ! Ready to party hard ?! »  et en fait non, c’est une bien triste bonne femme qui me demandera simplement de régler le prix de la chambre. 

Arrivé dans le dortoir, qui pue la chaussette froide de randonnée, cette vision de moquette usée et les trois lits superposés me rappelle mes années de pensionnat. 20150306_175227

Après une courte sieste de onze heures, je me lève, en pleine forme, pour aller visiter les environs et espérer faire des rencontres intéressantes. Devant le constat de l’étendue de Melbourne, j’avais décidé de loger à Saint Kilda, un quartier au bord de la plage et donc vraisemblablement agréable à vivre. Après avoir longé le front de mer pendant plus d’une heure, je décide de rentrer à l’auberge pour rencontrer la faune locale. L1080298

Je constate alors que je suis le seul voyageur de passage. Pendant le mois passé en Australie et les deux semaines en Nouvelle-Zelande ensuite, je n’aurais d’ailleurs pas rencontré une seule personne en tour du monde qui soit simplement en vacances et partie dans un autre pays ensuite. Absolument toutes les personnes à qui j’ai pu parler dans ces deux pays sont en fait en « Working Holiday » ou en « Woofing« . Deux termes que l’on entend dans toutes les conversations. Énormément d’Anglais, d’Allemands et pas mal de Français ont ainsi saisi l’opportunité de quitter leur pays d’origine, au moins un an, pour venir travailler et en même temps voyager dans ces deux pays. Quel est l’intérêt ? La Nouvelle-Zélande, et plus précisément l’Australie regorgent d’opportunités pour les petits boulots non qualifiés et pourtant très correctement payés. Deuxième option, le « woofing », qui consiste globalement à être hébergé gratuitement chez des locaux, en général dans le milieu agricole,  mais où la contrepartie est d’effectuer toutes sortes de tâches polyvalentes pour entretenir le lieu.L1080266

Dans les auberges de jeunesse, on entend en permanence ces deux mêmes phrases de la bouche des étrangers: « En gros, là je reviens de trois semaines de voyage dans le centre de l’Australie avec ma copine, du coup on a trouvé un taff de serveur dans un bar à Melbourne et ça va permettre de regagner un peu de sous. » ou encore : « Moi et mon pote, on veut faire un Road trip sur la côte, mais on n’a pas une thune à cause du prix du billet d’avion pour venir ici, donc on bosse dans une ferme pour se payer un van. » Bien entendu, tout le monde s’esclaffe en m’expliquant que je suis complètement fou de voyager en Australie pendant un mois sans travailler à cause du prix de la vie. Maintenant que j’ai quitté le pays, je vois parfaitement ce qu’il voulait dire. Effectivement, le prix de la vie s’est avéré totalement indécent pour le Français que je suis.L1080254

Néanmoins, visiter des villes comme Melbourne vaut le coup. Les grandes cités Australiennes laissent rêveur sur la qualité de vie que les habitants ont su trouver, et surtout conserver. Point de vacarme, point de pollution, un climat souvent idéal et des infrastructures modernes.L1080291

Quand on se promène sur le bord de mer à 15h un lundi, on se surprend à constater les habitants flâner une pinte à la main, prêts à se déshabiller pour aller faire un peu de surf. Les ados font du skate et les enfants des châteaux de sable. Puis on se fait cette réflexion : « Mais bon sang, nous sommes Lundi, ces gens ne travaillent-ils donc jamais pour vivre ainsi ?! » L1080280

Melbourne, c’est vraiment la ville qui a su trouver un équilibre assez idéal et unique en son genre. C’est moderne, propre et ultra safe. Le système de tramway rejoint idéalement tous les coins de la ville pourtant assez étendue. Mais surtout, il y a ce mélange parfait entre le fait d’être arrivé à développer des gratte-ciel et un véritable centre économique en plein cœur de la ville, tout en ayant pourtant su conserver une culture et un charme certains.L1080200

La ville offre une place extrêmement importante à l’art, la gastronomie, la musique, les festivals, les sports et la contre-culture. Passionné de street art, de skate et de scène alternatives ? Melbourne se veut la capitale de ses différentes ambiances. On y trouve de tout et on ne s’ennuie jamais. 20150306_181501

Pour donner un exemple représentatif, il faut visiter l’université de Melbourne, connue mondialement pour son campus qui laisse vraiment dubitatif si vous êtes passés par les facs parisiennes. L’endroit est en fait une ville à part entière, où l’accès est totalement libre. Les élèves logent dans des petits châteaux, entre le bâtiment des sciences, celui des lettres et de l’histoire de l’art.20150310_134358

Entre une matinée à la piscine avant d’aller à un cours, ou un match de tennis avec un ami, les élèves se détendent au soleil en buvant du rosé sur l’herbe et en pianotant sur leurs Mac.  Même ayant un gros souci avec le monde scolaire, l’ambiance donnait presque envie de prendre une pile de cahiers, un bermuda beige et de faire semblant d’avoir l’air studieux.20150310_132702

Ensuite, la visite du zoo, qui pour une fois s’est avérée un superbe moment. Normalement accessible qu’en voiture, je m’étais lancé le défi idiot d’y parvenir à pied (car j’aime beaucoup les zoos et rien ne m’arrête). Après avoir traversé quatre terrains de cricket, trois parkings, et une plaine sous 38 degrés, j’ai enfin atteint les lieux. Le zoo était presque vide, car les Australiens ont l’air habitués à rencontrer des animaux exotiques tous les jours, ce qui n’est pas mon cas.GOPR1399

J’ai alors pu me faire ami avec une tortue géante, jouer avec des suricates et constater que les lions étaient en pleine forme. Le zoo de Melbourne, qui s’apparente plus à un superbe jardin botanique protégé, est sans aucun doute le lieu le plus respectueux des animaux que j’ai pu voir jusqu’ici. Certains trouvent ça ridicule de se soucier de la survie d’espèces hors du commun, mais ce n’est point mon cas. 20150310_160404

Impossible de louper le Royal Botanic Park de Melbourne, qui est particulièrement magnifique. Cependant, je ne m’attarderai pas sur la description de ce dernier, car son homonyme, le Royal Botanic Park de Sydney est similaire, mais devance de loin tous les autres parcs botaniques je j’ai pu visiter. Ça sera donc sur ce dernier que je m’attarderai un peu plus loin dans l’article.L1080257

Retour à l’auberge, comme tous les soirs, strip beer-pong, concours de t-shirts mouillés et Anglaise joufflues ivres qui crient « Wooouuuuuuuuuu« . J’essaye de m’adapter au niveau intellectuel proche du néant en commandant des vodkas red-bulls. 15 dollars le verre rempli de glaçons. Aie, ça va me coûter cher de tromper l’ennui.  Je rencontre des Écossais mais suis finalement incapable de les comprendre. Je rencontre des Américains mais ils ne parlent que de sport. Je rencontre des Anglais mais ils ne veulent faire que des concours de shots. Je rencontre des Français et ces derniers m’expliquent qu’ils méprisent profondément toutes les personnes présentes dans la salle.20150305_212840Pour la première fois depuis le début de mon tour du monde, je suis entouré d’Occidentaux et pourtant j’ai l’impression de ne pas être à l’aise dans les relations sociales, de ne pas être vraiment à ma place dans cette auberge. Cette culture n’est pas la mienne mais je n’arrive pas à m’adapter, comme je l’avais pourtant fait dans d’autres pays totalement différents. C’est donc un soir, après m’être fait la réflexion que je n’avais pas parcouru 20 000 kilomètres pour voir des gens bodybuildés se torcher à la bière, que j’ai décidé d’aller passer une semaine en Tasmanie. Je prends mon billet sur un coup de tête et songe aux aventures que je pourrai vivre dans cet endroit qui m’intrigue depuis que je suis enfant. L1080308

Le séjour en Tasmanie s’est voulu inoubliable, c’est pour cette raison qu’il fera prochainement l’objet d’un article séparé. Il était donc logique de regrouper les deux grands centres urbains dans le même article. La suite de ce récit concerne donc le séjour à Sydney, première ville du continent…

Sydney : cœur économique, financier et cosmopolite de L’Océanie

Premier contact avec Sydney : le prix exorbitant des logements. J’alterne entre Booking.com, Hostels.com, Airbnb, Trip Advisor et bien d’autres, mais impossible de trouver un endroit bien placé en dessous de 60 euros par nuit. Le souci, c’est que Sydney est la plus grande ville d’Australie et surtout la plus étendue. Quand on n’a pas de voiture, la location est la priorité numéro un d’un séjour réussi. Lorsqu’on voyage, on est toujours attiré par ce super appart qui coûte 20 euros par nuit et qui paraît parfait. Puis on se rend compte en arrivant qu’on est à 1h30 du centre-ville à pied. Grave erreur stratégique, et on se promet de ne plus jamais se planter à l’avenir.20150320_150906

Je décide finalement d’aller héberger chez un local en plein centre, trouvé sur Airbnb. C’est cher, mais au moins j’espère que la personne sera une mine d’informations sur les environs, surtout si l’on arrive complètement à l’improviste dans une ville inconnue et immense. De ce que j’ai pu apercevoir sur les photos, l’appartement, dans un style Rococo ultra kitsch m’inquiète un peu, d’autant plus que la description que fait l’hôte de lui-même est carrément excentrique. Cependant, c’est finalement les 95 excellents commentaires qui vont me convaincre de choisir cet endroit.L1080797

Sous une chaleur écrasante, j’arrive chez Ariel, le propriétaire. Personnage atypique mais néanmoins très sympatique, il me présente les lieux, qui globalement pourraient servir de décor à un film porno des années 70. Il y a des sculptures d’hommes nus partout, des tapis orientaux, des bibelots venant de tous les coins de la planète et une odeur de thé artisanal. Cependant, l’appartement est clean, ma chambre est parfaite et une terrasse donne sur un superbe jardin entretenu par les habitants de la résidence. L1080786

Ariel est un hippie gay de 60 ans tatoué de la tête aux pieds. Il vit en couple avec son chien et son chat. Lorsque je lui demande ce qu’il fait dans la vie, il me répond avec un petit sourire : « Oh, tu sais je fais pousser de la weed sur mon balcon et je regarde pas mal de films aussi. Sinon, quand j’ai le temps, je bois du thé, j’écoute du jazz et je fais de la peinture. J’ai passé les quarante dernières années de ma vie à voyager, mais maintenant que j’ai plus la force, je reste ici, je suis vraiment bien dans cette ville. »  A savoir que le quartier de Surry Hills, où se trouve la résidence, est un des quartiers les plus branchés et cher de Sydney. Encore une fois, je reste dubitatif sur la qualité de vie des Australiens, pour qui on a l’impression que tout est toujours plus facile qu’en Europe. 20150322_154117

Ariel s’est révélé être un des meilleurs hôte de mon voyage jusque-là. Même quand je me levais à 14h, il me préparait un petit déjeuner sur le balcon au soleil, et chaque jour, un itinéraire des meilleures choses à voir en ville était préparé sur mesure en fonction de ce qui me plaisait. Ce genre de rencontre me conforte dans l’idée que Airbnb se révèle aujourd’hui la meilleure option pour n’importe quel voyageur. La société, pourtant encore récente sur le marché, est en train de démolir et couler l’hôtellerie, et franchement, quand on voit le rapport qualité-prix aussi médiocre dans les hôtels, il faut considérer que ce n’est pas plus mal. 20150318_135008

Surry Hills, c’est aussi la deuxième communauté gay au monde après le district de Castro à San Francisco. Le quartier et ses environs sont idéals pour visiter Sydney. La balade parfaite consiste à marcher d’Oxford Street en passant par Hyde Park, jusqu’à L’opéra de Sydney et prolonger jusqu’au Royal Botanic Park. 20150318_144541

J’ai finalement tellement aimé cet itinéraire qu’il me semble l’avoir fait tous les jours de la semaine. En partant de Surry Hills à Oxford Street, des rues pavées avec de grands arbres et d’innombrables boutiques/café/bars en tous genres. Il y a peu de voitures, peu de bruit, beaucoup d’oiseaux, et comme à Melbourne, on a l’impression que personne ne travaille, alors qu’on est mercredi 16 heures. Les habitants sont adossés au soleil en train de boire un cappuccino ou une bière. Tout le monde rigole, est détendu et ne semble avoir aucun problème. On pourrait presque se croire un 15 août sur une petite place de village de Provence avec des gens sympathiques qui auraient remplacé les Français.  L1080901

Il y a des parcs partout, et le plus petit espace vert de la ville ridiculiserait sans problème n’importe quel grand parc parisien. Inutile de préciser que tout est propre, safe, ordonné, que l’air est pur et que tout est réfléchi pour que la ville soit agréable à vivre. Par hasard, lors ma promenade, je tombe sur l’Assemblée législative, que j’ai pu visiter seul, sans aucune sécurité et me balader dans toutes les salles que je souhaitais.L1080810 Les personnes présentes me faisaient juste confiance pour que je n’abîme et ne vole rien. Je me souviens de cette sensation étrange à ce moment-là : « Des gens sensés assurer la sécurité d’un des lieux les plus protégés me font simplement confiance. C’est étrange, pourquoi me feraient-ils confiance ? Je n’ai pas l’habitude de ça, m’en voilà perturbé… »L1080808

Arrivé devant l’Opéra de Sydney, le panorama atypique intrigue particulièrement. Première fois que je vois autant d’éléments différents dans le même décor, on se sait même plus où vraiment regarder.L1080866 Un amas d’immenses buildings sur la gauche, une baie immense avec un des plus grands ferry au monde amarré, le Harbour Bridge aux dimensions démesurées au milieu, une place gigantesque avec des cafés modernes et l’Opéra de Sydney posé sur l’eau à droite. Juste derrière, le somptueux Royal Botanic Park.L1080893

On ne sait plus où regarder, ni quoi prendre en photo tellement il y a de choses à voir et tellement l’espace est étendu. L’Opéra de Sydney a quelque chose de fascinant mais il est difficile d’expliquer pourquoi.L1080993 Il me fait un peu la même sensation que le Mont Fuji au Japon : je ne lui trouve rien d’incroyable mais je ne peux m’empêcher de le regarder en permanence.L1080864Son architecture improbable, le blanc immaculé des formes arrondies et le fait qu’on ait l’impression qu’il est émergé naturellement de l’eau pour se déployer en sa forme actuelle, a quelque chose de fascinant, et on comprend finalement pourquoi il est naturellement devenu un des emblèmes sacrés de l’Australie.  L1080842

En ce qui concerne le Royal Botanic Park, il s’agit d’un des plus beaux endroits que j’ai pu voir dans ma vie. Je pèse mes mots, ça n’a rien d’exagéré. Le Parc laisse sans voix par sa beauté. Encore une fois, très peu de monde et un soleil de fin d’après-midi.L1080979 On se promène entre des arbres âgés de 200 ans et épais comme des immeubles de 10 étages. Alors que la ville se dresse un peu plus loin, on entend uniquement le bruit des oiseaux exotiques et l’eau qui coule des bassins aquatiques. L’endroit est immense et posé au bord de l’eau.20150318_170630

Chaque personne que l’on croise se repose paisiblement sur au moins 1000 mètres carrés d’herbe pour lui tout seul. Moi qui suis toujours à la recherche de la bonne place pour me poser, me voilà complètement déboussolé tellement chaque spot était parfait.L1080941

Je me choisis donc un arbre à l’ombre, sors mon bouquin et mes écouteurs, et sombre dans un sommeil profond quelques minutes plus tard. Lorsque j’ouvre les yeux, j’ai l’impression de me réveiller au paradis. Pourtant, je suis en plein centre de la plus grande ville du continent. L1080957Mon guide, tout comme les expatriés ou les habitants, me recommande fortement de passer une après-midi sur la plage de Bondi Beach. Supposée mythique et incontournable, elle est un des symboles de la ville. Après avoir galéré deux heures en bus dans tout Sydney, j’arrive devant la plage la plus banale et surtout la plus bondée qui soit.20150319_155908 Le sable n’a rien de spécial, l’eau non plus et les gens encore moins. Je me rattrape sur une séance de cinéma où il est possible de commander une bouteille de vin et de la boire pendant le film, et cela dans d’énormes fauteuils tout doux. 20150322_183859

Le dernier jour, je décide de passer voir l’université de Sydney, qui s’avère tout aussi improbable que celle de Melbourne.  Un campus faisant penser à Poudlard, où tout est libre d’accès et où les infra-structures rivalisent sans problème avec les grandes universités américaines.20150320_153108

Le jour de ma visite était ponctué par le fameux « Graduation Day » où les élèves portent des robes ridicules, jettent leur chapeau en l’air, et se congratulent avec leur diplôme à la main.20150320_153152 Je décide d’être de la partie et me fais passer pour un petit frère décalé et déscolarisé qui vient assister à la remise de diplôme de sa brillante sœur. L’occasion rêvée pour manger tous les petits fours et boire du champagne de qualité. Après avoir passé un mois à être l’étranger-modèle qui respecte et s’adapte aux coutumes et règles de chaque pays, je souhaitai, rien qu’un instant, redevenir un petit chapardeur-chenapan, et surtout aider cette école à ne point faire de gâchis. 20150320_154408Melbourne et Sydney sont deux sœurs jumelles. Elles se complètent, s’adorent et se jalousent l’une et l’autre. Au sein du monde moderne, il est impossible de nier qu’elles sont l’exemple même de centres urbains qui ont parfaitement su se développer considérablement économiquement tout en conservant et protégeant leur charme, leur culture et leur diversité. 

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Point de comparaison, de généralité ou de méchanceté, mais il est important néanmoins de préciser que la visite des deux grandes villes australiennes laisse parfois un goût particulièrement amer lorsqu’on est Français. En effet, on devient quelque peu perplexe sur la possibilité qu’un jour, nous pourrions avoir cette qualité de vie. Puis, soudain, on plaisante à songer à la réflexion suivante : même si l’opportunité était donnée aux Français de vivre une vie si douce et agréable, ne feraient-il pas en sorte que cela soit impossible ? Notre mentalité serait-elle incompatible avec ce mode de vie ? On n’a que ce qu’on mérite après tout.

Après trois semaines passées sur le territoire Australien, je me dirige vers la Nouvelle-Zélande. Destination logique et pratique, puisque l’île se situe proche de l’Australie et constitue une escale idéale pour me diriger ensuite vers le centre du Pacifique. Dans l’avion, je me fais la réflexion que je ne connais finalement pas grand-chose de ce pays qui se trouve aux antipodes du mien. Tant mieux, ça sera l’occasion d’improviser et de vivre des aventures en Terre du milieu… A suivre.