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Les neurones dopaminergiques et l’appréciation du temps qui passe

S’ennuyer est synonyme de temps qui passe lentement, et il passe vite si l’on s’amuse. Il y a désormais une explication scientifique à ce phénomène, évoquée dans un article paru dans Science ce mois-ci et écrit par des chercheurs de la Fondation Champalimaud à Lisbonne, au Portugal.

En entrainant des souris à réaliser une tâche de discrimination temporelle (différencier des intervalles séparant des couples de sons), ils ont mis en évidence que certains de leurs neurones dopaminergiques pouvaient encoder le temps qui passe. Activer ces neurones causerait une accélération de la perception du temps, alors que les inhiber aurait l’effet inverse en la ralentissant. Ainsi, ces neurones contrôleraient-ils directement l’appréciation du temps qui passe.

Quand on sait que les neurones dopaminergiques encodent aussi la motivation, le plaisir et l’aversion il y a de quoi se poser des questions. Notamment, le plaisir étant concomitant à une augmentation de l’activité des neurones dopaminergiques, cela pourrait correspondre à une sous-estimation du temps qui passe (le temps passe vite quand on prend du plaisir); la réciproque étant vraie pour l’aversion.

Voici peut-être pourquoi notre perception du temps se fondrait si bien au plaisir que nous y prenons…

 

Midbrain dopamine neurons control judgment of time

Sofia Soares, Bassam V. Atallah, Joseph J. Paton (Science, 2016) – doi: 10.1126/science.aah5234


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