Onimusha – Way of the Sword : Retour gagnant et réussi de la licence culte

Capcom poursuit sa très belle année 2026

Si l’on omet l’incursion RPG et les Remasters d’anciens volets, Capcom fait revenir une licence culte après deux décennies complètes : Onimusha. Effectivement, la franchise débutée en 2001 accueille ce mois-ci Onimusha - Way of the Sword, un soft gardant à la fois ce qui a fait le succès de la franchise, mais aussi du renouveau avec de la modernité. En clair, c’est un retour réussi et gagnant ! Lisez plutôt.

Note de MaXoE Vote des lecteurs
8 / 10

L’année 2026 est véritablement charnière pour Capcom. Effectivement, depuis ce début d’année la firme signe tout simplement d’excellents titres, et ce peu importe le genre ! On pense évidemment à Resident Evil Requiem, un jeu qui nous a complètement embarqués, Monster Hunter Stories 3 – Twisted Reflection, un épisode monstrueux faisant office de très belle évolution pour la saga, et bien entendu Pragmata, un mélange hybride réussi par son efficacité et son originalité. Aujourd’hui, Capcom continue sur sa lancée de hits avec Onimusha – Way of the Sword.

Belle mise en scène, personnages attachants,…

L’épopée de ce volet se déroule au début de l’ère Edo et nous emmène à la rencontre de Miyamoto Musashi, samouraï adepte de la voie du sabre, se mesurant à des guerriers de plus en plus forts pour tenter de devenir le meilleur. En faisant route vers Kyoto, l’homme aspire à perfectionner la maîtrise de son art. Cependant, lors de son arrivée il découvre des hordes de Genma, autrement dit des démons, dont il ne peut se défaire de manière traditionnelle. Effectivement, pour les pourfendre, Musashi a besoin du pouvoir Oni contenu dans un gantelet, un artefact très puissant qu’il acquiert dans certaines circonstances. La guerre contre le mal commence alors…

Ce sera tout pour ne pas vous divulguer des détails sur la trame scénaristique jouant, à l’instar de la série, sur du sombre, des éléments de fantastiques et bien sûr la voie d’un samouraï. Si vous connaissez les différentes œuvres autour de Musashi, vous ne serez absolument pas dépaysé, et y retrouverez une belle cohérence générale. De plus, puisque Way of the Sword ne possède pas de liant, sachez qu’il n’est donc absolument pas nécessaire d’avoir joué à un ancien volet de la saga afin de profiter pleinement de l’aventure et de cet axe scénaristique.

D’ailleurs, on peut même dire que si l’on fait face à un récit de type classique, il n’en est pas moins vraiment efficace grâce aux différents personnages et leur personnalité -incluant évidemment Musashi-, à sa bonne rythmique, sa très belle mise en scène ou encore simplement par son ambiance et ses quelques touches d’humour rafraîchissantes. Une belle écriture à la hauteur des attentes donc, tout en sachant que le gameplay n’est pas en reste et s’avère très qualitatif !

Nerveux, accessible, tradition et modernité

Un gameplay qui mise évidemment sur de l’action débridée, mais qui conserve aussi une dose d’exploration, le tout comme nous le disions lors de notre introduction, en gardant la tradition et donc les features particulières à la franchise (techniques Issen, absorptions,…). Sans oublier d’insuffler une belle touche de modernité !

Sans trop en dire concernant la phase explorative en elle-même, on vagabonde au sein de magnifiques lieux profitant de beaux panoramas ! Plus ou moins ouvert, chaque endroit possède son lot de coffres à dénicher, de secrets à découvrir ou encore de quêtes annexes traditionnelles et d’autres plus scénarisées. Du classique et efficace, avec évidemment une préférence pour les quêtes tournées sur la narration. Mais on ne boude pas notre plaisir dans cet univers rondement mené avec aussi de la recherche de matériaux.

Ces derniers ne sont d’ailleurs pas là pour la décoration et viennent directement ajouter un apport à Musashi par le biais de trois arbres de compétences distincts. Sans tout dévoiler, cette couche « Light RPG » s’appuie sur des capacités, des pouvoirs Oni, et l’évolution de statistiques. Encore une fois, du classique et bien utile en somme, surtout pour les deux premiers nommés qui ont au final plus d’impact.

Si l’exploration et ces éléments d’améliorations constituent déjà une bonne base, le cœur de l’expérience repose évidemment sur les affrontements, et on peut dire que les développeurs n’ont pas fait les choses à moitié ! Précisons tout d’abord que la caméra, contrairement aux anciens opus Onimusha, est ici libre et non en plans fixes, ce qui est déjà nettement plus agréable pour explorer mais aussi lors d’affrontements.

Accessible avec ce qu’il faut d’agressivité, les joutes n’en sont pas moins plus profondes et exigeantes dans le sens où il ne faut pas tout le temps foncer directement dans le tas sans réfléchir. Effectivement, nous avons pu le constater dans d’autres productions et retour de licence (Dynasty Warriors Origins par exemple), pour bien progresser il faut observer puis attaquer avec un bon timing, tout en effectuant des parades/déviations, ainsi que des esquives bien placées sans subir trop de dégâts. On préfère vous le dire, être bourrin face aux boss ne sert strictement à rien.

Alors même si l’on a de bons moments d’action purs et durs comme on les aime, on apprécie cette profondeur de gameplay dont la richesse s’agrandit avec le retour de features clés de la franchise tels que le gantelet permettant d’absorber des âmes, qui selon la couleur peuvent remplir une jauge spéciale (attaque spéciale), récupérer des PVs,… ou encore les techniques Issen bien pratiques. Mais ce n’est évidemment pas tout ce que l’on peut se mettre sous la dent puisqu’il est aussi possible de réduire à néant des jauges d’endurance adverses afin de les annihiler en un seul coup (à la façon de Sekiro – Shadows Die Twice par exemple) ou asséner de lourds dégâts. On peut aussi enchaîner les morts avec une certaine classe dans la mise en scène, ou encore utiliser des pouvoirs Oni que nous ne vous spoilerons pas afin de ne pas gâcher la découverte.

En définitive, c’est assez pêchu, dynamique, nerveux, sans temps mort, on apprécie également prendre son temps pour percer les défenses ennemies, maîtriser ce système petit à petit selon la prise en main de départ (choix entre équilibré et intuitif), mais aussi grâce à la mise en scène des joutes, des réactions, et de la vivacité de la caméra. Vivacité qui comme d’habitude peut être prise à défaut et/ou être gênante si vous n’êtes pas habitué(e)s du genre.

Une ambiance qui fonctionne

Abordons désormais la dernière partie de cette critique avant un résumé sur l’appréciation globale du soft : la partie graphique, technique et sonore. Pour ce volet, et pour de nombreux titres maintenant, Capcom utilise son célèbre moteur maison RE Engine tout en gardant l’identité de la saga Onimusha dans sa direction artistique. Qu’il s’agisse des modélisations des personnages (Capcom a choisi le regretté et légendaire acteur Toshiro Mifune pour la modélisation de Musashi) ou bien même du bestiaire, le soin apporté est flagrant et détaillé. Les jeux de lumière sont beaux, les animations bien rendues… et en plus on profite de somptueux panoramas et d’une mise en scène totalement grandiose. Le tout sans aucun souci technique à déplorer. Un réel plaisir à vagabonder, explorer et trancher des adversaires au sein de cet univers mêlant réalisme de l’époque et fantastique. On regrettera juste quelques textures moins flatteuses selon les endroits.

Précisons que le soft propose trois modes graphiques distincts entre Qualité à 30FPS et des visuels plus affinés, du 60FPS au détriment de la palette esthétique, l’idéal dans ce genre d’expérience. Ou alors un mix des deux en possédant le matériel nécessaire, calé sur du 40FPS.

Avec cette ambiance et ces visuels flattant très clairement la rétine, l’axe sonore dispose de thèmes un peu plus discrets et plus pêchus lors des joutes, avec des instruments traditionnels. Néanmoins, on tient surtout à souligner que le soft peut être intégralement joué en VO, avec un casting qui fait vraiment bien le travail. De quoi renforcer encore plus l’ambiance et l’immersion dans cette ère Edo, ou alors passer par la VF avec également de bons doublages : Arthur Khong, Flora Brunier,…

Testé sur Xbox Series X avec un code fourni par l’éditeur

Note de MaXoE Vote des lecteurs
8 / 10

Il aura fallu une vingtaine d’années pour voir le retour de cette licence culte qu’est Onimusha. Avec ce nouvel épisode Way of the Sword, le studio confirme une fois encore une année 2026 de folie ! Il allie une belle mise en scène, un scénario aux personnages attachants et un visuel / D.A flatteur misant sur l’ère Edo. Sans oublier le fantastique, un mélange de tradition et de modernité ou encore un système de combat accessible mais aussi plus profond et exigeant. La série Onimusha ne perd en rien de sa superbe ! En bref, un excellent opus tranchant.

On a aimé !

  • Univers
  • Personnages attachants
  • Scénario
  • Palette esthétique
  • Accessible et profond
  • Les affrontements

On a moins aimé...

  • La vivacité de la caméra pourra gêner les non-habitué(e)s du style
  • Quelques textures en deçà
ÉditeurCapcom
DéveloppeurCapcom
GenreAction-Aventure
Support(s)PC, PS5, Switch 2, Xbox Series
Nombre de Joueur(s)1
Sortie France04/09/2026