Nous vous l’avions déjà dit, les véhicules miniatures estampillés Hot Wheels existent depuis plusieurs décennies maintenant. Mais c’est en 2021 que les développeurs italiens de chez Milestone nous ont proposé une incursion jeu vidéo moderne avec Unleashed que nous avions apprécié pour le fun, le dynamisme et la nervosité de sa conduite arcade, son éditeur de circuits, son nombre de bolides à collectionner très soignés ou encore ses environnements au visuel à la « MicroMachines » très bien réalisés.
Mais il faut bien avouer que le second opus Unleashed 2 – Turbocharged (2023) avait relevé le niveau grâce à une meilleure conduite apportant plus d’impact, les subtilités de la DualSense (notre console de test fut la PS5), de nouvelles technicités faisant du soft une belle alliance entre arcade et moments plus techniques, ou encore des défis supplémentaires inédits. Ainsi, ce troisième volet était fortement attendu au tournant.
Les qualités des anciens opus, et l’apparition d’Open Worlds
Très clairement, le gameplay repose sur la formule arcade à la fois fun mais aussi accessible que l’on a connu via les précédents volets. Avec désormais un ajout de taille en la présence d’Open-Worlds (quatre en tout) profitant de diverses ambiances. Ceci tout en respectant la norme Hot Wheels propre à l’univers de la marque.
Petit aparté ayant son importance : sachez que de base, Infinite Rush dispose de plus de 150 véhicules répertoriés en quatre catégories (Titan, Speeder, Dérapeur et Universel) avec certaines spécificités propres. On pense aux Dérapeurs et à leur recharge de boost en effectuant logiquement des dérapages, mais aussi à la recharge rapide chez les Speeder, et les Universel étant plutôt un équilibre complet. Ces catégories, régies par vitesse, boost ou encore maniabilité, incluent évidemment des modèles réduits de la marque bien connus des aficionados que l’on acquiert durant certaines épreuves ou en effectuant une visite des mondes ouverts.
Cette collectionnite aigüe que l’on apprécie beaucoup ne s’arrête pas là car les mondes ouverts à parcourir offrent un bon terrain de jeu global, on adhère toujours autant à cet amusement rapide caractérisant la série en utilisant la vitesse, les boosts et autres dérapages. Cela permet aussi de prendre part à plusieurs défis sur la map, tels que traverser des portiques en un temps minimum, réaliser des dérapages, des événements ou encore prendre des photos de lieux importants. Mais aussi rechercher et « attraper » un maximum de collectibles, courses sur circuits fermés,… Un bon vent de fraîcheur donc, d’autant qu’à quelques exceptions près, le décor est entièrement destructible. Par contre, on ne peut s’empêcher de regretter un certain manque de sentiment de vie, malgré un aspect « jouet » reproduit très fidèlement.
Le but de ces mondes ouverts faisant office de campagne étant de vaincre le Rush Master de chaque île. Pour cela, il faut obtenir des points de gloire puis prendre part à plusieurs paliers de défis Rusher. L’idée reste classique et intéressante, mais dans la pratique, avec un nombre de points nécessaires parfois trop grand, on un sentiment de remplissage artificiel trop lourd.
En dehors de cet axe ouvert, ce fun à l’état pur se prolonge par un passage sur l’éditeur de circuits, qui comme à l’accoutumée se révèle addictif en plus de sa belle générosité. On a vraiment hâte de découvrir les autres circuits de la communauté au fil des mois et années à venir. En outre, cet opus ne sacrifie pas non plus le contenu Multijoueur, ce qui en ravira plus d’un(e), nous y compris. En solo face à des adversaires en ligne ou en local (en écran splitté), pêle-mêle on peut effectuer du contre-la-montre, des éliminations, courses rapides, entre autres.
Encore une belle modélisation et D.A
Après ce tour d’horizon complet, place à la dernière partie de cette critique avant notre appréciation générale, à savoir l’axe technique, graphique et sonore. On ne surprendra personne en disant cela, mais encore une fois Milestone a réussi à retranscrire ses modèles réduits miniatures et ses circuits soignés et colorés. Tandis que si l’on pouvait avoir quelques craintes sur l’établissement des mondes ouverts, en vérité, même en proposant divers thèmes distincts, ils gardent une cohérence totale avec les produits de la marque et cela fait grandement plaisir !
D’ailleurs, on tient fortement à souligner que la fluidité n’a pas été prise à défaut sur nos sessions de jeu, et autant lors des traditionnels circuits fermés, que durant les balades dans les différents Open-Worlds. On regrette juste des temps de chargement assez fréquents, c’est-à-dire notamment à l’entrée ou sortie d’une épreuve. Le sound design est très correct pour ce genre d’expérience avec une bande-son plus orientée sur la techno-pop. Enfin, sachez que les textes sont disponibles en français.
Testé sur PS5 avec une version fournie par l’éditeur






