
Nous n’allons pas représenter le parcours du studio de développement Playground Games puisque nous l’avions déjà effectué lors d’une précédente critique. Petite parenthèse, si vous souhaitez vous remémorer nos précédentes visites dans le monde, n’hésitez pas à relire nos critiques de Forza Horizon 3, 4 ou même de Motorsport si la passion automobile vous parle.
Dépaysant
Pour en revenir pleinement à ce nouvel opus, FH6 nous emmène donc cette fois pour une virée complètement japonaise dans son inspiration, que ce soit au niveau des véhicules, des thèmes musicaux, que bien évidemment des environnements visitables entre autres. En clair, c’est un très agréable dépaysement à travers la modernité urbaine et la tradition de l’archipel, le tout dans un écrin tout à fait sublime. C’est ainsi que l’on évolue aussi bien au sein de Tokyo, de Shibuya, traversons des portions de lieux disposant de cerisiers en fleurs, que l’on arpente les Alpes japonaises ou encore que l’on aperçoit le Mont Fuji.
D’ailleurs, il convient de préciser qu’encore une fois la map générale représentant ces terres n’est pas « véridique » dans le sens où l’on retrouve une version fictive et fantasmée du Japon, même si l’on (re)découvre des lieux emblématiques de la culture nippone. Pour les amateur(trice)s de grandeur, sachez que cette immense map générale correspond au plus grand terrain de jeu qu’il nous a été donné de voir et de parcourir dans les volets Forza Horizon.
L’ensemble de cette visite, que ce soit en ville ou en zone rurale, se parcourt au travers d’un cycle jour/nuit appuyant sans contexte cette beauté et ce mélange de contraste, entre des néons apportant de nouveaux éclairages, et une campagne plongée dans la nuit noire. Ce n’est pas tout, puisque ce dernier volet Forza Horizon en date profite également du changement des saisons, et que dire si ce n’est que celles qui nous ont été accessibles (printemps et été) durant nos sessions prévues pour cette critique nous ont d’ores et déjà happés par leur splendeur. En rappelant que comme pour FH4, chaque saison dure l’équivalent d’une semaine réelle, fin de parenthèse. En bref, nous avons été subjugués et admiratifs, et avons déjà hâte de mitrailler des tas de nouveaux clichés lorsque nous pourrons découvrir le reste de ces transitions.
Un gameplay toujours aussi prenant et plaisant
Transitions de saisons, qui vous vous en doutez bien, ou vous vous en souvenez peut-être par rapport aux précédents volets FH, modifient tout bonnement les sensations de jeu et le gameplay en fonction des bolides conduits. Justement à ce propos, nous faisons face à la bagatelle de plus de cinq-cent-cinquante véhicules (par défaut) parmi des Nissan, Toyota, Ferrari, Lamborghini, Mitsubishi ou encore Subaru; dont leur carrosserie et les reflets sont extrêmement crédibles, les intérieurs soignés, les dégâts plus ou moins mineurs visibles,… En tout cas, on prend un plaisir certain à admirer nos véhicules dans notre garage en les mettant bien en valeur façon vitrine et en les customisant. En parlant de cela, on peut aménager un terrain avec un aspect gestion, ça change de nos virées, et c’est plutôt intuitif au final. Néanmoins, on va vous laisser quelques points de découvertes sur cet aspect.
Comme nous venons de le dire, les sensations de jeu et le gameplay diffèrent donc en fonction des conditions de route, que ce soit sur l’asphalte, le bitume, sur l’herbe, dans les étendues neigeuses des Alpes Japonaises par exemple,… mais aussi par rapport aux changements de saisons et du temps météorologique, l’adhérence ayant alors un impact certain sur les trajectoires et bien sûr la vitesse qui en découle.
On peut donc se manger des barrières, effectuer des sorties de route/piste, entrer en collision avec une autre voiture, etc… les novices ne manqueront alors pas d’effectuer un rembobinage, fonction pratique et utile déjà disponible sur d’anciens volets -ou d’autres jeux-. Rappelons que pour les non-initié(e)s, cette fonction permet de revenir quelques secondes en arrière après une erreur de conduite afin de reprendre la route -sans un couac- comme si de rien n’était.
Tandis que les plus téméraires tenteront petit à petit de s’y accommoder et se faire à ces sensations tout bonnement grisantes et toujours aussi plaisantes, et ce d’autant que les vibrations du pad font déjà leur petit effet sur les différents types de sols. En plus de cela, et pour se répéter par rapport à une critique d’un précédent opus FH, le style arcade de la branche « Horizon » profite encore une fois d’aides au pilotage et à la conduite, par contre en les retirant petit à petit, cela apporte non seulement des récompenses supplémentaires, mais en plus on dispose d’un axe un peu plus simulation non négligeable. En bref, même sans véritablement surprendre, le gameplay de ce Forza Horizon 6 est toujours aussi prenant et grisant.
Un contenu dantesque
Mais c’est aussi du côté du contenu que l’on apprécie ce voyage au sein de la culture nippone. Alors oui, comme d’habitude, FH multiplie les choses à découvrir et à réaliser entre la recherche de trésors, les divers défis,… le tout entrecoupé par deux portions de jeu ou « campagne » pour ainsi dire.
La première partie campagne concerne l’Horizon Festival -que l’on connaît depuis plusieurs années et volets déjà- reprenant le principe de plusieurs types de courses : classiques sur route, cross-country (à travers les plaines,…), épreuves spéciales franchement fun,… des événements tels que du Time Attack mais aussi des épreuves de vitesse sur portion, des drifts, des sauts vertigineux,… entre autres. Le but étant de glaner suffisamment d’expérience pour obtenir des bracelets et ainsi progresser dans cette partie campagne jusqu’à être le(la) meilleur(e).
De l’autre côté, nous avons « Discover Japan ». Grosso modo, on reprend certains éléments connus avec la découverte de trésors de grange,… Il y a aussi des mascottes à dénicher, des Tôges et courses de rue, des voitures bonus,… Des missions scénarisées, des photographies à réaliser mais aussi diverses nouveautés incluant de la livraison culinaire, à effectuer aux quatre coins de Tokyo, le tout en un temps imparti évidemment sinon cela ne serait pas drôle. C’est plutôt sympathique, et l’on a clairement adoré parcourir les multiples routes accessibles -avec plus de six-cent-soixante tout de même – !
Pour finir cette partie, précisons que le Multijoueur a été regroupé auprès d’Horizon Play. Un espace regroupant tous les modes, et il n’y a pas à dire, déjà que le contenu général du Japon est dantesque, là le multi est à tomber. Pêle-mêle, on peut effectuer des défis, des courses, ainsi que du Cache-cache où l’un des joueur(euse)s doit échapper à plusieurs poursuivants, ou encore l’Eliminator, qui, pour rappel, correspond à du Battle Royale. En bref, il y a vraiment de quoi faire et l’on amuse beaucoup.
Epoustouflant
À présent, passons à la dernière partie de cette critique, concernant la palette graphique et la technique. Pour le signaler, cet épisode FH6 est le tout premier à être disponible complètement sur New-Gen, c’est-à-dire les supports Xbox Series, ainsi que la mouture PC, la version Playstation 5, quant à elle, arrivera plus tard.
De notre côté, notre test s’est déroulé, comme à notre habitude, sur la machine Xbox Series X, où l’on peut opter pour deux modes graphiques, à savoir la Qualité à 30FPS, et le mode Performance à 60FPS. Inutile de dire que le mode Performance est à privilégier pour un soft de cette catégorie (jeux de course), le confort de jeu y étant plus optimal, et la qualité graphique restant tout de même au top.
Peu importe le choix donc, au final, nous faisons face à un titre complètement éblouissant sur le plan visuel. Cette épopée au Japon fut bien dépaysante, entre d’un côté la découverte de lieux emblématiques du pays du Soleil Levant avec notamment Tokyo, certains de ses quartiers tels Shibuya mais aussi des paysages plus ruraux avec entre autres des rizières, cerisiers en fleurs, champs de toute beauté, temples, entre autres. Nous avons totalement été subjugués, d’autant que les reflets, la gestion des ombres/lumières ou encore la carrosserie des véhicules et leur modélisation; tout a été soigné dans les moindres détails. Une véritable vitrine technologique pour la machine et un régal pour la rétine !
Précisons également que les thèmes sonores sont répartis comme à leur habitude par radio disposant de plusieurs styles pour tenter de contenter le plus de monde (Nu Metal, Hard Rock, Rock Alternatif, Electro, pop, dance,…), on retrouve ainsi par exemple : Linkin Park – Up From the Bottom, Blessings – Calvin Harris · Clementine Douglas, Empire Of The Sun – Cherry Blossom, … , mais aussi de nouvelles inédites consacrées à la culture japonaise. Parmi elles, certain(e)s seront ravi(e)s de pouvoir entendre des thèmes musicaux d’anime (Ending de Dandadan, l’Opening d’Oshi no Ko, New Genesis – One Piece Film Red,…), Hikaru Utada (oui oui, vous la connaissez pour la franchise jeu vidéo Kingdom Hearts), de la J-Rock, J-Pop,… Du bon son en somme !
Enfin, pour des raisons déjà évoquées lors d’une précédente critique, Forza Horizon 6 n’est pas malheureusement pas doublé en français mais en anglais, et japonais avec bien entendu la présence de sous-titres dans la langue de Molière.
Testé sur Xbox Series X avec un code fourni par l’éditeur
