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Monster Hunter Stories 2 – Wings of Ruin : Une suite encore meilleure !
Monsties and Co.

NOTE DE MaXoE
8
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Si l’épisode Monster Hunter Rise est sorti en ce début d’année, et que certain(e)s fans profitent encore des joies de la chasse aujourd’hui, Capcom n’en a pas pour autant oublié les adeptes des Monsties, cette branche de Monster Hunter où l’on apprivoise une partie du bestiaire. Ce début d’été fut donc l’occasion de découvrir la suite du RPG Monster Hunter Stories avec Monster Hunter Stories 2 - Wings of Ruin.

Avant de se lancer sur Switch et PC avec ce second volet, Monster Hunter Stories premier du nom fut exclusivement disponible sur 3DS. Sorti en 2017, il laissa de bons souvenirs grâce à une histoire agréable à suivre, une exploration efficace ou encore ces monstres à apprivoiser et, ce, même si le soft souffrait de soucis techniques et d’une trop grande simplification des features originelles des opus MH. « Wings of Ruin » est la continuité toute logique des mécaniques et de l’aventure déjà vues dans Stories. Et si scénaristiquement parlant, ce n’est pas une suite directe, tous deux partagent un fort lien entre eux.

Une aventure agréable à suivre

Le festival des Riders bat son plein à Mahana, le village principal de l’île Hakolo. Tout se passe pour le mieux entre les Riders et leurs invités : les chasseurs traditionnels. Le but de cette fête : nouer une relation plus solide entre leurs communautés.

Mais dans l’ombre, des chasseurs envoyés dans la montagne sacrée cherchent activement un Rathalos doté « des ailes de la destruction » pour s’en débarrasser. C’est alors qu’une jeune wyverienne du nom d’Ena trouve ce fameux Rathalos. Le « monstre » lui confie alors sa future progéniture (un œuf), puis un combat éclate entre les chasseurs et ce Rathalos, avant que ce dernier ne s’enfuie.

Au village, les Riders et les chasseurs commencent à se disputer, car pour les Riders, le Rathalos prit en chasse sur la montagne sacrée est le Ratha Gardien de l’île, tandis que pour les chasseurs, d’après la légende, ce sont des monstres dangereux apportant la destruction.

Pour l’heure, notre protagoniste, dont le papy Red est une légende parmi les Riders, s’inquiète pour le Ratha Gardien qui était le Monstie de son grand-père. Mais en tant que nouveau Rider, il doit découvrir plusieurs choses pour le moins inquiétantes : pourquoi l’océan a-t-il changé de couleur ? Pourquoi tous les Rathalos sont-ils partis de l’île et où sont-ils ? Et ce ne sont là que les premières interrogations… Bientôt il se verra aussi confier l’œuf contenant le jeune Rathalos en devenir, et son périple n’en sera que plus grand…

On vous rassure tout de suite, même si le soft est une séquelle, les novices et débutant(e)s pourront prendre l’histoire en route et en comprendre les tenants et aboutissants. Seuls des références, quelques éléments et des personnages connus du premier volet pourront leur être imperceptibles. En dehors de cela, ils découvriront, comme celles et ceux ayant parcourus MHS1, une aventure prétexte à la base mais agréable à suivre avec un Lore plutôt fourni, du suspens, des rebondissements et de multiples thématiques abordées. On pense par exemple au pouvoir de l’amitié, à l’écosystème, à l’écologie ou encore aux légendes, le tout étant conté dans de très nombreuses discussions. Certain(e)s trouveront d’ailleurs que la deuxième partie aurait mérité quelques raccourcis. Terminons en signalant que si notre protagoniste reste malheureusement muet, nous pouvons compter sur le retour de Navirou pour pimenter les choses et apporter une bonne dose d’humour.

Exploration à dos de Monsties, améliorations, du classique et efficace

L’aventure nous envoie, comme pour le premier opus, à la découverte de diverses régions à explorer, allant des environnements tropicaux jusqu’aux volcans en passant par la neige, sans oublier de multiples villages disséminés çà et là. Nous retrouvons également la recette du premier opus MHS avec une exploration agréable et classique des JRPGs : recherche de coffres, réalisation de quêtes annexes avec cueillettes ou encore traque de monstres, sans oublier les boutiques, le craft, les améliorations, et deux mécaniques propres à ces deux spin-off « Stories ».

Eh oui, Capcom réutilise la feature nous permettant de chevaucher des Monsties, ces monstres apprivoisés, dans l’optique de pouvoir nager ou même voler, certes nous avions déjà vu ce système dans d’autres œuvres vidéoludiques, mais cela fonctionne toujours autant et fluidifie l’exploration. D’ailleurs, si l’on prend le temps de s’arrêter et de se rendre à des tanières, comme précédemment, il est toujours possible de récupérer de nouveaux Monsties. Autant dire qu’en associant les différentes activités disponibles, le Endgame, la possibilité de jouer en coopération online ou le « mixage » des Monsties, la durée de vie peut déjà facilement doubler, et encore il faut prendre en compte les habituels allers-retours et voyages rapides.

Comme pour le premier volet, la progression dans l’aventure nécessite de parcourir les lieux à la recherche d’œufs de monstres, le but étant logiquement de les faire éclore, puis de les emmener avec soi pour combattre.

Méfiez-vous tout de même lors d’une chasse aux œufs de monstres puisqu’il faut soit faire replier « son parent », soit le vaincre pour s’approcher de futurs « nouveaux-nés », le poids et l’odeur de l’œuf représentant en fait la rareté. Outre le fait d’intégrer ces petites bêtes dans l’équipe, il y a une autre particularité nous amenant à vouloir récolter toujours plus de Monsties : le rite de transmission des gènes.

Là encore les connaisseur(euse)s seront en terrain connu, le principe étant foncièrement le même qu’auparavant avec encore une fois la présence d’une grille de neuf cases. Grosso modo, on peut transmuter certains gènes à d’autres monstres pour en acquérir les aptitudes, le premier Monstie étant alors sacrifié. Le but de cette manœuvre étant de réaliser la meilleure équipe possible et inimaginable, le farming est donc bien présent dès lors que l’on souhaite avoir cette dimension de puissance. Pour celles et ceux voulant juste profiter de l’histoire principale, rassurez-vous il n’est pas nécessaire de passer des dizaines d’heures sur le processus de transmission des gènes ni le farming.

Des affrontements toujours aussi bien ficelés et dynamiques

Si vous n’êtes pas obligé de passer des dizaines et des dizaines d’heures sur le farming pour apprécier l’aventure générale, pour le Endgame et l’aspect coopératif online – comme mentionné plus haut – ou Versus, cela sera forcément nécessaire, et ce d’autant plus que Capcom n’a pas hésité pas à implémenter diverses mises à jour gratuites – et à venir -, la feuille de route spécifiant des ajouts jusqu’en octobre !

Pour ces affrontements, on retrouve des combats au tour par tour toujours bien ficelés et dynamiques, même si certaines batailles sont un peu trop longues à notre goût, comptez parfois une bonne dizaine de minutes pour venir à bout de nos opposants.

Outre un changement d’interface, ces affrontements reprennent la formule du premier opus avec ce système basé sur la triangulaire Force, Vitesse ou Technique, l’équivalent d’un pierre/feuille/ciseaux, chaque possibilité ayant l’ascendant sur une autre lors d’un duel. Pour savoir comment battre ces opposants, il faut bien observer les différents patterns de chaque adversaire, et leur état, un monstre enragé pouvant carrément changer d’approche par exemple.

Dans ces cas-là, changer de Monstie possédant un autre style d’attaque reste une priorité pour prendre le dessus, les habitué(e)s du premier volet retrouveront donc avec plaisir cette possibilité de switcher entre les bébêtes – lors de son tour -, d’autres spécificités font également leur retour comme le fait d’utiliser des objets, le système de « Double Attaque » lorsque l’on vise le même ennemi (Monstie comme Rider), les capacités et techniques, ou encore la mise en selle sur son Monstie afin d’octroyer en outre davantage de dégâts.

On peut également changer d’armes lors de son tour afin d’exploiter des faiblesses adverses. Pour exemple, un ennemi peut être insensible aux armes qui ne sont pas tranchantes, il faut donc simplement la remplacer pour changer le cours de l’affrontement. Avec tous ces éléments à prendre en compte et cette dose de réflexion, les développeurs ont aussi mis en place la faculté de pouvoir sectionner divers membres de « l’animal ». Il est donc évident que dans un premier temps, les connaissances de la culture Monster Hunter sont un atout considérable pour savoir ce qu’il faut « trancher » en premier. Par exemple, une queue empoisonnée sera évidemment à sectionner en priorité pour s’éviter des dégâts de poison. En complément, il existe aussi quelques autres features dont on vous laisse le loisir de la (re)découverte, mais ce que l’on peut vous dire, c’est qu’elles apportent des éléments assez intéressants.

Un rendu Anime agréable, mais avec quelques couacs techniques

Si l’aventure est agréable à parcourir, qu’en est-il de l’attrait graphique ? Eh bien pour tout vous dire, ce Stories 2 est très attrayant visuellement puisqu’il adopte une approche anime/manga « cartoon » en cel-shading. D’ailleurs par rapport au précédent volet, il y a bien un gap graphique, pour notre plus grand plaisir.

Par contre en dehors de ces visuels, et de cette direction artistique agréable, MHS2 Wings of Ruin souffre malheureusement de soucis techniques gênants, et bien plus perfectibles en mode docké. Aliasing, popping de végétation, chutes de framerate…, on sent que la Switch souffre mais qu’elle se sent mieux dès lors que l’on passe en mode nomade, les chutes de framerate y étant pour le coup moins présentes.

Pour finir, les doublages sont en anglais et japonais, et les thèmes musicaux restent dans la veine d’un Monster Hunter avec des musiques relativement variées et immersives, ce qui plaira aux fans à coup sûr.

Testé sur Switch

NOTE MaXoE
8
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Si certain(e)s râleront peut-être sur la longueur de plusieurs affrontements et sur les soucis techniques en mode docké - moins perceptibles en nomade -, on peut dire que ce second volet de la branche Stories possède beaucoup d’atouts : un contenu généreux, une histoire agréable, un visuel très coloré, des Monsties, et des combats toujours aussi bien ficelés et plus poussés que MHS1. Wings of Ruin est donc une aventure encore plus complète et agréable à parcourir en faisant mieux que son prédécesseur, et les amateur(trice)s apprécieront !
ON A AIMÉ !
- L’univers MH
- L’enrobage graphique / L’OST
- Le récit
- L’exploration
- Beaucoup de Monsties à apprivoiser
- Des affrontements dynamiques et techniques
- Un suivi gratuit pour le moment
- Belle durée de vie
ON A MOINS AIMÉ...
- Certain(e)s n’apprécieront pas l’aspect trop farming
- Les soucis techniques
- Des affrontements parfois trop longs
Monster Hunter Stories 2 – Wings of Ruin : Une suite encore meilleure !
Monster Hunter Stories 2 - Wings of Ruin
Editeur : Capcom
Développeur : Capcom
Genre : JRPG, Aventure, RPG
Support(s) : PC, Switch
Nombre de Joueur(s) : 1 / 1 à 4
Sortie France : 09/07/2021

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