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PES 2016 : le retour du roi
Konami les bouchées doubles

NOTE DE MaXoE
8
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Tous les ans, à pareille époque, le coeur des amateurs de ballon rond bat la chamade. Barça ou Real ? Dépassé. OM ou PSG ? Ringard. Non, LE débat de la rentrée, tous les ans, est le suivant : PES ou FIFA. Et pour suivre le mouvement, MaXoE vous propose, à travers deux tests séparés, les tests comparés des deux champions à travers le prisme de l'un et de l'autre.
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Je vous dois un aveu : je suis un grand fan de PES. Et ses années de déshérence m’ont beaucoup contrarié. Et puis, l’an dernier, une lueur d’espoir. On n’y était pas encore, mais on approchait. L’heure fatidique où PES reprendrait sa place.

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Alors oui, les licences sont toujours absentes en trop grand nombre. Oui si le moteur physique a fait des progrès spectaculaires certaines modélisations font encore peine à voir. Oui les effectifs ne sont pas (du tout) à jour. Mais le vent est bon.

D’abord, le jeu brille par son rendu esthétique : les actions sont belles, bien construites, tout s’enchaine naturellement, sans fioriture ni raté. Il exige du doigté, un peu de « toucher de balle », un certain sens du jeu. La première fois que l’on rate un but parce que l’on a trop poussé son ballon, on est en joie, car on a attendu ça trop longtemps, le temps que l’on a passé à jouer à FIFA. Oh bien sûr je force le trait, mais le comportement réaliste du ballon est un vrai plus de PES. De plus, on sent vraiment le gabarit de son joueur, et plus encore celui de l’adversaire qui vient vous chatouiller les côtes de ses larges épaules. Le gameplay est revenu au sommet, amenant avec lui son lot de sensations, et c’est un plaisir incroyable, et même si, donc, certains joueurs ont une allure étrange, le foot, en lui-même, est superbe, et c’est ce qui compte.

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Et que dire alors de l’IA, bien en place, maline, offrant de belles opportunités et lisant bien le jeu, notamment défensivement, avec un placement et une combativité nouveaux.

Pourtant, quelque part, la souplesse des contrôles est aussi leur principal défaut : les actions se construisent presque trop facilement, et l’on finit par user et abuser du toque, le jeu rapide axé sur la possession et la circulation massive de la balle. Cela, même s’il faut aussi souligner la qualité des impacts et des collisions, étonnants de réalisme. Ici, pas question de jouer comme si de rien n’était avec trois cerbères accrochés au protège-tibia. Ici, on n’est pas dans l’arcade.

En revanche, tout n’est pas parfait : ainsi, c’est, comme dans FIFA, rarement l’arbitre qui viendra vous interrompre. S’il est moins crétin que dans FIFA (et ce n’est pas difficile), il est en revanche plus permissif qu’un arbitre de Premier League, ce qui est déjà une sacrée référence !

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Mais il reste qu’une fois les aides réduites à peau de chagrin, PES prend son envol, en tant que nouvelle simulation de référence, et de jeu qui respecte le plus le football actuellement.

Alors bien sûr Konami a ses marottes, pénibles: la fatigue, omniprésente et abusive, la gestion des coups de pied arrêtés, et une défense individuelle quasi systématique qui peut, du coup, inexpliquablement laisser les coudées franches à un milieu monter apporter son soutien à l’attaque… On pourrai aussi citer les commentaires, pour lesquels le seul qualificatif possible est « immondes ».

On a, pourtant, toujours ce football peut-être un peu trop parfait, un peu trop pur, mais tellement naturel, tellement beau, presque trop, d’ailleurs, jusqu’à en être lisse, mais on peut regarder PES comme une espèce de football de rêve, tout en restant réaliste. FIFA, il faut le dire, est plus disputé, plus âpre, plus ingrat. Mais un esthète du football doit avoir les yeux de Chimène pour PES.

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En terme de contenus, l’absence de nombreuses licences pose toujours problème, mais les modes sont là (quoique la navigation soit toujours aussi pénible). Le mode Equipe, en revanche, s’il affiche toujours un volet transferts calamiteux de bêtise et de permissivité (mais n’est-ce pas délibéré, PES n’étant pas Football Manager), est devenu plus attractif que jamais, et le mode Master League est devenu, lui aussi, plus sexy que jamais.

Quant au mode MyClub, le mode qui permet de créer progressivement son équipe, il connait quelques ajouts bienvenus, comme l’expérience des joueurs ou les reconversions, mais reste destiné aux joueurs susceptibles d’avoir les fesses carrées à force d’y passer des heures…

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Testé sur une version PS4

NOTE MaXoE
8
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Bref, PES incarne une certaine idée du foot, un peu flamboyante, mais le tout sublimé par une physique superbe et des animations ciselées et dorées à l'or fin. Ses lacunes sont toujours là, mais il peut enfin tenir la dragée haute à FIFA, et pour ceux qui préfèrent la vision du foot de PES, il est, cette année, le vrai et grand numéro 1.
ON A AIMÉ !
- Plus fluide que jamais
- Une physique réaliste et séduisante
- Un jeu léché et séduisant
- Les nouveautés du MyClub
ON A MOINS AIMÉ...
- Un rendu visuel inégal
- L'absence de licences
- La fatigue
- Darren Tullet, qui à sa manière contribue à la fatigue, mais la nôtre...
PES 2016 : le retour du roi
PES 2016
Editeur : Konami
Développeur : Konami
Genre : Sport
Support(s) : PC, PS4, Xbox One
Nombre de Joueur(s) : 1-4 local et en ligne
Sortie France : 14/09/2015

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