Qlipah in Providence’s Shadow : La très belle surprise de cette fin d’année !

Visual Novel, enquête et « RPG de timeline à contre tactique »

Lors de son annonce, nous avons tout de suite été happés par l’univers, l’ambiance mature et les visuels de Qlipah in Providence’s Shadow, mais aussi par sa proposition dite « RPG de timeline à contre tactique ». Après l’avoir eu entre les mains, on peut vous le dire : non seulement il s’agit d’une très belle surprise, mais en plus nous faisons face à un excellent titre.

Note de MaXoE Vote des lecteurs
8 / 10

Arc System Works est à l’édition et au développement, tout comme les développeurs issus de l’équipe du studio UnitePlus. Fondé durant le début des années 2000 dans le district Shin-Yokohama, situé dans l’arrondissement de Kohoku au sein de la préfecture de Kanagawa dans la ville de Yokohama au Japon, nous leur devons également notamment River City Saga – Journey to the West, toujours dans cet axe collaboratif avec l’éditeur. Pour Qlipah in Providence’s Shadow, nous faisons face à un récit sombre, mature et bien ficelé.

Passionnant, sombre et mature

Intégralement sous-titrée en français et doublée en japonais, cette épopée nous envoie à Tokyo après une catastrophe mondiale, signifiant l’apparition de monstres et de crimes paranormaux, et une réalité érodée. Alors qu’il effectue son travail de livreur, Soma Hoshigami est attaqué par un « Suprême » ou « Aberration » (un monstre), laissant alors le jeune homme en proie au phénomène (ou éveil) de « l’Ascendant », autrement dit une forme de mutation mi-humaine mi-monstre, un hybride donc.

Il est secouru et placé en garde à vue par Rena Hizuki, qui fait partie de la police métropolitaine du Bureau de sécurité publique, Section étrangère 5, 2e unité d’enquête sur les anomalies. Ou pour simplifier, une Escouade publique antianomalies, Rena étant dénommé comme une Pacificatrice.

Ces deux êtres vont devoir collaborer ensemble pour tenter de résoudre et éradiquer le phénomène, et cela se passe par la traque d’une drogue démoniaque nommée Véritalis capable de transformer une personne en « Ascendant » suite à une surexposition, ou encore celle d’un culte mystérieux.

Nous n’en dirons pas plus pour vous laisser le suspens de trouver chaque indice et ainsi résoudre les enquêtes en progressant dans l’épopée sans spoiler. Toujours est-il qu’entre la qualité des doublages et celle de l’écriture, nous n’avons pas décroché une seule fois de cet univers à la fois sombre, mature et passionnant. L’ensemble de ce récit étant porté par des personnages opposés dans leur caractère, mais aussi par cet axe d’enquête tout à fait plaisant.

Visual Novel, Préparation et combats

Le gameplay s’avère être un « RPG de timeline à contre tactique » et s’articule autour de trois phases distinctes. En premier lieu, les phases de dialogues et séquences de type Visual Novel à proprement parler, autrement dit il n’y a pas d’exploration de terrain, et franchement cela n’est pas dérangeant du tout. Le rythme et les enjeux arrivant à maintenir et à capter l’intérêt.

La seconde phase concerne l’évolution sur la map de la ville de Tokyo menant à la résolution/tableau d’affaires, sans oublier de passer par un axe de customisation très important pour les affrontements. Ainsi, sur la map de la ville, on « explore » ou plutôt choisit divers lieux accessibles afin de faire progresser l’intrigue, découvrir des apparitions d’anomalies, des sources de corruption ou encore d’anomalies puissantes optionnelles. Ce faisant, le temps s’écoule à chaque action selon un principe de « calendrier » régulant les jours, les moments diurnes et nocturnes modifiant des paramètres tels que les récompenses rares par exemple. Enfin, il y a aussi une « Deadline » à prendre en compte, c’est-à-dire un mystère devant être résolu avant la date butoir, auquel cas le monde devient instable avec des ennemis encore plus puissants…

Avec ces éléments en tête, on choisit donc scrupuleusement les itinéraires/choix en se posant les bonnes questions, et donc en lisant bien les informations scénaristiques liées au tableau des affaires,… En d’autres termes, on s’implique encore davantage dans ce récit.

Pour s’aider et préparer les combats au mieux lors des investigations, on peut dépenser des points de recherche (acquis en combat) dans le tableau des preuves contre l’accès à des compétences/capacités multiples à équiper, celles-ci étant aussi bien disponibles de manière passive (défense augmentée de 20%,…), qu’actives avec de nouveaux types d’attaques offensives et défensives (récupération de PVs,…). La personnalisation est ici très clairement un point clé de futures victoires.

Une fois la préparation effectuée, lorsque l’on est confronté à un combat, une transition s’opère pour laisser place à une bataille dynamique et réfléchie. Si vous avez déjà joué avec un RPG/JRPG jouant sur la timeline des ordres de passage, vous possédez d’ores et déjà une petite base de compréhension. Cependant, il serait plus juste de dire que le soft et son système de « RPG de timeline à contre tactique » sont un dérivé de ce que l’on avait pu voir auparavant dans la série The Caligula Effect par exemple, c’est-à-dire une visualisation des futures actions/frappes des opposants.

Dans Qlipah in Providence’s Shadow, il y a donc des similitudes. Ici nous avons divers types d’attaques envisageables régit sous TdR (Temps de recharge/récupération) où l’on peut effectuer des enchaînements répercutés sur une ligne temporelle (timeline) en bas (celles des allié(e)s) contre une autre liée aux ennemis (en haut). Tout en sachant que chaque style de frappe diffère selon certaines catégories (colorisées pour les différencier).

D’ailleurs si l’on enchaîne trop de fois la même attaque, on peut simplement être à court avant une recharge complète, et ainsi se retrouver à la merci de son adversaire puisque les frappes d’un autre type ne peuvent les contrer. Il y a bien des esquives à utiliser au bon timing, mais le but principal est de se servir de contres afin d’octroyer un maximum de dégâts possible. Et lorsque l’on dit contre, on parle d’une contre-attaque à placer au bon moment afin de coïncider avec la ligne temporelle (timeline) de l’opposant selon le bon style de frappe (la bonne couleur donc). Dans le cas contraire, c’est notre personnage qui s’en retrouve impacté.

Sans tout vous dévoiler, comme les frappes ultimes ou encore défensives/offensives liées à une palette secondaire, on peut aussi switcher de personnage afin d’effectuer des retournements de situation. De plus, il est possible d’annuler les actions préméditées par nos soins, de mettre le temps sur pause si nécessaire ou alors d’être nettement plus agressif sans attendre que l’opposant prépare son attaque. Mais attention aux lourds risques si vous ne gérez pas le bon timing dans leur finition. En d’autres termes, nous avons affaire à un système de combat disposant d’une bonne dose de réflexion et de timing à prendre en compte mais qui risque de ne pas plaire à tout le monde, et dont la maîtrise et la pleine compréhension s’effectuent avec une certaine patience.

Bonne ambiance

Continuons à présent par la palette esthétique, graphique et sonore. Précisons d’emblée que le titre propose deux modes graphiques, l’un étant basé sur les FPS (IPS), l’autre sur la Qualité. En signalant au passage qu’il existe une compatibilité 120 FPS pour celles et ceux possédant le matériel requis.

Visuellement parlant, le soft utilise plusieurs rendus in-game, les cinématiques sont belles et bien animées, les visuels lors des phases en VN (Visual Novel) sont splendides, bien détaillés tout en disposant de belles teintes de coloration, tout comme les Artworks/portraits pendant les dialogues. Sans oublier de jolis arrière-plans, même s’ils ont malheureusement tendance à se répéter. Lors des affrontements, on se retrouve dans une palette 3D en Cel-Shading avec des modélisations très correctes, des enchaînements vifs au travers de leurs animations, et de multiples effets visuels (coups spéciaux, ultime,…).

D’un point de vue sonore, on profite d’une bonne qualité de doublage japonais, les thèmes musicaux et l’Opening Kanbaku no Qliphah accompagnent vraiment bien l’ensemble de l’épopée. Enfin, sachez que les textes sont disponibles en français.

Testé sur PS5 avec un code fourni par l’éditeur

Note de MaXoE Vote des lecteurs
8 / 10

Il n’y a pas besoin de tourner autour du pot, Qlipah in Providence’s Shadow est incontestablement une belle surprise de cette fin d’année. Avec ses doublages qualitatifs, son scénario captivant, ses belles illustrations ou encore son gameplay mélangeant dynamisme d’enchaînements offensifs et contres liés à une bonne réflexion/réaction, nous sommes face à un excellent soft qui saura plaire aux personnes appréciant la patience et les récits sombres et matures.

On a aimé !

  • Système de combat
  • Visuels (illustrations, Cel-Shading)
  • Scénario
  • Personnalisation-Acquisition sous forme de tableau d'enquête
  • Doublages qualitatifs
  • Sous-titré en français

On a moins aimé...

  • Le système de combat peut déplaire si l'on n'est pas patient(e) étant donné que la maîtrise complète prend du temps
ÉditeurArc System Works
DéveloppeurArc System Works, UnitePlus
GenreRPG, RPG de timeline à contre tactique
Support(s)PC, PS5, Switch, Switch 2
Nombre de Joueur(s)1
Sortie France24/09/2026