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Prinny 1 & 2 Exploded and Reloaded : Un portage Switch à la hauteur ?
Les manchots sont de retour

NOTE DE MaXoE
6
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Alors que l’on attend avec une très grande impatience le T-RPG Disgaea 6 - Defiance of Destiny qui devrait être disponible en été 2021 sur Nintendo Switch, NIS America continue de puiser dans leur catalogue et décide cette fois de nous faire parvenir les folles aventures des Prinnies. Ces deux plateformers exigeants ressortent donc sur Nintendo Switch dix ans après leur parution initiale sur PSP agrémentés de tous leurs DLCs.

Vous le savez sans doute si vous connaissez la série Disgaea, les Prinnies sont anciennement des êtres humains condamnés à vivre dans le sous-monde afin d’expier leurs péchés. Ces pingouins manchots représentent donc des âmes humaines et ont eu le droit à deux épopées vidéoludiques diablement difficiles et efficaces. Respectivement nommé Prinny – Can I Really Be The Hero ? et Prinny 2 – Dawn of Operation Panties, Dood!, ces spin-off sont parus en 2008 et 2010 sur Playstation Portable et ont complètement dérivé des productions initiales du studio. Exit donc le T-RPG, et place à deux plateformers disposant de la touche humoristique en provenance de la série Disgaea.

Les déboires de maîtresse Etna

Dans la première aventure (Prinny – Can I Really Be The Hero ?), les manchots, des êtres réputés incapables se voient confier une mission par leur maîtresse Etna : trouver des ingrédients afin de concocter l’Ultime Dessert en parcourant les fins fonds des Enfers. Tandis que dans Prinny 2 – Dawn of Operation Panties, Dood!, c’est une toute autre histoire mais toujours aussi insolite. Cette fois, les sous-vêtements de maîtresse Etna ont été volés. Bien sûr, c’est aux emblématiques Prinnies de faire le sale boulot et de retrouver le voleur.

Du gameplay à l’ancienne avec tout ce que cela implique

Si les deux softs ont de l’humour décalé à revendre, ils sont aussi « punitifs » à cause de deux facteurs : la gestion délicate des sauts et plusieurs boss à la fois mais on y reviendra un peu plus tard. Disposant d’une approche plateformer en 2D, la progression des titres s’avère classique et très proche en terme de mécaniques de gameplay. Comme dans les jeux du genre, le but est de se rendre d’un point A à un point B (la fin du Stage), tout en esquivant/tuant les ennemis se dressant sur notre route. En tant qu’objectif secondaire, on peut compter la réalisation du meilleur score possible et la découverte d’objets secrets cachés.

Pour y arriver, notre Prinny manchot dispose de plusieurs facultés qui lui sont propres. Il peut attaquer à l’aide de son couteau, étourdir brièvement ses opposants en les écrasant avec ses hanches, effectuer un saut simple ainsi qu’un double saut, tournoyer sur lui-même comme une danse afin de prendre de l’élan, et également effectuer des frappes en taillade dans les airs.

Nous avons donc là des techniques connues, quoique loufoques comme dans l’univers Disgaea. Cependant si ces opus Prinny (1 et 2) sont réputés pour leur difficulté, ce n’est pas pour rien ! En effet, même encore aujourd’hui, ces deux titres possèdent un challenge corsé -surtout- sur la fin de l’aventure, et ce même si l’on peut modifier la difficulté, ou du moins le nombre de dégâts que l’on peut recevoir avant de trépasser. Chaque niveau que l’on parcourt n’est pas forcément grand mais dispose d’un chronomètre, à l’instar des anciens opus de la licence Sonic par exemple.

On nous incite donc à nous rendre auprès des Boss en huit petites minutes. En théorie c’est largement faisable, surtout en parcourant la plupart des niveaux, mais en pratique c’est nettement plus délicat. D’une part parce que la gestion des sauts est à l’ancienne, les Prinnies étant des manchots ayant des morceaux de bois pour jambes, ils ne sont pas des champions d’acrobatie. Comprenez par là qu’une fois dans les airs, il est impossible de modifier la trajectoire du saut effectué, mis à part lors du double saut où une anticipation permet de changer la direction voulue. Le tout, sans passer par la frappe étourdissante servant pour le coup d’une sorte de freinage quasiment direct, les échecs en deviennent donc nombreux surtout quand des éléments mouvants s’éloignent de notre trajectoire. Pour essayer de « contrecarrer » cette difficulté croissante, on dispose de 1 000 vies plus des checkpoints disséminés çà et là dans les stages.

Par contre, même si vous arrivez à maîtriser rapidement cette « rigidité » dans les airs grâce à l’anticipation, cela ne rend pas forcément les deux jeux plus simples, car un autre élément est à prendre en compte car en fait tout dépend de votre dextérité. On s’explique. Dans presque tous les jeux de plateformes, les stages s’enchaînent selon l’ordre voulu par les développeurs, normalement du plus facile au plus difficile avec bien sûr la prise en compte de l’aspect scénaristique. Cependant dans Prinny 1 et 2, c’est un peu différent puisque l’on reprend le système de sélection de stages que l’on avait déjà vu notamment dans Mega Man. Autrement dit, on peut faire les niveaux dans l’ordre que l’on souhaite, par exemple le 6 puis le 3 et ensuite le 5, ou alors le 3 puis le 1 puis le 4 si l’on estime avoir des difficultés dans ces derniers. Mais attention, jouer ces stages dans le désordre, le 5 avant le 2 par exemple, reviendra pratiquement au même dans le sens où la difficulté s’ajuste selon le nombre de stages effectués et réussis.

On a aussi rencontré une deuxième difficulté « artificielle » à l’ancienne, c’est-à-dire que lorsque l’on reçoit des dégâts, le Prinny effectue un bond en arrière, ce qui a pour effet de tomber généralement dans le vide. Même si la plupart des stages sont faciles, les moins patients sont donc prévenus, cette difficulté artificielle peut devenir parfois rageante. Mais forcément, une fois que l’on a réussi quelques passages délicats et plus ardus, on ressent une certaine satisfaction.

Contrairement aux niveaux traditionnels où l’on a huit minutes pour atteindre la fin, les « stages boss » sont limités à trois minutes. Dans les faits, le système pour le(s) terrasser est toujours le même, c’est-à-dire devoir passer par l’étourdissement pour l’attaquer plus facilement. Néanmoins, ne vous attendez pas à une partie de plaisir s’ils sont plusieurs, là c’est déjà un peu plus complexe. Tout ce que nous venons de voir amène forcément une rejouabilité certaine pour les amateur(trice)s de scoring qui chercheront à essayer toutes les configurations afin de réaliser le meilleur score possible.

Un simple portage

Venons-en maintenant à l’attrait graphique des softs. Comme nous le disions en préambule, les deux titres proviennent de la Playstation Portable (PSP), cependant à contrario des remasterisations (version Complete) de Nippon Ichi Software sur leurs productions Disgaea, ici nous sommes en face de moutures brutes de décoffrage. Dans ce portage, même si l’univers et le chara-design restent réussis, la 2D perd une partie de son charme à cause de son aspect quelque peu baveux, flou et manquant d’un poil de lissage. N’oublions pas que la taille de l’écran de la PSP correspond à du 4,3 pouces contre 6,2 pour la Nintendo Switch. De ce fait, l’image a forcément été étirée. Enfin signalons que comme pour les originaux sur PSP, les textes sont en français et les voix japonaises ou anglaises.

NOTE MaXoE
6
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Malgré une décennie qui nous sépare des jeux originaux, les deux opus (Prinny - Can I Really Be The Hero ? et Prinny 2 - Dawn of Operation Panties, Dood!) ont été portés sur Nintendo Switch à l’identique. Inutile donc d’attendre une modification de gameplay ou une retouche graphique afin de les rendre plus au goût du jour. Si vous n’avez pas encore fait les softs, c’est l’occasion de découvrir un univers et un humour décalé à la Disgaea appréciable avec un beau chara-design, une rejouabilité forte, et ce même s’il garde un côté accessible mais exigeant.
ON A AIMÉ !
- Les Prinnies / L’ambiance et l’humour
- DLC inclus
- Achetable séparément en dématérialisé
- Des plateformers accessibles et exigeants
- Rejouabilité forte
ON A MOINS AIMÉ...
- La gestion des sauts reste trop délicate
- Difficulté artificielle
- Un simple portage avec les inconvénients qui vont avec
Prinny 1 & 2 Exploded and Reloaded : Un portage Switch à la hauteur ?
Prinny 1 & 2 Exploded and Reloaded
Editeur : NIS America
Développeur : Nippon Ichi Software
Genre : Plate-Forme, Action
Support(s) : Switch
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 16/10/2020

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