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Les jeux de pirates : Assassin’s Creed III, Risen 2

Allez, on commence notre rétrospective de jeux où les pirates font une apparition plus ou moins conséquente. Assassin’s Creed III est un peu border line sur le sujet mais bon, il y a quelques affrontements à base de navires donc … Et puis Risen 2 lui est carrément dans la veine ! 

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assassin-s-creed-iii-jaquetteAssassin’s Creed 3 

Date de sortie : 2012

Editeur : Ubisoft

Support : PC, PS3, Xbox 360

Genre : action/infiltration

Notre avis : vous incarnez Connor. Vous allez le suivre depuis son enfance au sein d’un village indien jusqu’à ce qu’il devienne un assassin. Connor est aussi habile qu’Ezio et son domaine d’expression est constitué de falaises et de grands arbres. Autant on a aimé se balader sur les toits et façades des plus grands monuments, autant cette impression de liberté, en pleine nature, est jouissive. 

On retrouve les bases de la licence. En substance, le gameplay repose sur des mécanismes connus mais ne croyez pas pour autant que cela sente le réchauffé.

Du côté des missions habituelles, il faudra aller récupérer du matériel à droite à gauche, détruire une cargaison sous bonne garde, s’infiltrer sans éveiller les soupçons, espionner les conversations, se battre, assassiner, voler, j’en passe et des meilleures… Tout cela est déjà-vu certes, mais le fait de le faire dans un port, sur un bateau, sur une falaise avec, en plus, une IA revue à la hausse, renouvelle le plaisir. Il y a aussi de nouvelles quêtes que nous vous détaillons un peu plus bas.

Le terrain de jeu donne le vertige. Vous avez non seulement accès à des zones naturelles (forêt, montagnes, …) immenses mais les deux villes du jeu sont d’une taille très respectable. Ainsi Boston et New-York vous offrent des heures de déambulations, de décors variés, de quartiers riches, de zones plus dangereuses, …
Revenons maintenant sur notre héros : Connor est plus agile que ses ancêtres. Il faut voir sa manière d’escalader les arbres et les édifices. Tout semble plus facile. On pourrait presque parfois nourrir quelques regrets car on aimait bien ces moments de recherche de la bonne prise dans les précédents opus. A pied, il démontre aussi un beau naturel. Courez au milieu de la forêt et vous le verrez slalomer entre les arbres à une vitesse vertigineuse. La rigidité d’Altaïr n’est plus qu’un souvenir, jamais la maniabilité n’a été aussi bonne. Il est aussi très habile pendant les combats, capable qu’il est d’esquiver, de percer une défense ou encore d’utiliser une arme à feu en plein coeur de l’action. Ils font moins les malins les anglais. Cela dit, c’est plutôt Connor qui fait aussi moins le malin car les adversaires se sont amélioré eux aussi.

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Au rayon des nouveautés, en voici une de taille : vous allez être amené à naviguer sur des grands navires et participer, à leur barre, à des batailles navales. On peut vous le dire tout de suite, les sensations sont excellentes. A vous de manier la barre pour aligner les canons fixes et à vous aussi de déclencher judicieusement les attaques avec les canons mobiles. Concrètement, ces batailles sont très immersives, on a vraiment l’impression d’être dans le bain, le chaos, le bruit des déflagrations, la tension, tout est palpable. 

Le multi est toujours aussi fantastique. Pour mémoire, il s’agit de sa balader dans un niveau en cherchant à occire une cible qu’il vous faut reconnaître dans la foule. Evidemment, il y a des sosies, donc ce n’est pas que facile. Il faut bien observer et s’approcher le plus discrètement possible pour obtenir des bonus de points. Mais faites gaffe, vous êtes aussi la cible d’un autre joueur.

La licence va encore plus loin. Les grands espaces, les scènes d’anthologie, le sentiment de liberté sont autant de bonnes raisons d’acheter ce titre. On pourrait dire que la jouabilité n’est pas vraiment révolutionnée, oui c’est vrai mais les nouveautés sont là avec, entre autres, les batailles navales ou encore la chasse. Mais le gameplay d’Assassin’s Creed est unique, ils ont créé à l’époque une nouvelle façon de jouer. Figurez-vous qu’on ne s’en lasse pas ! A posséder absolument.

Ceci est un extrait de notre test publié ici

Note : 9/10

 

 

Risen2-jaqRisen 2 

Date de sortie : 2012

Editeur : Deep Silver

Support : Xbox 360, PS3 et PC

Genre : RPG

Notre avis : le titre se déguste différemment selon que l’on ait la version PC ou la version consoles. 

Risen, premier du nom, était l’héritier des célèbres Gothic, des RPG dans des mondes ouverts à la liberté totale, avec une aridité toute teutonne et une bienveillance envers le joueur comparable à celle d’une tarentule psychotique devant un mulot anémié. Le joueur pourra donc faire évoluer son personnage à sa guise (aucune classe de personnage n’existe), et surtout servir les deux factions de l’île, certains choix vous attirant définitivement les foudres de l’une ou de l’autre et ayant un réel impact sur votre évolution. En rajoutant à cela des combats tactiques au possible et un artisanat bien pensé, Risen s’était imposé comme un diamant noir pour les amateurs. Aussi Risen 2 a-t-il généré une impatience non feinte.

Premier constat, que nous évacuons tout de suite : Risen 2 est fait pour le combo clavier + souris. Le jeu est trop riche et les possibilités trop grandes pour se tordre les doigts sur une manette. C’est d’ailleurs sans doute l’une des raisons du report du jeu sur consoles au mois d’août prochain.

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Dans la peau d’un pirate, vous explorerez donc plusieurs îles à la recherche d’une solution, et c’est d’ailleurs ici que naît la première déception : Une île débloque l’autre, comme autant de niveaux d’un jeu de plates-formes. Fort heureusement, au bout d’un moment, vous retrouverez votre liberté, mais ce début est pour le moins agaçant pour les « vieux de la vieille ». C’est d’autant plus dommage que finalement, et contre toute attente, le scénario est sympathique, et qu’une fois livré à soi-même on a tout de même largement de quoi se régaler.

Le système d’expérience est une vraie réussite. Vos points d’expérience font grandir, à votre guise, des attributs. Chacun est associé à des talents, que l’on peut augmenter selon son envie, mais aussi, et peut-être surtout, à des compétences particulières, enseignées par des maîtres contre BEAUCOUP d’or. Donc, d’une, il faut bien veiller à ne pas être trop dispendieux, et en plus, il faut que le maître accepte de vous enseigner. Il est ainsi assez improbable qu’une faction dont vous avez ruiné les intérêts vous autorise à demander conseil à un instructeur…

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Hélas, la jouissance retombe vite, avec des combats qui ne sont plus que l’ombre de ceux qu’ils étaient dans Risen. Vous appréciez Diablo III ? Tant mieux pour vous, vous ne serez pas dépaysés dans Risen II. A l’exception des coups pendables que vous pouvez apprendre, le meilleur pouvant évidemment appelé poétiquement « coup de pied dans les valseuses », les combats se résumeront à muler comme un soudard, et c’est bien regrettable. Ce ne sont finalement que les combats, seulement des combats il y en a beaucoup, et on ne peut pas vraiment s’y soustraire… Et ce n’est pas la présence ponctuelle de QTE pour sauver sa peau qui relève l’ensemble…

Concernant la version consoles de salons, la claque graphique n’a pas lieu et c’est plutôt une fessée que prend le joueur. Les personnages sont horriblement modélisés. Leurs visages font penser quasiment à la génération précédente de consoles. Bon ça c’est une chose mais le frame-rate est aussi à la ramasse. Les déplacements du héros sont franchement laborieux et le titre se permet même de vous offrir, gentiment, des micro-freezes ! C’est pas classe ça ? Heureusement les décors sont plutôt corrects bien qu’un cran en dessous de la version PC.

Avec son univers riche en couleur, son écriture riche, bien plus qu’un jeu de Bethesda, sa créativité, Risen II est un jeu généreux et attachant. Si vous parvenez à passer outre ses défauts, il vous procurera une belle expérience ludique, mais on ne peut qu’espérer un Risen III qui rassemble le meilleur des deux opus pour avoir enfin un jeu de la décennie. 

Retrouvez le test du charentais pour la version PC et celui de Tof pour les versions consoles. 

Note : 7/10